Il faut prendre un peu de recul avec les chiffres du marché français :
- La moitié des ventes de neuf se fait aux entreprises.
- Les voitures neuves aux particuliers sont le fait d’une minorité de cadres et de retraités.
- Il se vend tous les ans 3 à 4 fois plus de voitures d’occasions que de neuves aux particuliers.
Donc pour résumer acheter neuf est déjà un truc de particulier aisé ! Et les VE n’ont rien à voir là dedans.
Même avant la Covid les constructeurs poussaient tous les montées en gammes, et le prix moyen des voitures a explosé par rapport aux années 90/2000.
Sauf l’exception Dacia, qui ça y est avec son Duster III entame aussi hélas sa montée en gamme. Même plus d’exception pour confirmer la règle.
Les VE, très chers à l’achat aujourd’hui, réduisent encore le nombre d’acheteurs potentiels, OK.
Mais on arrivera bientôt - la nouvelle ë-C3 de Citroën le montre ! - à des tarifs équivalents entre thermiques et électriques.
Puis les prix des électriques baissera :
- les batteries vont continuer leur chute,
- les véhicules vont continuer à se simplifier avec des solutions inédites comme les moteurs dans les roues, impossibles chez les thermiques,
- ils vont de fait aussi de plus en plus se standardiser, les « fabricants » seront de plus en plus des designers / assembleurs que des constructeurs comme par le passé, ce qui là encore va faire du bien au portefeuille.
Bref : les voitures c’est cher et le neuf un truc très minoritaire aujourd’hui.
L’électrique à moyen terme devrait permettre dans une dizaine d’année de réduire les coûts que les thermiques ont fait exploser depuis 30 ans. D’ici là la transition est évidemment compliquée, comme tout changement majeur dans une industrie qui touche quasiment toute la population.
