Je vous cite :
Moi, ce que je disais, et que vous n’avez pas compris, c’est qu’ils ne savent pas ce qui les attend quand ils partent en intervention, mais que malgré tout cela, ils enfilent leur uniforme et partent en intervention (d’où mon « ils partent la boule au ventre »).
Si vous résumez le travail d’un policier/gendarme à de la verbalisation, c’est effectivement réducteur, mais si vous prenez en compte qu’ils partent sur :
-des agressions à main armée
-des braquages avec parfois des armes lourdes
-des personnes en état d’ébriété, drogués, qui peuvent se servir de n’importe quoi comme arme (comme un tesson de bouteille)
-des contrôles qui dérapent et où le véhicule peut servir d’arme
-des guet-apens organisés
Bref, tant de situations diverses et variées qui font que vous ne savez pas si vous rentrerez le soir, et ça c’est factuel. A l’époque, mon père n’avait pas de mobile pour nous dire pourquoi il ne rentrait pas le soir.
Rajoutez maintenant à cela :
-le mépris de la hiérarchie
-le mépris d’une partie de la classe politique
-le mépris de certains citoyens.
Si avec ça, vous ne comprenez pas…Je vous invite à faire leur travail si vous pensez que c’est un métier sans risque, où la peur n’existe pas. Comme je l’ai dit, ces hommes et femmes y vont, mais ils sont comme vous humains, et c’est légitime de ressentir de l’appréhension quand vous savez que vous allez devoir faire face à une potentielle menace durant la journée (je ne pense pas qu’on vous appelle dans la journée pour intervenir sur un forcené qui menace de tuer sa femme avec son fusil de chasse).
Et bien vous avez mal compris, mais vraiment mal, dixit ce que je viens de vous dire. Si maintenant vous essayez la rhétorique sur moi, c’est mal barré, car comment pourrais traiter « les flics » de trouillards, alors que je soutiens toutes les forces de l’ordre (quand elles font correctement leur travail), sans pour autant tomber dans le cliché : « je soutiens les forces de l’ordre, donc je vote extrême-droite » (perso, je vote à gauche, mais je ne suis pas censé me justifier).
Etrange, deux autres liens et je retrouve les gendarmes :
https://www.reconversionprofessionnelle.org/metier-dangereux/
Et je me suis même amusé à chercher à l’international :
https://www.rd.com/list/dangerous-jobs-around-world/
Les policiers (13 sur 18) arrivent avant les conducteurs routiers (14 sur 18).
Pour répondre une seconde fois, sur cette peur que vous semblez nier, voici un très bon article sur ce qui se passe réellement, et sur ce que moi, j’ai pu vivre :
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/12/18/01016-20181218ARTFIG00181-angoisse-absence-et-menaces-les-familles-de-forces-de-l-ordre-sont-a-bout.php
Pour l’anecdote, alors que j’étais en primaire, un élève dans la même classe que moi m’a envoyé un coup de poing dans le ventre en sortant de cour. Son père avait reçu la veille une contravention pour excès de vitesse, par la brigade que gérait mon père.
Trouvez-vous cela normal, oui ou non?
Et pourquoi partez-vous sur une généralité? Combien de fois ont-ils dû utiliser leur arme pour éviter un drame, et en faire usage dans un cadre légitime. Savez-vous ce que cela implique de faire usage de son arme?
Personnellement, je reconnais qu’il y a de sérieux problèmes dans les forces de l’ordre, je ne peux nier les bavures, le racisme de certains. Je déplore sincèrement les récents événements, et souhaite de tout cœur que justice soit faite, dans la plus grande transparence. Pour l’instant, l’enquête est en cours, et cette vidéo résume parfaitement la situation :
https://www.youtube.com/watch?v=xPV-bbklF8o
Une chose est sûre, je me sens meurtris quand on généralise à outrance sur une profession, sur une couleur de peau, sur une religion, sur une sexualité, etc… Faire de cas isolés une généralité, avec tout ce que cela implique (et comme je l’ai cité, des effets de bord sur la famille de ces hommes et femmes), je ne peux le cautionner. Celles et ceux qui utilisent ce procédé utilisent les mêmes armes que l’extrême droite : la généralisation et l’appel à la haine.
Personnellement, je préfère fédérer.