Ben si, ça va dans les deux sens hein… Le patron, sans ses employés, il a pas de boulot non plus…
Par contre on peut bel et bien faire tourner des entreprises sans « patron » : c’est le principe des SCOOP par exemple…
En mettant ainsi le patron sur un piédestale, tu as typiquement un comportement qui entretien la « guerre de tranchées employés contre patrons » que tu critiques…
C’est pareil en France.
90% de leur boulot se fait dans des organismes paritaires dont tout le monde dépend et dont tout le monde se fout royalement du fonctionnement (retraite, prévoyance, chômage, mutuelle, épargne salariale, convention collective, tribunaux prudhommaux, etc.)
Et je peux rajouter tous les accords (égalité homme femme, égalité salariale, compte épargne temps, télétravail, restauration d’entreprise, comité d’entreprise) la liste est tellement longue qu’y en aurait pour des heures.
Mais le Français ne retient que les 10% de cirque médiatique de banderoles et de merguez et pige de rien de rien de comment ça fonctionne.
La chance du salarié Français c’est qu’il bénéficie des avancées sociales obtenues par les syndicats sans jamais avoir à mouiller le maillot ou prendre des risques.
C’est pas le cas en Allemagne et c’est la raison pour laquelle il y’a beaucoup plus de syndiqués.
Raisonnement caricatural je plussoie @MattS32
Une entreprise qui tourne bien est une entreprise où il y a du dialogue.
Ni du monologue, ni une guerre à la krazuki
Je ne mets pas le patron sur un piédestal, le pauvre, il risquerait de tomber. Mais enfin, concrètement la patron, si, il peut ne pas avoir d’employés, il peut fermer sa boîte en en recréer une autre. S’il merde, ses employés ne pourront pas être augmentés et se retrouveront au chômage.
Ce n’est pas les mettre sur un piédestal, c’est la réalité. Je ne dis pas qu’ils sont tous bons. Une connaissance à moi a repris une usine en faillite il y a 30 ans, cette boîte emploie aujourd’hui 200 personnes en France. Niel, que tous le monde déteste ou presque, a pourtant créé Free à partir de rien. C’est bien eux qui ont donné du boulot à des gens, et pas l’inverse.
Par contre, je veux bien admettre qu’il y ait des entreprises « sans patron » et qui fonctionnent.
Je ne mets pas le patron sur un piédestal, et je renie pas les avancées sociales des syndicats, @cyrano66 , par contre je dis qu’en France, il y a, souvent la haine du patron, qui est vu comme un vil profiteur, surtout si c’est une grosse boîte. Alors que c’est tout l’inverse, c’est dans les petites que les gens se font exploiter.
Mais à vrai dire, ce n’est pas tant la haine des patrons qui est un problème, mais plutôt la haine des riches, alors qu’il y a toujours moins riche que soi.
Autre boîte, où il devra embaucher des employés. Il ne peut pas se passer d’employés.
Et tout comme un patron peut créer une autre boîte, un employé peut partir dans une autre boîte. Mais un patron ne peut pas se passer d’employés. Sinon, ce n’est plus un patron, mais un travailleur indépendant…
Et Musk chez Twitter, pour l’instant, il a donné du boulot à personne. Au contraire, il en a viré la moitié…
Et Free ne serait jamais arrivée là où il est avec Niel seul, sans des employés compétents.
Savoir recruter des employés compétents fait partie des compétences nécessaires à un patron pour réussir. Niel a embauché ses employés compétents et pas l’inverse.
Et d’ailleurs, pour qu’une entreprise réussisse, il ne faut pas que des employés compétents, il faut une stratégie. Alors là, à moins que tu me dises que toute la stratégie de Free est venue de ses employés, Niel est dont un vil usurpateur qui fait croire que c’est lui qui pilote la boîte, tu serais vraiment de mauvaise foi.
Oui, mais c’est pas parce qu’il les a embauchés qu’il peut s’attribuer comme tu le fait le mérite du travail de ses employés… Le succès d’une entreprise est le travail d’une équipe.
D’ailleurs, rares sont les entreprises a succès qui ne survivent pas au départ ou au décès de leur fondateur… Ce qui montre bien que les patrons non plus ne sont pas irremplaçables…
Et quand un patron part, les employés ne perdent pas instantanément leur boulot. Parce que ce n’est pas le patron qui donne le boulot aux employés. C’est l’entreprise qui donne du boulot aux employés. Et le patron n’est finalement qu’un employé de l’entreprise, avec comme n’importe quel autre employé, un rôle à tenir dans l’organisation de l’entreprise.
C’est comme en sport. Ce n’est ni Didier Deschamps seul qui a gagné la Coupe du Monde 2018 (ni celle de 1998 d’ailleurs), ce n’est pas Dietrich Mateschitz seul qui a gagné 6 titres pilotes et 5 titres constructeur en F1, etc… Mais ce n’est pas non plus Kylian Mbappé seul qui a gagné la Coupe du Monde 2018, pas plus que ce ne sont Vettel ou Verstappen qui ont gagné seuls leurs titres pilote respectifs…
Oui, bien sûr. Je n’ai jamais dit non plus que les dirigeants ne servent à rien. Mais aussi bien les dirigeants que les employés sont indispensables au succès d’une entreprise. Faire croire que c’est le patron qui est seul responsable du succès, c’est vraiment mettre le patron sur un piédestal. Si tu as peur qu’il en tombe, ben suffit d’arrêter de le mettre dessus…
Un rôle clé quand même, et pas comme n’importe quel autre employé, conviens-en. Et il faut distinguer les patrons fondateurs des patrons nommés par le CA. Ceux-là sont choisis, avec l’avantage de pouvoir être virés, mais je ne t’apprends rien.
… si le fondateur a réussi (avec ses employés, j’en conviens) à mettre en place une organisation qui lui survive ! Pour les grosses boîtes, cela peut être le cas. Avec la « petite industrie » de ma connaissance, qui vend quand même ses produits dans le monde entier, c’est moins sûr. A sa retraite, la boîte sera sans doute rachetée par un concurrent, qui délocalisera en pologne ou ailleurs, alors que la boîte aujourd’hui fabrique entièrement en France.
On peut aussi citer le cas de Steve Jobs, viré par son propre conseil d’administration, rappelé à l’aide plus tard alors que la boîte battait de l’aile, et qui en a fait un grand succès. On peut parler aussi de Mickaël Dell, idem viré par son CA et qui rachète sa propre boîte quelques temps après ! Personne n’est irremplaçabel, mais des employés comme les autres ceux-là ? je ne crois pas non.
C’est bien mon propos. Certains disent que les patrons ne servent à rien, qu’ils sont des parasites.
Je n’ai jamais dit cela. Je dis que le patron est à l’origine du succès, nuance. Mais apparemment tu n’es pas d’accord je ne vais pas épiloguer.
C’est pas parce que « seul » n’apparait pas dans la phrase que ça change fondamentalement la façon dont les gens la comprennent en la lisant. Quand tu dis que Machin est à l’origine du succès de Truc, ça élude bien tous ceux qui ont travaillé avec machin à ce succès en attribuant tout le mérite à Machin… Alors que des fois le succès il vient même de gens qui sont allés à l’encontre des idées de Machin et ont finit par le convaincre qu’il avait tord…
Puisque tu cites Niel par exemple, est-tu certain que c’est lui qui a eu l’idée de l’offre triple-play qui a fait le succès de Free ? On en sait rien en fait… Idem avec Jobs : l’iMac, l’iPod et l’iPhone, gros contributeurs au renouveau d’Apple après le creux des années 90, ce ne sont pas des idées de Steve Jobs (l’iMac était déjà dans les cartons quand Jobs est revenu chez Apple, l’iPod c’est l’équipe de Fadell, l’iPhone celles de Fadell et de Hullot). Steve Jobs ne croyait initialement pas aux écrans tactiles, encore moins au stylet et ne voulait pas d’applications tierces sur l’iPhone (l’App Store est arrivé en réaction à Cydia, disponible sur les iPhone jailbreakés… et la toute première appli tierce officielle présentée par Jobs en keynote n’était autre que le jeu le plus téléchargé sur Cydia)… Je te laisse imaginer où serait Apple aujourd’hui si ces idées avaient été respectées…
Gmail, qui a largement contribué au succès de Google, c’est à la base un employé qui l’a fait sur son « temps libre » (les fameux 20% de temps de travail que les employés de Google on le droit de consacrer à des projets personnels). Android, clé de voute de l’écosystème Google aujourd’hui, non seulement ça n’est pas une idée des patrons de Google, mais en plus ça n’est même pas une idée du patron de la société qui l’a créé à la base (lui voulait faire un OS pour appareils photos numériques…).
Et on peut citer des milliers d’exemples comme ça.
Et il y a aussi des milliers d’exemples où le patron par son obstination dans des mauvaises idées à coulé la boîte malgré les efforts de ses employés pour essayer d’en faire quelque chose (l’inverse est bien entendu vrai aussi, un patron avec les meilleurs idées du monde peut se retrouver avec une boîte qui coule s’il a pas les bons employés pour les mettre en œuvre).
Donc j’insiste, dire que le patron est à l’origine du succès de son entreprise, c’est vraiment ultra-réducteur, c’est ne voir que la partie émergée de l’iceberg (et attention, quand le piédestal est en glace, on risque encore plus d’en tomber, ça glisse !).
Je crois que tu veux juste avoir raison, et c’est lassant.
Mais les fait sont tenaces : Jobs était le patron de Fadell et Hullot, et pas l’inverse, il a donc accepté pour le moins leurs propositions de produits, et peut-être, soyons fous, il les a encouragées et les a fait produire. Quand il est parti, la boîte a failli couler. C’est des faits et pas une coïncidence. Ok, il n’était pas seul, mais son rôle a été prépondérant. Ok, certains patrons sont mauvais, et ont de bons employés, mais s’ils sont mauvais dés le départ, il n’y aura jamais de grosse boîte. Je mets à part tous les patrons qui ont hérité et ceux qui ont été nommés par le CA. Et merci de ne pas réduire mon propos à des histoires de piédestal.
Attention de ne pas réécrire l’histoire. Steve Jobs n’est pas « parti », il a été débarqué par le Conseil d’administration d’Apple, car il faisait n’importe quoi et emmenait la boîte dans le mur. La situation était critique bien avant cela, et il en est en grande partie responsable.
Même chose avec son retour. La légende veut qu’il ait sauvé Apple, alors que la réalité est bien plus nuancée. Son prédécesseur, Gil Amelio avait déjà commencé les réformes indispensable à l’entreprise, et Steve Jobs s’est fortement appuyé sur celles-ci. Il a également amené chez la Pomme nombre d’employés de NeXT qualifiés qui l’ont aidée à lancer des produits à succès comme l’iMac et l’iPod.
On ne peut enlever à Steve Jobs une vision certaine et un flaire marketing impressionnant, mais il a connu de sacrés échecs. Étant intelligent, il a su en tirer des leçons et n’était plus le même entre son départ d’Apple et son retour au sein de l’entreprise.
Ah, merci, enfin un qui reconnaît des qualités à un dirigeant.
En effet, il a été débarqué parce qu’effectivement il a fait pas mal d’erreurs mais après son départ la boîte a vraiment coulé, en raison de ses mauvaises décisions antérieures certainement. Entretemps, il a créé Next, échec effectivement, puis Pixar, petite boîte sans grand succès (je blague, second degré).
N’empêche qu’on est plus en 1930.
Et que Twitter c’est pas Ford.
Ses mecs n’emboutissent pas des pièces derrières des machines.
Les activités du numériques se prêtent particulièrement bien au TT.
C’est pas qu’une question de mode ou de productivité. La concurrence et la génération numérique fonctionne comme ça.
Que ça s’avère nécessaire chez tesla dans les secteurs de l’ingénierie électromécanique, de la productique et toutes les fonctions d’interactions c’est logique.
Mais Corrélation n’est pas causalité.
La c’est juste un patron à l’ancienne qui tape sa crise d’autorité, doublé d’une très haute opinion de l’attractivité de son nom et de ses sociétés.
Il n’a pas l’air de comprendre que ce temps la c’est un peu terminé et qu’il commence a être clivant.
Que Twitter et Musk c’est de moins en moins « the place to be ».
Perso j’ai envie de me defoncer au boulot pour un projet porteur et un dirigeant charismatique.
Désolé mais ni Musk ni Twitter ne me vend du rêve.
Alors imagine quand tu as plus de 40 ans, que ton domaine de compétence c’est IBMi (AS/400) et que tes collègues passent leur temps à terraformer sur Azure … Ils te regardent comme si tu venais d’une autre planète (en plus de te prendre pour un vieux con bien entendu).
C’est quelqu’un qui a le rôle opérationnel d’un dirigeant. Mais d’un point de vue RH, il n’est pas véritablement responsable hiérarchique des salariés, il n’a pas autorité sur eux, tout le monde est au même niveau.
C’est en ce sens que je considère qu’il n’est pas « patron ».
Heuu non, les dirigeants de scop ont un mandat de quelques années pour lequel le vote est à égalité des salariés associés par contre dans l’exercice de ce mandat ils ont un lien hiérarchique aux autres et si la scop emploie des salariés non sociétaires ou a des intérimaires il est leur patron.
C’est une forme démocratique d’entreprise (dans ce sens on est loin voire à l’opposé en effet du combo actionnaire majoritaire + patron + militant d’extrême droite à la Elon Musk) mais ça n’est pas une assemblée générale permanente pour autant.