Je pense que c’est parce que tu as un usage « power-user », pas comparable à l’utilisateur lambda.
Quand j’ai découvert Ubuntu, je n’ai jamais eu besoin de toucher à l’émulateur de terminal. Tout était inclut, sans abonnement alak comme sur windows: suite bureautique (LO; au fait je viens de le redécouvrir, ça c’est bcp amélioré), navigateur, app store, et quelques utilitaires comme une calculette, une visionneuse d’images…
Les GUI plus « techniques » comme GNOME Disks et le « A » sur une roue bleu étaient rangés dans un sous-menu de la vue d’ensemble de GNOME Shell.
Enfin bref, c’était simple, cohérent.
Après, j’ai commencé à m’intéresser à la ligne de commande, oui, mais par pure curiosité, en lisant cet article qui détaille, après la méthode graphique via l’app store, comment mettre à jours via l’émulateur (par pitié, soyez précis) de terminal : https://www.clubic.com/tutoriels/article-860760-1-comment-ubuntu.html
Eh ben, ça remonte.
Mais sinon, Il y a plein de distro GNU/Linux qui ne nécessitent pas de connaissances approfondies.
Par exemple, dans le réseau de médiathèques de ma ville, c’est Ubuntu qui est utilisé. Les gens se débrouillent très bien avec, je n’ai jamais vu de bibliothécaire expliquer comment fonctionne ceci-cela a un utilisateur, et pourtant j’y vais souvent à la médiathèque.
Les utilisateurs , je tiens à le préciser au cas ou, sont évidemment des personnes avec des connaissances basiques en informatique. Pas mal de vieux qui se débrouillent très bien avec l’interface de GNOME avec retouches Ubuntu.
Je pense que si la ville avait installé windows sur ces postes, il y aurait plus de problèmes, ne serait-ce que la vulnérabilité aux virus et aux PEBKAC ^^
Je souligne encore une fois que mon propos concerne avant tout l’utilisateur “normal”.
Quand tu évoques la médiathèque qui utilise Ubuntu, je vois déjà deux choses :
– Cette ville a eu la sagesse d’embaucher des techniciens compétents et d’adopter une véritable politique en faveur du logiciel libre, ce qui est remarquable.
– Par extension, les postes de cette médiathèque ont été configurés par des professionnels. Les soucis d’installation ou de configuration ont donc été réglés dans les règles de l’art. Et Linux, dans ces conditions, est évidemment stable, performant et efficace
Pour mon utilisation personnelle de Linux, je suis “à moitié d’accord”. Je ne fais pas de configuration extrême non plus.
Mon dernier test de Linux en poste de travail s’est fait dans un cadre assez spécifique : je cherchais à optimiser une machine physique sous Proxmox, hébergeant plusieurs VM d’intérêt — lecteur multimédia pour la maison, serveur domotique, pare-feu, reverse proxy, et deux postes locaux Windows ainsi qu’un poste local Linux.
Le problème rencontré sur le poste Linux (récemment, donc) a été multiple. Je passe sur la configuration de la carte son partagée via la VM, ou celle des disques — puisque cela relève de la virtualisation.
En revanche, j’ai complètement bloqué, sur trois distributions différentes, lors de l’installation de logiciels de prise en main à distance.
Pour résumer : installer Parsec a nécessité l’ajout de dépendances qui ne se faisaient pas automatiquement. Et selon les distributions (je ne me souviens plus laquelle posait quel souci), il y a toujours eu un moment où il a fallu chercher sur le net et taper des lignes de commande.
C’est exactement ce que je veux dire : même en 2025, sur des distributions réputées “user friendly”, il reste rare de ne jamais devoir passer par le terminal à un moment ou à un autre.
Et pour préciser : j’ai également testé l’installation de Parsec sur une machine hors environnement Proxmox, en physique, et les problèmes ont été exactement les mêmes.
Je comprends ce que tu veux dire. J’ai commencé l’informatique avec du DOS, donc la ligne de commande, c’est un peu ancré dans mon ADN. Ceci dit, moi, personnellement, je ne trouve pas qu’aller changer une clé dans la base de registre ou aller chercher un périphérique dans le gestionnaire de périphérique (qui d’ailleurs est quasiment introuvable dans le nouveau panneau de configuration de Win11), pour cliquer bouton droit dessus, puis cliquer une vingtaine de fois pour changer de pilote soit plus pratique ou facile. Certes, c’est en GUI, tu peux, quasiment te passer d’un clavier pour la manipulation, mais niveau UX, c’est insupportable. Et ça n’a pas changé depuis windows 95, c’est même encore pire qu’avant.
Lorsque tu dois expliquer à ta grand mère ou à ton père ce qu’il faut cliquer, et qu’ils te lisent les milliers de lignes dans les boites de dialogues ou l’arborescence du regedit, inutilement d’ailleurs au téléphone, tu comprends ta douleur. Alors qu’un SSH à distance, une ligne de commande et c’est réglé, pour moi, Posix, c’est la pied en comparaison.
Le problème c’est d’avoir encore à en passer par là en 2025. C’est qu’après 20 version de Windows majeures, l’imprimante réseau est toujours déconnectée lorsqu’elle s’allume après le PC, que l’adresse IP fixe que tu as défini a encore sauté sur le PC. Qu’une mise à jour a planté (faute de batterie sur le portable, comme si M$ ne pouvait pas s’empêcher de faire une mise à jour que lorsque le PC est connecté au secteur) et qu’il faut rembobiner pour la relancer à la main, etc…
Au final, le PC sous Linux ou Mac, c’est moins de travail de maintenance. Une fois qu’il est configuré, ça juste marche et je n’ai quasiment jamais eu de plantage sur une mise à jour.
Pour mes parents, j’ai installé un Mac Mini et je ne fais plus de support. C’est plus cher (et encore), mais ça fonctionne, rien que le prix de la maintenance évité et de la tranquillité, ça les vaut cent fois.
Merci pour ton retour, c’est un plaisir de lire un avis argumenté.
Pour le coup, j’ai aussi commencé avec MS-DOS, et j’ai connu les joies de la configuration mémoire dans le config.sys et l’autoexec.bat pour faire tourner un jeu .
Autant dire que la ligne de commande ne me fait pas peur non plus, mais honnêtement, j’ai déjà mangé mon pain noir de ce côté-là. Aujourd’hui, je préfère quand les choses fonctionnent directement, sans devoir réinventer la roue à chaque installation.
Petite parenthèse d’ailleurs : dans la dernière version de Windows 11, le gestionnaire de périphériques se trouve toujours via un clic droit sur le logo Windows → Gestionnaire de périphériques (mais oui, on est d’accord, c’est un détail).
Évidemment, pour la maintenance à distance, je te rejoins complètement. Entre SSH, TeamViewer, AnyDesk ou autres parsec, c’est quand même bien plus propre que d’essayer de guider ses parents par téléphone pendant qu’ils lisent toutes les boîtes de dialogue à l’écran .
Concernant tes remarques sur les imprimantes réseau, je suis plutôt d’accord — même si, perso, je trouve que ça s’est quand même pas mal amélioré.
En revanche, sur les IP fixes qui “sautent”, je t’avoue ne jamais y être confronté. Le vrai souci, à mon sens, c’est que dès qu’on commence à fixer des IPs, il faut le faire proprement sur tout le réseau (postes, NAS, imprimantes, smartphones, etc.), sinon le DHCP finit par attribuer une adresse déjà utilisée… bref, c’est vite à double tranchant.
Et pour conclure, sur la stabilité de Linux, je ne peux qu’être d’accord avec toi.
Même si Windows 11 est globalement stable dans son fonctionnement, il reste soumis à des mises à jour parfois radicales qui peuvent, à elles seules, remettre en cause une configuration ou une infrastructure pourtant solide.
Merci pour ta démonstration de ce qui arrive lorsqu’on laisse des gens faire n’importe nawak avec un OS. Je suis sûr que c’est clair pour tout le monde combien windows est mieux et plus simple pour faire une simple connexion WPA2 sur un réseau.
Pour info, j’ai le même genre de délire côté tablette windows au collège. La tablette est une bouse infâme (genre 64Go de DD, dont ~55Go utilisable par l’OS, et 4Go de mémoire, amd64). Ils la livrent avec un Windows qui prend 50Go en 6eme et l’admin réseau installe un spyware pour prendre le contrôle à distance et monitorer tout ce qui est fait (logiciel pour lequel, on ne nous a pas demandé notre avis). Sauf que Windows installe ses mises à jours, qui, au bout de 4 ans, font largement plus que 5Go.
Résultat: les élèves, en 3eme sont obligés de supprimer tous leurs fichiers, faute d’espace disque. Ils ne peuvent pas supprimer des mises à jours anciennes, faute de droits. Ils ne peuvent pas lancer un programme quelconque, car Windows Update et Windows Defender et le logiciel de spyware bouffe 100% de CPU dès le démarrage et 100% de la mémoire.
Pire: les logiciels de les profs ont demandé à installer (genre libreoffice et firefox) sont supprimés du jour au lendemain quand l’ATI qui cherche comme un benêt à gagner de l’espace disque, plutôt que de réinstaller un Windows proprement, fait le « ménage ».
Bref, quand tu vois ça, tu te dis qu’un minimum d’éducation informatique, c’est à dire pas des glands sous Windows, est requis, non pas pour les élèves (quoique) mais pour les admins réseaux.
Le problème, c’est qu’à un certain prix, un PC Windows n’est plus vraiment un ordinateur… c’est un presse-papier multitâche.
Et quand on voit ce que distribue l’Éducation nationale, on comprend vite pourquoi les élèves décrochent : des machines sous-dimensionnées, verrouillées, saturées de mouchards et de logiciels inutiles.
Censées être des outils pédagogiques, ces tablettes et PC de région finissent surtout par apprendre aux élèves une chose : la patience… et l’art du redémarrage forcé.
2 PC portables DELL achetés neufs il y a un an et demi neufs, l’audio nécessite trois pilotes différents, Dell a remplacé la carte mère, les hauts parleurs, le board des connecteurs et le son ne sort toujours que sur la prise casque. A la faveur d’une mise à jour de Windows 10 cela a remarché pendant deux mois avant de retomber en panne à la mise à jour suivante.
Tiens c’est surprenant. Tu te bases sur quoi ? Déjà c’est rarement l’Education Nationale qui équipe les établissements.
Pour les lycées c’est la région et pour le collège le département. Le tout se fait sur appel d’offre etc. Je me doute que tu en fais des caisses mais juste pour être sûr.
Les bécanes reçues par mes 2 derniers gamins sont pas mal, un peu mieux qu’un chromebook de base. En fait c’est parfait pour l’usage qu’ils doivent en faire: prise de notes et bureautique.
Mon dernier l’a pas mal utilisé pour son master, son PC « principal » étant beaucoup trop lourd et inutile certains jours. Et il marche toujours bien.
Quelque soit l’OS, il a forcément été installé/configuré par un pro… Ce n’est pas le cas chez toi ? Je pense qu’Ubuntu était le plus simple. Ils ont juste configuré une session sans mdp et une session administrateur (que j’ai très vite contournée).
↑ D’accord,…
↑ …, mais ça, ce n’est pas dut tout ce que fait l’utilisateur normal, « lambda ».
De plus, tu n’as pas complètement bloqué, tu as bien réussi a installer Parsec ?
Et il s’agissqait de quelles distros ? Parce qu’il y en a certaines qui sont réputés « difficiles », par exemple Debian, Arch… ou encore Gentoo pour les masochistes.
J’insiste, pas si tu a une utilisation « lambda », celle qu’ont la plupart des gens sur Windows (au passage, il y a des gens qui utilisent Windows mais ne savent pas ce que c’est, ni un OS (SE)…), tu n’as pas a taper la moindre ligne de commande. C’est reconnu enfin !
Mais toi, tu me parles de VM/Proxmox, bureau a distance… Tu es un utilisateur averti, mais tu a l’air attaché aux GUI. Mais quand on commence a avoir un usage avancé, « power-user » , je pense que la ligne de commande devient indispensable, même sur windows. Quelqu’un pour con/infirmer cela ?
De plus, une GUI n’est pas forcément plus facile a prendre en main qu’un terminal.
Et Windows ne fait pas toujours mieux les choses qu’une distro GNU/Linux, par exemple certaines la gestion de l’imprimante comme le rapporte @xryl
Pour ma part, j’habite dans la Région Grand Est. Pour la rentrée au lycée, on nous a donné des ordis portable Lenovo v14 g4 amn:
8 Go de RAM soudée, 7.5 utilisables, a partager entre iGPU et le CPU, réglable dans le BIOS. Donc on a 7 giga de RAM max, ça reste correcte pour faire de la bureautique.
Je ne comprends pas ce que tu veux dire là. Y’a quoi de différent ? A part qu’en IDF c’est sous forme de dotation indiv et l’élève en devient propriétaire en fin de cursus ? Le financement est le même non ?