@MattS32 , @wackyseb : L’un des problèmes qui ressort de vos/nos échanges, c’est que l’augmentation de la population et/ou son déplacement vers des zones dites « économiquement riches » augmentent le « niveau de vie » qui en cascade augmente les GES et accentue le dérèglement climatique global.
Du coup, assez naïvement, on a envie de se dire : « Bah, pourquoi pas réfléchir à harmoniser un niveau de vie qui ne fait pas augmenter substantiellement les GES ? ».
A mon sens, c’est tout notre système économique et notre système d’échange des ressources qui est rendu/va rendre caduque par le dérèglement climatique. Il en sortira rien de bon sans qu’un ensemble non négligeable de nations du monde s’entendent sur des pistes qui seront suivies.
Si à chaque fois qu’on propose un truc, y’en a un pour nous sortir un argument économique, alors on fera rien avant d’être forcé de réagir en dehors des clous économiques et financiers.
J’utilise souvent un exemple exagéré pour faire comprendre l’idée. Les médicaments, généralement, ils sont payants, et y’a tout un tas de paperasse administrative à réaliser (assez logiquement vu le danger de certains médocs s’ils sont pas pris dans le bon contexte).
Sauf qu’en cas de Peste Noire version 14e siècle, je vous garantis qu’il n’est absolument plus question de réfléchir au coût économique de n’importe quelle mesure existante et à venir. Parce que la priorité et la gravité changent (personne n’a envie de voir disparaître statistiquement 30 à 60 % de ses proches en l’espace d’1 mois.).
En soit, ce que je dis est pas très réjouissant, j’en ai bien conscience.
Mais on ne montre, pour le moment, pas d’efforts considérables en ce sens.
Dès que j’entends un argument économique, je comprends qu’on n’a pas compris le problème de fond. On ergote encore.
C’est le même type de de problème quand un pays se fait envahir et qu’on prend son temps pour réagir. En face, ça n’attend pas la paperasse et ça s’occupe pas de notre « santé économique ». Non, ça rebalaie immédiatement les priorités, et advienne que pourra. Les plus motivés feront quelque chose, les autres subiront, et la plupart suivront les choix proposés à condition qu’il y ait des choix qui leur soit proposés !
Si on fait « confiance » au système économique dans son ensemble pour nous proposer un mode de vie « sobre énergétiquement » (mais pas forcément sobre au sens des inventions, c’est pas la même chose et c’est souvent confondu !), alors on continuera à avoir des pubs partout pour toujours provoquer le besoin d’acheter, et des pubs qui se mettent toute seule sur certains sites Internets.
(alors que la plupart des internautes les coupent quasi immédiatement).
C’est aux Etats de proposer quelque chose, sinon ils ne feront que subir les conséquences qui seront avant tout sociales, l’économie n’ayant aucun sens quand l’air est irrespirable, l’eau polluée et la nourriture manquante.
Aujourd’hui je peux me permettre de faire du lèche vitrine sur de nouvelles technologies et j’adore ça. Mais à côté je respire un air qui m’intoxique pas encore, j’ai accès à de l’eau à peu près potable et je mange à ma faim (faut voir la qualité après, mais c’est un travail continu ^^. On pourrait d’ailleurs parler des fameux accords de libre-échange qui nous empoisonnent tous les jours un peu plus, au premier degré comme au sens figuré… et oui, on accepte des normes alimentaires qui ne sont pas les nôtres. Bravo le cadeau !).
J’aimerais que ça puisse continuer.
Mais en parallèle, pour que ça puisse être possible, il faut proposer/influencer/inflexer/appuyer/imposer, appelons ça comme on le veut, que les entités qui utilisent des ressources le fassent avec un cahier des charges qui soit partagé et qui ait du sens.
Certains hurleront à une forme de communisme ou je ne sais quoi, alors qu’il s’agit avant tout de survie et d’harmonisation de certaines normes sur un certain ensemble de biens communs.
Perso’, j’aurais bien aimé, une fois l’âge adulte atteint, qu’on me donne une sorte de « package pour jeune adulte » de choses utiles. Libre à moi ensuite d’aller en changer ou d’en vouloir davantage (un exemple absurde ou pas parmi d’autres : avoir un ensemble de couverts de tables, du mobilier de base, tout ça respectant les normes et me permettant de comprendre en quoi c’est important, pour que ça ait du sens dès le début de la citoyenneté, et pas 20 ans après plus ou moins par hasard du calendrier et des contacts. ^^).
Aujourd’hui, il y a plein de labels dans tous les sens.
Qui, quand, quand, comment on en est informé ? Je saurais à peine en citer 2 ou 3 en forçant de mémoire. Sans être capable de préciser à quoi ils servent vraiment, même si j’ai l’idée globale.
Bref, message bien trop long, je partage l’avis comme « De toutes façons, quelques soit les mesures on n’arrivera à rien car gouverné par l’argent. ».
Je modifie légèrement : on n’arrivera à rien tant qu’on est gouverné par l’argent. Légère note d’espoir.
Le problème, c’est le moment où on va switcher. Le contexte fera pour beaucoup sur les mesures qui seront prises ensuite, et la façon dont elles seront prises…