Toute a fait
Du coup visiblement ils partent en masse.
Dans des secteurs tendus ce raisonnement a ses limites. La main d’œuvre qualifiée n’est pas inépuisable.
A imposer des conditions de travail de merde les mecs qui restent ne sont pas ceux qui partagent le projet de l’entreprise mais ceux qui n’ont pas le choix.
Ou des mecs qui vont faire 2/3 ans pour avoir Twitter sur leur CV et se casser à la première ocaze.
Musk va s’en mordre les doigts, les gens ne sont plus aussi attachés à leur poste depuis la période Covid. Et ceux qui restent doivent craindre la moindre saute d’humeur de leur patron « charismatique ».
Avant le Covid, je bossais 40 heures en présentiel (frontalier) plus 3 à 4 heures de trajet par jour (donc presque 60h/semaine).
J’en étais à mon second burnout. Maintenant j’ai démissionné, j’ai 2 à 3 jours de TT par semaine, et ce sont les jours où je suis le plus productif (pas d’open-space, pas de collègues incitant à la pause ou de déconcentration inutile,…).
A mon avis, la story Twitter/Musk risque encore de faire parler d’elle un bon moment…
Non mais pas tout non plus
Il a parfaitement raison sur ce point :
Je sais pas ce qu’on leur raconte dans leurs écoles de m…, avec leurs diplômes aux noms exotiques, pour être prétentieux et égocentrique à ce point, mais y’en a qui sont totalement hors sol.
Le marché du travail ca veut bien dire ce que ça veut dire
C’est la loi de l’offre et de la demande.
Rien à voir avec un diplôme ou une spécialité.
Ce qui se valorise après c’est l’expérience et le parcours.
Tout ce qu’un jeune diplômé ne peut pas prétendre.
Bof !
Le marché du travail est en mutation durable depuis la génération numérique.
On peut trouver ça détestable mais c’est pas les vieilles barbes comme nous les plus concernées.
Et surtout, quand t’es étufiant, t’es tout neuf, un corps qui pète la forme, tu peux même aller aux soirées infirmières te cuiter et revenir le lendemain frais comme un gardon…
Quand t’as 40 ans, tu commences à comprendre ce que c’est de « vieillir », les douleurs qui sortent de nulle part, les vieilles blessures qui se réveillent quand ça leur chante, la fatigue dont il te devient très dur de te remettre… Etc…
Exactement. Mon beau-fils a terminé ses études (bac +5 en sciences économiques, sociales et politiques) en 2016 et pendant 3 ans il a enchaîné les contrats courts d’intérim parce que pas assez expérimenté. Mais à force d’accumuler de l’expérience et étoffer son c.v., il a commencé à recevoir des propositions intéressantes début 2020. Il n’a jamais sollicité qui que ce soit, ce sont les entreprises qui sont venues le démarcher. ^^
Et les entreprises qui ont expérimenté l’assouplissement des horaires et la réduction du temps de travail (genre semaine de 4 jours) le regrettent rarement, aussi bien côté direction que côté employés.
De toute façon, même si c’est faux, elles font comme si. Il faut arrêter de se mentir, aucun patron n’a envie que ses employés travaillent moins. Ils n’ont pas le choix, dans un contexte de pénurie de main d’oeuvre, sinon les gens partent.
Gagner plus, travailler moins, et chez soi, c’est la revendication actuelle.
Aujourd’hui les boîtes se gargarisent d’être (enfin !) plus humaines, comme si elles avaient toujours voulu l’être sans jamais avoir pu le faire, mais concrètement le résultat ? des gens qu’on ne voit jamais au bureau, des personnes qui s’absentent en cours de journée (merci Teams), et un niveau de conscience professionnelle au niveau des pâquerettes.
Oh oui, il y a des gens qui travaillent, ne comptent pas leurs heures, sont dispo quand il le faut, ce sont ceux qui font tourner la boîte.
D’ailleurs, dans cet article en forme de réquisitoire, si Elon est si vilain avec ses employés, pourquoi restent-ils ? Ils sont masochistes ? Aux US il est facile de changer, en plus on embauche à tout âge, donc même les vieux ne sont pas obligés de rester. Personnellement, si je n’y trouve pas mon compte, je pars. Conclusion : s’ils restent, c’est qu’au final ils y gagnent. Vos raisonnements de syndicaliste ne changent rien à cela.
Avec ce genre de raisonnement, ceux qui vont rester à la fin, c’est tout simplement ceux qui n’auront pas réussi à se faire embaucher ailleurs. La crème de la crème quoi
On peut être contre les comportements délétères de certains patrons sans être syndicaliste hein… J’ai au contraire une vision du travail qui est très éloignée de celle de l’écrasante majorité des syndicats, puisque notamment j’ai fait le choix de me mettre dans une position qui me rend « licenciable » par mail sans préavis ni indemnité notamment…
Oui, sauf que on ne construit pas Tesla et SpaceX avec des tocards, donc les gars sont très bons et ils pourraient se faire embaucher ailleurs. Alors à moins qu’il y ait une grosse hémorragie de cerveaux chez Tesla dans les mois à venir, oui, ils y trouvent leur compte.
La seule chose qui pourrait les faire rester malgré eux c’est si finalement ce n’est pas mieux ailleurs, et dans ce cas il n’y a pas de raison de faire tout un fromage des déclarations de Musk. D’ailleurs, mois ça ne me choque pas. On est aux US, c’est très différent de la France.
On est bien d’accord, et j’ai horreur des patrons abusifs, mais moi j’ai connu les années 90, on en est bien loin aujourd’hui. Les comportements délétères de patrons, ben c’est surtout les petites boîtes. Il y a aussi des comportements délétères d’employés : jamais là, on ne peut pas compter dessus, de toute façon ils sont syndiqués, on les augmente pour acheter la paix sociale. Si tu les ennuie, ils se plaignent pour harcèlement et tu risque de te faire virer avec pertes et fracas.
Ce n’est pas comparable à la situation de Twitter… Tesla et SpaceX, ils ont besoin de compétences très spécifiques, pour lesquelles il n’y a pas forcément beaucoup d’autres employeurs dans la même zone géographique… Et les employés de Tesla et SpaceX ont en outre toujours eu ces conditions.
Pour Twitter par contre, il impose une énorme régression dans les conditions de travail, et ce alors que les compétences qu’on trouve chez Twitter sont très demandées par des centaines, si ce n’est des milliers, de boîtes dans la même zone géographique…
Y’a aussi la solution d’arrêter le syndicalisme-baching Franco-français.
De sortir de la caricature Krasuki que nous sert la TV.
De reconnaître les avancées que personne aujourd’hui ne voudrait lâcher.
Maintenant si dans certaines entreprises les délégués syndicaux sont des abrutis c’est pas interdit de se présenter aux élections professionnelles pour les déloger.
Les salariés ont les syndicats qu’ils méritent.
Être « juste » syndiqué ne protège pas le salarié.
Et aucune loi n’oblige à rendre publique le nom des personnes syndiquées.
Être syndiqué est anonyme en France.
Donc je ne vois pas comment l’employeur s’y prendrait pour faire ce que vous dites.
J’imagine que Vous devez plutôt parler des délégués et représentants syndicaux.
Leur quantité dans l’entreprise est extrêmement limitée et encadrée par la loi.
C’est à dire dans la grande majorité des entreprises 1 par organisation syndicale.
Du coup pour suivre votre raisonnement c’est tout benef et Ça limite vachement les coûts d’achat de la paix sociale
Pour finir
L’image de la France syndicale râleuse me fait doucement marrer et ne résiste pas à la réalité des chiffres.
La France a l’un des taux de syndiqués le plus bas de l’OCDE 8%.
derrière les USA et très très loin derrière l’Allemagne 50%.
Deux pays très réputés pour leurs syndicats qui foutent massivement le bordel comme tout le monde le sait.
Conclusion Si les syndicalistes Français sont cons c’est parce que les salariés Français ne se syndiquent pas assez et votent comme des cons.
Bien sûr que si : en cas de conflit « sérieux » avec le patron, le syndicat monte au créneau.
D’ailleurs c’est la principale motivation d’adhésion à un syndicat, tout au moins dans les grosses boîtes que j’ai connues.
Aucune loi n’oblige à rendre publique le nom des personnes syndiquées, comment reconnaître un syndicaliste dans ce cas :
1/ Il ne s’en cache pas forcément, et pourquoi le ferait-il d’ailleurs (sérieusement)
2/ Il se présente aux élections
3/ Il te contacte pour te parler du syndicat pour essayer de te faire adhérer, parce que c’est ton collègue
La plupart des personnes syndiquées dans ma précédente boîte étaient connues, c’était de notoriété publique.
Eh oui, car les syndicats allemands sont UTILES ! Ils négocient vraiment pour le bien commun, et pas en guerre de tranchées employés contre patrons comme en France. Du coup, les gens adhérent. Si les syndicats étaient mieux en France, ils auraient plus d’adhérents, c’est le corollaire, là dessus on est d’accord.
Mais comme en France, il y a la haine du patron, qui malgré tout donne du boulot à ses employés, et pas l’inverse, ça ne risque pas d’arriver.