Trolls de tests

Ok, appelez moi noob. :smiley:
Merci en tout cas.
Edité le 23/08/2009 à 00:43

J’ai eu le même problème en sortant de l’abri dans Fallout 1 :ane:

idem :paf:

(Mais j’avais 15 ans j’étais donc jeune et con :o )
Edité le 23/08/2009 à 21:43

Et donc maintenant tu est juste « con » :ane:

:oui:
C’est exactement ça :stuck_out_tongue:

Après tu atteins le niveau vieux con. :smiley:

Statut qui n’a d’ailleurs rien à voir avec l’âge :o

Yep, je suis né vieux donc j’étais déjà un vieux con dès le début.
De toute façon, le meilleur jeu c’est les stroumph sur coleco vision. :o

Tu sauvegardes à chaque tour de jeu…

Tu recules après avoir porté un coup (donc l’ennemi gache aussi des points d’action en voulant te suivre et ne peut plus t’attaquer quand il arrive sur toi)

Au bout d’un moment l’ennemi meurt :stuck_out_tongue:

  • Prince of Persia (2008)

Avant toute chose: le studio ne semble pas avoir que des fans sur Clubic, et si je passe pour un fanboy Ubisoft, je préfère vous le dire d’entrée de jeu: je ne travaille pas chez eux (j’en serais le premier ravi, cela dit en passant), je n’ai pas d’actions non plus et même étant chauvin, le fait que le studio soit Français me laisse de marbre, d’autant plus que c’est Ubi Montréal qui a développé le jeu.

A tous les gens qui jugent les jeux sur les studios qui les réalisent et qui disent « C’est un jeu Ubisoft c’est de la merde » et aux autres d’ailleurs, lisez bien ce test, car je ne le vois pas seulement comme un moyen de vous dire ce qu’il vaut pour moi, mais aussi comme une analyse de ce que devrait être le jeu vidéo de demain. Je n’ai pas la prétention d’être un professionnel, ni même d’avoir raison sur tout les points que je vais évoquer, mais je profite de l’occasion pour partager ma vision…

  • J’ai rippé sur la touche Suppr. Oups…

C’est ce qu’ont du se dire les développeurs du studio de Montréal, qui après leur fabuleuse (mais inégale artistiquement) trilogie des Sables du Temps, se sont lancés pour défi de redonner un troisième souffle à la licence Prince of Persia.

Difficile alors de faire oublier le Prince que l’on a incarné dans trois épisode et avec qui on avait certaines connexions. Difficile aussi d’oublier la princesse Farah ou bien l’impératrice Kaileena et son énorme…charisme, les poursuites haletantes avec le Dahaka ou encore la fin de The Two Thrones coupée à la hache et simplifiée au maximum (oui oui, il y avait une autre fin prévue au départ).

* Un Conte des 1001 nuits

L’histoire débute dans le désert, où l’on suit un voleur qui a perdu son ânesse et la cherche dans une tempête de sable. Il va tomber dans un ravin et une jeune femme en détresse, Elika, va lui tomber dessus, au sens propre du terme. Effrayée, elle va s’enfuir rapidement, et le voleur ne va pas se gêner, il va la suivre…et s’embarquer dans une course contre le Dieu des Ténèbres.

Je ne veux pas vous spoiler en vous en racontant plus. Si le scénario semble très léger, il n’est pas ce qui va nous pousser à avancer. Jamais dans un jeu PC, des personnages n’avaient été aussi attachants et fouillés psychologiquement. Le Prince n’est plus un noble arrogant et bienveillant, mais un simple voleur arrogant (on garde le meilleur) et prétentieux. Et Elika nous change de Farah, dans la mesure où si elle peut paraître fade au premier abord, sa personnalité se dévoile au fur et à mesure des niveaux, provoquant parfois un petit pincement au cœur.

Vous pourrez toujours dire, qu’il y a eu des jeux où les personnages étaient plus fouillés, mais ce n’est pas pareil. Ici, la magie opère parce qu’on ne s’identifie pas aux personnages. On ressent une empathie particulière, sans pour autant avoir envie d’être à leur place. Comme dans les films, il y a des personnages qu’on aime tout simplement parce qu’ils ont une classe naturelle, ou un minois charmant. Ici c’est pareil, on s’attache vraiment aux personnages, et même si cela reste un jeu, on se rendra compte au fur et a mesure de l’histoire qu’on a aucune influence sur eux, au contraire, ce sont eux qui vont influencer nos actes.

* C’est de toute beauté©

Graphiquement d’abord, le jeu utilise le gourmand moteur d’Assassin’s Creed. S’il est vrai que ce n’était peut être pas un choix évident à la base, c’était sans compter sur l’idée qui a succité énormément de commentaires du genre « Ouais…solution de facilité quoi », de faire le jeu en Cel Shading. Et effectivement, si à la base cela peut sembler à une ruse de développeur pour éviter de se casser la tête à faire des textures plus plus, mieux mieux, il y a pourtant une vrai volonté artistique derrière.

Visuellement, du character design aux décors, c’est à tomber par terre. Le soucis du détail des textures est bluffant…et enterre visuellement pas mal de grosses productions. Même Assassin’s Creed paraît fade à coté, sans parler de Crysis, Mass Effect, Drakensang, Anno 1404 et autres Call of Duty. Attention, si on ne vise clairement pas la même catégorie, il est normal de comparer l’esthétique visuelle de ces jeux, surtout sur PC où à l’heure actuelle, on est assailli de jeux dont l’unique attrait semble être le moteur graphique.

Le design des deux personnages principaux est parfait, bien qu’on doute fortement des origines Perses du Prince.

Le level design est très soigné lui aussi, avec des décors sublimes, tout en hauteur, en largeur. On rêverait de se trouver dans le monde de ce Prince of Persia, de visiter le Palais de la Lumière, de marcher dans le désert…

J’en rajoute une couche avec des animations très travaillées, crédibles. Le prince qui rattrape Elika dans ses bras après avoir descendu un mur, qui la fait « danser » lorsqu’ils sont tous les deux en équilibre sur une poutre et qu’il veut passer derrière elle, pour atteindre une corniche par exemple. Tout un souci du détail…c’est magique, tout simplement.

Et que dire de la musique composée par Stuart Chatwood et Inon Zur, juste, wouah quoi. C’est beau, lyrique, triste, épique…On éprouve toutes les sensations possibles et imaginables rien qu’en écoutant, alors pendant le jeu, c’est encore mieux.

Il n’y a pas de fausse note sur le plan artistique pour ce Prince of Persia.

* Casualisation en cours

Niveau gameplay, des dents vont grincer. Oui, c’est ultra casual, dans la mesure où le Game Over a été banni, ni plus ni moins. Impossible de perdre, que ce soit en tombant, ou en combat.

Mais est-ce un mal ? Je réponds non. Il n’y a pas de frustration…bien qu’au début, on soit un peu dérouté par cette absence d’échec. Mais voilà, c’était déjà comme ça dans le premier Prince of Persia (1989), le prince mourrait, mais pas de Game Over (si on ne compte pas le chronomètre) on reprenait le niveau du début. C’est exactement la même chose ici: si on chute lamentablement, Elika se fait un plaisir de nous ramener à la dernière plateforme où le Prince a posé le pied (cette contrainte est parfois lourde en revanche…). Mais Ubi a joué avec ce système de non mort, mais je vous laisse le découvrir par vous même…

Même punition en combat: deux coups et vous êtes « mort ». Le premier coup, votre écran se grise et vous voyez un halo rouge autour, avec le Prince qui se tient le coté. Au deuxième coup, le Prince est mis à terre, et il y a une sorte de Pierre-Feuille-Ciseau qui vous impose d’appuyer au bon moment sur le bon bouton, pour que notre Héros reprenne le rythme. Sinon…Elika repousse le monstre avec sa magie, mais ce dernier regagne de la vie, tandis que le Prince reste vulnérable en restant en pose « blessé ».

Le système de combat est basé sur les différents type d’attaque: Gantelet, acrobatie, épée et Elika. Car OUI, Elika n’est pas qu’une princesse, sa magie offensive est des plus efficace et par moment, elle va être indispensable. Tellement, qu’Elika, contrairement au Prince, peut se faire éjecter du combat et tomber inconsciente. Dans ce mode, vous ne pouvez plus faire appel à elle et parfois, cela peut vous poser problème car certains monstres ne sont vulnérables qu’a sa magie. Mais n’ayez crainte, il suffit de « mourir » ou de se rapprocher d’elle pour qu’elle se relève indemne. Encore une fois, ce n’est pas grave, cela fait partie de la magie de ce Prince of Persia…

Des défauts, il y en a. Des aller retours pénibles, car à chaque fois que vous aurez pacifié une zone, il faudra récolter des orbes de lumière pour débloquer des pouvoirs pour Elika. Une réactivité hasardeuse du Prince par moment, qui ne réagit pas forcément comme on le désire. Quelques bugs de collision aussi, entrainant des chutes, mais comme le game over est banni, ce n’est pas gênant. Sans oublier les joueurs consoles qui se targuent de pouvoir avoir un DLC qui sert d’épilogue inutile, tant la fin du jeu se suffit à elle même…le coté mercantile d’Ubi sans doutes.

* Conclusion

Ce jeu est une déclaration d’amour au jeu vidéo, un véritable poème videoludique et dont le défaut le plus visible et le plus décrié (le coté casual) est une de ses qualités.

Oui Ubisoft sait encore faire rêver ses joueurs et pourtant à force de voir des jeux Tom Clancy que les joueurs (qui râlent parce qu’Ubi ne fait que ça d’après eux) achètent, ce Prince of Persia n’a pas été apprécié comme il aurait du l’être. Sans doute qu’une nouvelle ère de jeu vidéo s’est ouverte, mais ce n’est pas la voie artistique qui a été prise…et c’est bien dommage.

Note: - (On ne note pas les peintures que je sache ?)
Edité le 04/09/2009 à 20:25

J’attends qu’il baisse encore de 5 petits € pour le prendre :smiley: Parce que ouais, le côté artistique m’a accroché dès les premiers screenshots, mais le gameplay « simplifié » et la trop courte durée d’après ce que j’ai pu en lire me font dire qu’il ne vaut pas ses 50 € d’origine :smiley:

Ouais je sais que 50 € c’était beaucoup, mais si les joueurs ne sont pas prêts à soutenir ce genre d’efforts, on se dirige vers tout ce qu’on n’aime pas dans le jeu vidéo.

Bon c’est sur, tout le monde n’a pas les moyens, moi le premier :stuck_out_tongue:
Edité le 04/09/2009 à 21:49

C’est pour ça que je veux le prendre neuf et pas d’occasion :smiley:

Il est dispo en édition collector sur play.com à 15€ :stuck_out_tongue:

Sympas les 2 tests sur Fallout 3. Je n y jouerais pas c est certain, mais etant en train de jouer a Fallout 1 j ai lu les tests avec interet.
Dommage que Warning ne soit plus la pour mettre a jour la liste des jeux testes.

Je le ferais… quand j’aurais le temps / le courage :smiley:

Peut-être en les remettant par ordre alphabétique pour plus s’y retrouver :wink:

* Prince of Persia: la trilogie des Sables du Temps

Allez, parce que j’ai récemment fait la critique de l’excellent Prince of Persia, il est de mon devoir de faire celle de la fabuleuse trilogie des Sables du Temps. Car oui, si vous avez lu mon précédent test, vous avez certainement relevé que j’ai critiqué le manque d’unité visuelle sur ces épisodes. Bon précisément, je disais qu’elle était « inégale artistiquement », et certains vont sans doute tomber de haut en lisant…et me traiter de tous les noms voir même de remettre en question ma maturité etc etc…

* Prince of Persia: The Sands of Time

  • Magie magie, et vos idées ont du génie !

Reboot nécessaire d’une franchise en mauvaise santé depuis le catastrophique Prince of Persia 3D, The Sands of Time est un épisode qui va instaurer une base scénaristique simple, mais efficace à une saga qui a toujours tourné autour du schéma basique suivant: le Prince devait sauver la princesse quoi qu’il arrive avec un timing plus que serré.

Ici, point de princesse à sauver. En réalité, on commence à en connaître un peu plus sur la Perse. L’aventure débute en Inde. Le roi de Perse attaque le Maharadjah voisin pour piller sa salle au trésor, et récupérer le Sablier du Temps (et en option, étendre son empire). Le Prince va vivre sa première bataille et n’aura pour seule ambition de montrer sa valeur. Mais pas au combat comme il dit, mais en récupérant un objet précieux de la salle du trésor. Et cet abr…euh…ce charmant jeune homme n’aura pas de meilleur idée que de récupérer la Dague du Temps…et là, c’est magique.

Si le PoP 3D était doté d’une maniabilité archaïque que Lara Croft ne renierait pas (sans doute s’en est-elle inspirée pour son atroce Angel of Darkness), celui si garde la 3D en y ajoutant des mécaniques de gameplay déjà vues dans d’autres jeux (Shinobi, au hasard, sur PS1). Si les puristes et les historiens peuvent douter qu’un Perse puisse marcher sur les murs, sachez qu’en tant que jeu de plateforme, s’inscrit dans la continuité des mouvements.

Mais marcher sur les murs ce n’est pas la seule chose ajoutée par ubisoft. Le prince est REACTIF, pas comme l’autre empaffée de Lara Croft de l’epoque. Ainsi, les sauts sont plus permissifs et les courses ne sont plus à gérer au pas près, ce qui permet un enchainement de sauts et de figures des plus classieux et offre alors un rythme de jeu fluide et sans accrocs.

  • Enfin si, les accrocs, parlons en…

Reprenons l’histoire: le Prince arrive donc avec votre aide à dérober la dague du Temps et ayant compris que la Dague était un trésor inestimable, le prince va retrouver Pôpa. tous les deux vont embarquer le sablier du Temps pour l’offrir en cadeau au sultan de Azad, un pote de pôpa. La fête bat son plein quand le vizir du Maharadjah, qui a aidé Pôpa à prendre d’assaut le palais de son ancien patron en échange d’un CDI de méchant de service, propose au Prince d’ouvrir le sablier pour que les merveilles du monde leur soient révélées. Le Prince accepte, et il est totalement inutile de crier devant votre écran, cela ne changera rien, même si vous savez que ça va forcément vous tomber sur la gueule: le désastre se pointe à vitesse grand V.

Tout le monde sauf le Prince et le Vizir, est changé en créature de sable. J’ai dit sauf le Prince et le Vizir ? Ah pardon, j’ai oublié la fille du Maharadjah, qui a été enlevée aussi lors de la mise à sac du palais en Inde…(Intrigue simple, mais compliquée quand on doit la raconter).
Nonobstant le fait qu’on ignore pourquoi le Vizir n’est pas changé en monstre de sable (on peut supposer que le Prince est épargné parce qu’il a la dague et que Farah porte un magnifique collier qu’on nous présente en gros plan donc bon…), le Prince va devoir jouer du cimeterre pour se frayer un chemin en vue de refermer le sablier.

Toute une symbolique cette histoire de sablier quand même, lorsque l’on sait qu’il était déjà le pire ennemi du Prince dans l’épisode de 1989…

Et le prince, en plus d’être un acrobate hors pair, est aussi un combattant expert. Il peut virevolter dans tous les sens pour sabrer les monstres de sable, prendre appui sur les murs, faire des contre-attaques de fou-furieux… L’ennui, c’est que le sable, ça ne saigne pas et ça ne meurt pas…Et c’est là que Farah va se montrer utile (attention, c’est un fait rare…) en vous hurlant à la tronche: « Utilisez la Dague pour les achever ! ».

  • Le coeur a ses raisons

Vous vous doutez bien que le Prince va tomber amoureux de la charmante Farah, et que ces deux là vont s’envoyer des vannes à tout va tout le long du jeu. C’est drôle, touchant, et parfois on surprend le Prince à parler tout seul (en fait non, techniquement il vous parle à vous). D’ailleurs une blague que le Prince ne place pas dans le jeu:

« Tu m’en bouches un coin Martine, ça parait logique quand même dans la mesure où la Dague du Temps est liée au Sablier… »

D’ailleurs, tuer les monstres à l’aide de la Dague a un effet positif: vous remplissez votre réservoir de sable pour celle ci et cela vous permet d’utiliser quelques pouvoirs, dont un seul est vraiment utile.

Ainsi, pour la modique somme de 0€, vous aurez une Dague qui vous permet de:

  • Remonter le Temps
  • Figer les ennemis
  • Ralentir le temps pour tout le monde, y compris vous
  • Utiliser une méga attaque de la mort qui tue, mais qui consomme beaucoup (et écologiquement parlant c’est intolérable)

C’est bien joli tout ça, mais le level design ? Il est dément. Il introduit une verticalité qui donne une saveur particulière aux niveaux. Bon on peut aussi se dire que l’architecte de Azad était un gros tordu bien sadique pour placer à des endroits super inaccessibles pour le commun des mortels (seul le Prince peut marcher sur les murs…) les interrupteurs pour désactiver les pièges, ouvrir les portes, activer les ponts etc etc…

  • Mais comment il s’appelle le Prince déjà ?

Les milles et une nuits sont bien là, l’aspect oriental n’est pas en reste et l’ensemble fait penser inévitablement à Aladdin de Disney. Sans compter que la narration est originale, et que la fin, sans spoiler, va quand même vous faire rire jaune…

The Sands of Time est un reboot franchement réussi, dont les seuls défauts sont sa facilité déconcertante et sa répétitivité (tiens, un défaut qui sera imputable à un futur Assassin’s Creed…).

Mais dans mon petit cœur de gamer et malgré sa magie et ses qualités, il n’est pas le meilleur jeu de cette trilogie…

* Prince of Persia: Warrior Within

  • L’art de narrer une histoire

Le Prince revient et il n’est pas content. L’histoire commence sur les chapeaux de roues par une cinématique haletante: son altesse semble avoir le feu aux fesses et est poursuivie par un nuage de fumée assez déroutant.

Mais qu’est ce qu’il s’est passé entre SoT et WW ?

Le Prince est retourné chez lui et a continué sa croissance. Ainsi, il a fini sa crise d’adolescence entamée dans le premier épisode pour murir et devenir finalement un homme, un vrai. Malheureusement, il est poursuivi par ce fameux nuage de fumée, et après avoir demandé conseil à un vieil homme dans le désert, il comprend que malgré tout ce qu’il a fait dans le premier épisode pour réparer son erreur, le Temps ne l’a pas pris en compte et a laché son pitbull pour corriger l’erreur…c’est à dire le Prince.

Furieux et déterminé, notre ami Perse décide de se rendre sur l’île du Temps pour empêcher la création des Sables, espérant faire disparaître le Dahaka, l’entité immortelle que le Temps a envoyé contre lui…

  • Un jeu pour ado-prépubères ?

NON. Je commence par là, parce que contrairement à nombre de joueurs et de critiques qui ne pigent pas le changement d’orientation, je trouve sacrément couillu de la part d’Ubi d’être parti sur cette voie.

Le jeu adopte un ton adulte, sanglant et érotique. Je le range directement à coté de Metal Hurlant (Heavy Metal pour les connaisseurs). L’hémoglobine, absente ou presque du premier volet, est omniprésente, il y a des fesses, des seins exposés en gros plan, des dialogues crus (le prince qui lâche un violent « You Bitch ! » à une méchante en cuir SM, qui l’eut cru ?), des combats nerveux et épiques et surtout un héros trop sûr de lui…

La bande originale est unique et fantastique, elle ne perd rien de son coté oriental et gagne au contraire en force grâce à une orchestration métal du plus bel effet. Stuart Chatwood a su s’adapter au nouveau ton du jeu pour livrer un score violent, sombre et orchestré par le groupe Godsmack (qui prêteront deux de leurs chansons pour le jeu). Et le résultat colle au ton du jeu, mais peut lasser sur le long terme. Pas grave, il suffit juste de baisser le son…

Je peux comprendre pourquoi on trouve ces éléments fait pour attirer les jeunes, mais je trouve au contraire que cette orientation n’est qu’un éclair de génie qui colle parfaitement à l’histoire écrite pour le jeu: elle ajoute un sentiment d’urgence totalement paradoxal compte tenu du fait qu’on n’arrive pas à s’attacher à cet homme arrogant qu’est devenu le Prince. Cette ambiance glauque et sombre ne permet pas d’imaginer une issue bienveillante à sa quête. Et c’est bien joué de la part d’Ubi…

  • Choix de la difficulté: Difficile, Difficile, Difficile.

Le changement majeur de cet épisode, c’est sans doute le Free Form Fighting System. Les combats ne sont plus limités à une zone (c’est à dire que les ennemis ne se téléportent plus sur vous, contrairement à SoT), et la palette de mouvements du Prince s’est considérablement étoffée. Ainsi, plusieurs mouvements sont disponibles, des projections sont désormais possibles et l’absence de la Dague a permis l’introduction de l’ambidextrie. Ainsi, le Prince peut se battre à deux armes et c’est carrément l’extase. Tout est presque possible, on peut notamment attaquer depuis un mur, marcher sur un mur pour mieux retomber sur ses ennemis, le Prince peut se laisser encercler sans problèmes sans pour autant que ce soit synonyme de mort certaine…

On notera aussi que le rythme des combats est plus lent et moins bordélique que SoT. Oui cela peut faire bizarre compte tenu de la palette de mouvements et de la liberté d’action, mais c’est en réalité la musique et les animations de qualité qui donnent l’impression que le jeu est plus rapide…alors qu’en fait ce n’est pas le cas.

Le Prince est désormais équipé d’un médaillon (qui semble être le pendentif du Collier de Farah du premier épisode), qui récupère automatiquement le Sable et qui permet donc au Prince de revenir en arrière. Contrairement au premier volet, on est limité à six réservoirs de sable, et il faut donc faire attention.

Le level design est toujours aussi tortueux et le bestiaire a totalement changé, en rajoutant des Golems géants, des Chiens qui explosent lors de leurs morts et surtout des boss digne de ce nom. La difficulté est monstrueuse et on s’arrache littéralement les cheveux sur certains passages. Même avec le pouvoir du ralenti modifié pour ne pas affecter le Prince, certains sauts vous donneront des crises de nerfs à répétition !

  • Tragédie grecque

Mais le jeu n’est pas parfait: des allers retours bien que justifiés par la trame vont rallonger la durée de vie, et surtout, des incohérences de scénario vont tâcher le tableau. J’ai plusieurs théories pour les justifier, mais il faudrait que j’ouvre un topic dédié au jeu pour ça (et étant donné l’age relatif de celui ci, ce ne serait pas très pertinent).

Vous l’aurez compris, PoP: WW est mon coup de cœur de cette trilogie, et le volet suivant ne fera que conforter mon opinion sur cet épisode mal aimé…

* Prince of Persia: The Two Thrones

  • L’Episode aux deux visages

Si PoP:WW avait une âme, noire certes, PoP:TTT n’en a plus. Il tente tant bien que mal de recoller les morceaux pour faire une conclusion honorable à la trame initiée par SoT, mais on sent que les développeurs n’ont plus la foi. C’est simple, si à la base TTT utilisait encore l’univers de WW (voir le premier trailer), le résultat final est un peu bâtard.

Le Prince s’est assagi, et est reparti de l’île du Temps avec une belle gonzesse, l’Impératrice du Temps elle même. Ce faisant, les sables du Temps n’ont pas été crées et toute la chaine temporelle a été chamboulée.

Le vizir du premier épisode fait son grand retour et s’est finalement emparé de la Dague du Temps après avoir tué le Maharadjah. Le Prince, dans sa grande intelligence comprend tout de suite qu’il a fait une très très grosse connerie et comme dit si bien Kaileena, l’impératrice: comme pour toutes les erreurs qu’il a commises, le Prince tenta de réparer celle ci.

Pan dans le mille, Emile, l’Impératrice crèvera de sa belle mort, libérant les Sables du Temps et transformant le Vizir en demi Dieu et laissant le Prince dans un très sale état. Oui parce que cette fois, point de Dague pour le protéger, le prince est définitivement infecté par les Sables du Temps et se transformera petit à petit en sa part sombre (particulièrement comique…)

  • C’était mieux avant ?

Visuellement parlant, la magie opère moins. A vouloir concilier les joueurs de SoT et ceux de WW, le look de TTT est quelconque et c’est bien dommage, car les rues de Babylone auraient pu donner quelque chose de magnifique. Oh bien sur, il y en a des moments magiques, mais moins qu’avant. Le Palais Royal n’émerveille pas, et la bien triste tour de Babel à la fin du jeu est tout aussi lassante.

On sent le bâclage de fin d’année, mais surtout comme je l’ai dit, un manque flagrant de motivation. Les niveaux manquent maintenant de finition, et malgré de nouveaux pièges et autres ajouts bien utiles, il manque quelque chose.

Le sang a disparu et on retrouve une score beaucoup plus classique, mais dénuée de charme et totalement aseptisée.

Mais y’a-t-il quelque chose pour sauver TTT ?

  • Le gameplay à la rescousse

Le Prince va être beaucoup plus subtil dans ce volet, puisqu’il va avoir quelques difficultés à combattre, armé d’un simple couteau et plus tard de la dague du Temps comme arme principale, qui comme le couteau de Rambo, aura bien changé depuis le premier volet. Elle devrait s’appeler la machette du Temps tiens…bref.

Si le Free Form Fighting System fait son come back, il est beaucoup moins efficace qu’auparavant, la faute à la taille limitée de l’arme principale. C’est pour cela qu’Ubi a dégainé une arme secrète: l’assassinat.

Par le biais d’un quick time event peu inspiré, le Prince va être capable d’éliminer ses adversaires très rapidement et donc éviter un combat long et pénible, contrairement à ceux de WW. On pourrait dire que le Fast Kill est pratique en théorie, mais dans les faits, il est très contraignant, car le positionnement du Prince est très important et l’IA ennemie n’est pas adaptée à ce genre de comportement.

On peut voir pourtant ce que prévoit Ubi pour sa prochaine licence…enfin ce qui était sa prochaine licence de l’époque, Assassin’s Creed: furtivité approximative, meurtres rapides, héros super agile…

Mais il y a un autre aspect du gameplay: le Dark Prince. Suite à sa contamination, le Prince se retrouvera temporairement sous forme de créature de sable et comme dans SoT, il se parle à lui même, avec pour changement que le « lui-même » lui répond.

Outre le look super Saiyen super horrible (alors que le premier look vu dans le trailer était beaucoup plus inspiré), ce dernier se bat avec une chaîne et perd régulièrement sa vie, qu’il peut régénérer avec du sable.

Oui mais si vous avez joué à WW, vous savez que le Prince se transforme déjà en une sorte de créature de Sable: le Sandwraith…

Du coup, on sent bien que l’inspiration est tombée bien bas.

N’y a-t-il vraiment rien pour sauver TTT ?

  • Un jeu, c’est aussi un scénario

Eh bien non, vous n’aurez pas les réponses aux questions que soulève WW ! Pourtant le premier trailer (encore lui…) annonçait quelque chose d’énorme, mais finalement, il semble qu’Ubi n’ait pas eu les corones cette fois d’aller jusqu’au bout. Pourtant, les ventes de WW étaient satisfaisantes, et les retours étaient relativement bons bien que moins unanimes.

On peut dire que le jeu se divise en trois parties scénaristiques. La première fait le lien difficile entre WW et TTT, avec plus ou moins de réussite. La deuxième partie fait le lien entre SoT et TTT, par la réintroduction du Vizir et de…Farah ! Les joutes verbales entre le Prince et la Princesse n’ont pas changées, excepté que faille temporelle oblige, elle ne le connait pas du tout. Sans doute la partie la plus intéressante du jeu.

Enfin, la conclusion du jeu constitue la troisième partie, et était censée apporter la réponse aux questions que pose la fin de WW. Questions donc, comme je le disais, auxquelles Ubi vous répond poliment: « vous pouvez vous gratter ». A la place, une fin convenue mais originale qui conviendra finalement à tout le monde…

Tout le monde ? Non. Elle ne convient absolument pas aux fans de WW (et je dois dire que je me sens bien seul…), et le trailer (promis, c’est la dernière fois que je le cite) apporte bien plus de satisfaction que le jeu final.

  • Non il n’y aura rien pour sauver TTT.

Sortie précipitée pour Noël, manque d’ambition ou de motivation, TTT est une conclusion bien morne pour une trilogie qui méritait mieux que ça. Le jeu n’est pas mauvais en lui même, mais après un second volet aussi jusqu’au-boutiste…il paraît terne et n’arrive même pas à égaler le premier volet en termes de qualité.

Comme au cinéma donc, les troisièmes volets de trilogies sont souvent ceux qui se viandent finalement qualitativement parlant…et pourtant, il y avait quelque chose à faire.

Pour la peine, je vais me regarder le trailer une nouvelle fois…en pleurant tout ce que je peux de déception :ane:
Edité le 13/09/2009 à 23:16

On vient d’atteindre un total de 52 tests.

Maintenant je propose qu’on se mette tous d’accord sur les notes (parce que c’est vrai qu’on a tous fait n’importe quoi, moi le premier :whistle: ) histoire d’homogénéiser.

A vous de proposer un système qui va bien.

En plus de ça, que diriez vous d’une espèce de logo à la Megastar Joystick ou Jeu du mois des magazines ? Histoire qu’on puisse se la péter… :stuck_out_tongue:

J ai un test en preparation mais en ce moment le temps me fait defaut, d autant que ce test risque d etre un peu long. Pour les notes personnellement je m en fou. :o) Je ne suis pas un fanatique de la notation. Sympas l idee du logo.

J ai remarque un test de Zelda, aussi je me demandais si vous tolereriez un test de jeu console a l occasion ? Personne ne reagit jamais dans la section console, c est un peu dommage.

Edit : correction d une vilaine faute. :slight_smile:
Edité le 16/09/2009 à 00:43

Un test de jeu console à l’occasion, oui c’est possible. (Et en effet, à part faire la guerre des consoles, ça bouge pas des masses là bas :paf: )