Bah le premier est culte, le deuxième est un bon film d’action, le troisième est un nanard quoi Syndrome X-Files, trop tortueux, ils se sont perdus eux-mêmes dans ce qu’ils voulaient raconter alors ils ont fait le coup « aha, nos films sont trop bien, on reste dans le vague comme ça chacun peut avoir sa propre interprétation, c’est trop fort ! »
C’est l’histoire d’un groupe d’anti terroristes qui va tuer des terroristes, avec un scénario Tom Clancy plein de terroristes, de traîtres et de morts (quoique pour le dernier, je suis moins sûr).
CSI: Las Vegas
Vous êtes Bishop. Homme ou femme, cela n’a pas d’importance, vous êtes Bishop, point. Vous dirigez l’équipe Bravo, pour une mission de libération d’otages (oui encore…). Mais cette opération va mal tourner et au final, de libération d’otages vous allez passer en mode je pète la gueule à tout le monde.
Suite à cette opération ratée, vous avez droit au fondu au noir avec le « Cinq ans plus tard… » très cinématographique et très stéréotypé. Mais voilà, un groupe terroriste financé par un espèce de Mexicain communiste (ou quelque chose du genre) menace de faire tout péter dans Las Vegas…et c’est là que vous intervenez.
« Who are you hou hou hou hou… »
Je vous l’ai déjà dit vous êtes Bishop, vous ne lisez rien de rien ! Ah, c’est la chanson ? Bon très bien. Vous êtes donc le chef d’une magnifique équipe de…trois. Trois ? Oui oui, trois. Quatre moins un ou deux plus un. En l’occurrence c’est plutôt deux plus un et le un c’est vous. Vous suivez toujours ?
Donc en tant que chef, vous avez l’avantage de pouvoir donner des ordres basiques comme: allez ici, utilisez des grenades, on entre et on sécurise, surveillez vos tirs, feu à volonté, un coca et un big-mac s’il vous plait…et c’est tout. Très basique le commandement…mais ce n’est pas le plus embêtant. Non pas que vous soyez un mauvais chef, loin de là, mais vos coéquipiers sont…cons. Soyons franc, ce doit être la plus mauvaise IA alliée depuis…pfiou…longtemps. Ils se mettent à couvert au mauvais endroit (du mauvais coté des piliers ou des caisses et donc se font « tuer » bêtement, car oui, vos équipiers sont quasiment immortels), ne couvrent absolument pas vos arrières (donc du coup, surveillez vos arrières tout seul, surtout quand vous êtes encerclés) et n’obéissent qu’une fois sur des milliards de millions à vos ordres (vous avez donc plus de chances de gagner au loto, jouez).
« SORTEZ-VOUS LES DOIGTS DU CUL !!! »
Mais vous Bishop, vous êtes un surhomme (ou une surfemme, je ne suis pas sexiste). Vous pouvez vous mettre à couvert, mais attention, ceux qui lisent souvent mes posts savent que je hais les systèmes de « couvertures ». Celui de Vegas 2 est le même que le premier mais, j’adore. Il y a quelque chose qui fait que j’accroche et que j’approuve ce système, sans doute grâce à la maniabilité exemplaire du bidule (aussi appelé truc ou machin). Bon on va dire que le FOV (Field of Vision ou encore Champ de Vision) est super faible, adaptation console oblige. On a l’impression d’avoir des illères et donc il faut tourner la tête souvent pour trouver les ennemis. Heureusement pour vous, l’IA de ceux ci est réduite mais est plus de taille que vos équipiers. Eux au moins se mettent à couvert du bon coté…
Les fusillades sont épiques, chaque combat est intense, fun et…frustrant. Incompatibilité entre fun et frustrant ? Oui et non. En mode facile, c’est…facile. En mode normal, le challenge est présent mais rien d’insurmontable. Le mode Réaliste est, en revanche, tout sauf réaliste. En effet, plutôt que de dire qu’ils ont fait un effort sur le système une balle = un mort (qui n’existe plus depuis Lockdown), Ubisoft a fait en sorte que l’IA utilise des Wallhack, des balles riccochets et autres tricheries de base. Si en solo, le mode Réaliste est un calvaire, en coop, il devient vraiment intense et de nouveau fun, bien que frustrant.
Oui, le mode coopératif de Vegas 2 est sans doute la seule chose vraiment marrante du jeu. Cela compense l’IA vraiment consternante des alliés et ajoute un peu d’humour au jeu (si vous avez des amis drôles, sinon désolé pour vous), qui se prend bien trop au sérieux pour qu’on s’attache au scén…au…euh…bon euh au machin (aussi appelé truc ou bidule).
Je passe rapidement sur le non-interêt du multijoueur en Versus, qui n’approche que la médiocrité de celui de Crysis (voilà ça c’est fait) en termes de fun…
Là où on peut dire que le jeu devient ridicule, c’est le système d’A.C.E.S pour débloquer des armes et des armures. Oui vous pouvez customiser votre monsieur/dame/lesdeux. Mais il faut pour cela engranger des points d’expérience en tuant des ennemis de différentes manières (dans le dos, à couvert, dans la tête, de loin, de près etc etc…). Si au début, on trouve le concept fun, à la longue (c’est à dire vers le niveau 20), on s’en fiche un peu, on a quasiment tout débloqué…(alors que le niveau max est le niveau 100). Le système se tire donc une balle dans le pied.
Powered by Unreal Engine
Oui bon, pour celui là, je me suis pas foulé. C’est bien le Unreal Engine qui tourne MAIS ce n’est ni l’UE 2 ni l’UE 3. C’est…un mix des deux (comme pour BioShock) et du coup, le rendu est bizarre. C’est pas beau, mais c’est pas moche non plus. L’effet blur est correctement dosé (on peut même le désactiver, joie !) et les textures sont dans la moyenne.
Ça ralentit par moments sans qu’on sache pourquoi, les effets de fumée mettent à genoux n’importe quel PC, le moteur physique est quasi inexistant.
Le level design est plutôt moyen, avec des niveaux super basiques (la raffinerie de pétrole) à super épiques (les casinos, la décharge).
Niveau code réseau, rien à dire c’est très propre, mais les menus sont très console (comprendre peu ergonomiques).
A titre informatif, ça tourne « correctement », sur mon PC portable en 1440x900 avec les options réglées sur Normal.
« Won’t Get Fooled Again »
En solo, RSV2 est un jeu dans la moyenne, avec sa dose de fun comme sa dose d’ennui. Le genre de jeu équivalent aux films qu’on loue un soir et qu’on rend (dans les temps) quand on l’a fini. Il n’y a absolument rien de marquant, ni d’effets bling bling, ni de gameplay « révolutionnaire », ni même d’IA correcte.
Et pourtant, dans ce tableau peu évocateur, il y a une petite étincelle qui fait qu’on y croit: le mode coopératif où le jeu prend une autre dimension. Épique, intense, fun et drôle, la dimension humaine change le gameplay d’un jeu et son approche. Vegas 2 est un jeu à prendre uniquement si vous êtes sûrs d’avoir des amis qui voudront jouer au petit soldat bourrin avec vous.
Note pour ceux qui ne veulent pas lire mais qui devrait parce que je vais noter n’importe comment: En solo: (1918-1914) + (1945-1939) En multi: Leffe pack de 25cl * 24
(vi, je sais qu’il y a déjà eu un test de ce jeu par Mad, mais faut bien confronter les avis :ane:)
(d’ailleurs faudra que je pense à mettre à jour l’index au premier post :D)
ANPE Intergalactique recherche sauveur/euse de l’univers - mission d’interim avec possibilité de CDI si affinités
Mass Effect est un jeu étrange. D’un côté, il est bourré de défaut, mais de l’autre il est très attachant. Déjà, il est à cheval entre le RPG d’action et le TPS, sorte de Gear of War au rabais sur lequel on aurait ajouté une couche de JDR light.
L’action prend place dans les années 2100 et des brouettes. L’Humanité a découvert des artefacts extraterrestres hyper-évolués sur Mars qui l’a conduite à trouver un « relais cosmodésique » (« mass relay » en VO), véritable TGV de l’espace capable de propulser un vaisseau instantanément d’un bout à l’autre de la galaxie. Et évidemment dans la galaxie en question, y’avait déjà du monde
L’Humanité s’est donc intégrée plus ou moins bien à la société galactique, dont la plupart des races sont intégrées au sein de l’Espace Concilien, dirigé par le Conseil, représentant les 3 races principales : les Turiens (les bourrins de service, chargés du côté militaire), les Asari (une espèce asexuée ne comptant que des « femmes » et en charge de la diplomatie) et les Galariens (des machins tout maigres hyper-speed -ils ne vivent qu’une 40aine d’année- en charge de tout le pan espionnage et renseignements). Il y a d’autres races évidemment, mais de moindre importance. On regrettera juste que la plupart soient de type humanoïde, ils auraient pu faire preuve d’un peu plus de fantaisie
Les Humains sont assez mal vus par les autres races qui les considèrent comme des êtres arrogants aux ambitions insatiables (en gros, ils nous ont assez bien cernés :o )
Et là-dedans, on est qui nous ? Bah justement, faudra choisir Vous aurez le choix entre 3 origines différentes et 3 « passifs militaires » différents, soit 9 choix de background pour votre perso. En pratique, ça ne changera pas grand-chose, juste quelques lignes de dialogues et une ou deux quêtes supplémentaires selon vos choix. Quoi qu’il en soit, homme on femme on s’en fout puisqu’on vous appellera « Commandant Shepard » durant tout le jeu :ane:
Le jeu commence alors que vous êtes à bord du Normandy (http://cassinus.free.fr/smilies/normand.gif), un vaisseau prototype furtif développé en collaboration avec les Turiens, pour son premier vol d’essai. Le truc louche étant qu’il est commandé par un Capitaine haut gradé à qui on ne confierait pas un simple vol d’essai et qu’il y a un Spectre à bord, un agent spécial Turien envoyé par le Conseil pour vous évaluer, dans le but d’intégrer, éventuellement, l’unité d’élite.
Et évidemment, ça ne se passe pas comme prévu : le but du Normandy était en fait de récupérer un artefact Prothéen (une race disparue à laquelle on attribue la construction des Relais Cosmodésiques), et bien sûr, la planète en question a été attaquée juste avant votre arrivée par un Spectre rebelle allié à une race d’IA rebelles, les Geths.
Et qui c’est qui va devoir tirer ça au clair ?
What you see is what you Geth
Après cette première mission de prise en main… et ben vous allez passer un bon moment sans sortir les flingues, ou presque Parce que Mass Effect est un jeu bavard, très bavard, et du dialogue, vous allez en bouffer. Tout est évidemment intégralement doublé, et heureusement par des acteurs relativement convaincants et pas par des intérimaires du spectacles qui débutent dans le métier, comme on a déjà pu le voir ailleurs. En VO on retrouvera d’ailleurs des gens assez connus comme Seth Green ou Lance Henriksen.
Il y a donc une grande part de social dans le jeu, où vous devrez causer à un peu tout le monde pour récupérer moult quêtes annexes ou simplement en apprendre plus sur le background très complet du jeu. Et il y a également deux façons de répondre à vos interlocuteurs (enfin, trois en comptant la neutralité) : Conciliant ou Pragmatique (en gros, gentil ou brutal). Et, comme dans les KotOR, c’est assez jouissif de jouer les pourris et d’envoyer bouler tout le monde Même si l’on ne peut pas être véritablement « méchant », il y a de quoi contenter le sadique qui sommeille en chacun de nous : buter des gens de sang froid juste « parce que c’est un méchant », laisser crever des otages pour ne pas que le terroriste s’enfuie, intimider le PNJ lambda en le collant au mur, qu’il est bon d’autre un salaud
Malheureusement, ces diverses attitudes n’auront d’impact que sur les dialogues et quasiment pas sur le jeu. Il est même assez rare de manquer une quête parce qu’on a envoyer chier l’interlocuteur (« - SVP, vous pouvez m’aider à récupérer le corps de ma femme ? » « - J’ai pas que ça à foutre » « - D’accord, mais si vous changez d’avis, allez voir Mr Machin » :paf:) C’est un peu frustrant, mais les dialogues sont bien écrits donc ça passe quand même.
Bon évidemment, il y aura des choix à faire selon votre façon de penser (épargner des colons infectés ou tous les buter, génocider une espèce disparue ou l’épargner, etc…), mais grosso-modo, ça n’a pas d’influence sur le déroulement du jeu. A noter toutefois que tous vos choix seront gardés en mémoire si vous achetez Mass Effect 2 et y jouez avec votre perso de Mass Effect 1 Ça promet :ane:
La galaxie, c’est très surfait, on en fait le tour en 2h
Rapidement vous aurez votre journal de bord regorgeant de quêtes secondaires vous demandant de vous rendre aux quatre coins de la galaxie pour y régler divers problèmes. Et là, on se dit « oooohhhh ! Y’en a des systèmes à explorer ! :bounce: ». Mais en fait, non :paf: Chaque secteur de la galaxie (une petite 10aine) se résume à quelques systèmes solaires (entre 1 et 4) eux-même contenant une poignée de planètes (entre 3 et 6-7). Sauf que dans chaque système, il n’y aura qu’une seule planète sur laquelle atterrir (à bord d’un véhicule tout terrain), les autres planètes ne pouvant qu’être « analysées » (un clic) pour trouver des gisements de métaux ou de gaz. Et sur chaque planète il n’y a que quelques points d’intérêts à visiter. Sauf que ces points d’intérêts ne sont en fait que les mêmes 3-4 (petites) maps dans lesquelles seuls les agencements de caisses et autres conteners changeront la topographie. Ouais, c’est vite lassant et répétitif
Mais il y a pire ! Le Mako, l’espèce de blindé tout-terrain à 6 roues armé d’un canon et d’une mitrailleuse que vous utiliserez pour explorer ces planètes, et d’une maniabilité horrible et complètement irréaliste (ouais, le truc peut tomber d’une falaise de 200m sans bobo mais il lui suffit de rouler sur une petite bosse quand il tourne et il fait un 90°, sans compter ses rebonds impromptus :paf:). C’est basique, c’est mal fait, c’est gerbatif tellement ça bouge dans tous les sens, et ça n’a un intérêt que dans les 10 premières minutes. Après on trace en ligne droite d’un point à l’autre on escaladant des parois quasi-verticales parce que même si c’est chiant c’est toujours plus rapide que de chercher pendant 3 plombes un accès moins escarpé (surtout que la carte n’a que des relevés topographiques minimaux).
Les bâtiments à explorer (toujours les mêmes comme dit plus haut) tournent aussi toujours de la même manière : une ou deux premières salles vides, puis une grande salle centrale avec une horde d’ennemis à buter en jouant à cache-cache entre les couverts pour arriver dans les deux dernières salles vides du bout pour récupérer un peu de matos (que vous revendrez la plupart du temps parce que vous avez déjà mieux).
A côté de ça, les missions de la quête principale sont nettement mieux foutues et diversifiées… excepté qu’elles sont hyper-linéaires :paf: La plupart du temps vous suivrez une map « en couloir » sans possibilité de passer par où vous voulez (ou, au mieux deux chemins qui vous ramèneront de toute façon au même endroit-clé), et il vous faudra passer par tel événement pour en déclencher tel autre.
Diplômes exigé : DUT de Super-Soldat
Le cur du jeu est donc de la baston, du shoot à la 3ème personne avec caméra à l’épaule, énorme interface consolesque et loot. Ouais, on a vu plus inventif. Vous avez le choix, au départ, entre 6 classes : Soldat (le bourrin de service, qui peut se spécialiser dans toutes les armes et toutes les armures), Technicien (spécialisé dans le bidouillage des systèmes ennemis, pour affaiblir leurs armes ou leurs boucliers), Biotique (dotés de « pouvoirs » qui lui permettent de faire léviter les ennemis, former des champs de protection ou des vortex, etc…), et des mix de tout ça (Soldat-Technicien, Soldat-Biotique et Technicien-Biotique). Pas de quoi casser 3 pattes à un canard, surtout que vous pourrez toujours utiliser toutes les armes du jeu, juste que vous ne pourrez pas forcément en débloquer les aptitudes.
L’arsenal est lui aussi limité : un pistolet principalement utilisé par les non-combattants, un fusil à pompe pour le contact, un fusil d’assaut pour les gros bufs et un fusil de snipe honteusement puissant pour les lopettes qui tirent de loin. Sans compter, donc, les pouvoirs divers conférés par les techniciens et / ou les biotiques. Sachant que vous avez droit à 2 coéquipiers, il est de bon ton de former un commando plus ou moins équilibré dans les 3 classes pour pouvoir utiliser toute la gamme de pouvoirs (surtout que les coéquipiers sont généralement désignés pour être équilibrés, justement :D) Seul regret, on ne peut pas se la jouer furtif / infiltration
Comme je le disais plus haut, le jeu balance entre le RPG light et le TPS, car s’il y a bien des points de compétences à attribuer aux persos, c’est quand même l’habileté du joueur à secouer le mulot et le matos récupéré qui prime. Pas de jets de dés à première vue quoi, juste des bonus (et de rares malus) en fonction de votre équipement et de vos stats.
Le système d’inventaire est bien foutu… tant que l’on a que quelques objets. Le hic étant qu’on ramasse rapidement 3 tonnes de bordel et que les listes défilantes sont vites super chiantes à gérer, faire défiler chaque arme pour comparer ses stats avec celle qu’on a en main est vite tellement casse-couille qu’on gardera les mêmes armes / armures / mods de munition pour un bon moment plutôt que de chercher toutes les 30s si on n’a pas ramassé mieux.
L’équipement justement, est composé donc des armes, des armures (légères, moyennes et / ou lourdes, selon votre classe), et de mods : chaque arme et armure peut accueillir un ou deux slots de mods qui altéreront ses caracs : plus de stabilité, moins de chauffe (les munitions sont illimitées mais les armes chauffent si on tire trop, et il faut attendre qu’elles refroidissent pour les réutiliser), plus de dégâts sur tel type d’ennemi, etc… Il y a de la variété, mais il y a en a justement trop, surtout que chaque type d’arme ou d’armure se décline en plusieurs versions (de I à IX) et en une multitude de fabricants qui n’ont évidemment pas les mêmes caracs. Il y a donc beaucoup de matos différent. Beaucoup trop. Et vers la fin, on a tellement de matos de bourrin qu’on peut foncer dans le tas en ignorant les couverts pour buter tout le monde rapidement à découvert.
Un système basique permet de donner des ordres basiques à vos équipiers (suivez-moi, gardez la position -ce qu’ils ne font jamais :paf:-, attaquer tel ennemi -ce qu’ils font de toute façon tout seul :paf:- et allez à tel endroit -s’ils vont jusqu’au bout). Bref, la plupart du temps ils se débrouillent suffisamment bien d’eux-même pour les laisser se démerder. J’ai lu plusieurs fois que l’IA des alliés était aux fraises, mais perso ils ne m’ont jamais posés trop de problèmes Au contraire, ils sont parfois tellement efficaces que le temps pour mon perso de changer d’arme ils ont déjà fait le ménage :ane: Tout au plus peut-on déplorer qu’ils viennent de temps en temps se mettre dans votre ligne de mire ou vous tirer dans le dos pour atteindre une cible, mais comme le friendly fire n’est pas actif, on s’en fout.
En droite lignée des consoles, le jeu hérite aussi du dernier concept à la mode : les « Succès » à débloquer en faisant telle ou telle action : buter tant d’ennemis de tel type avec telle arme, faire la majorité des missions avec tel coéquipier, accumuler un certains nombres de points de Conciliation ou de Pragmatisme, utiliser tant de fois les pouvoirs, amasser 1 000 000 de crédits (j’ai terminé le jeu en bloquant le compteur 9 999 999 :paf:)… C’est sympa mais ça reste très basique, et il faudra recommencer le jeu au minimum 3 fois pour tous les avoir (ce qui est inutile). Chaque Succès déverrouillé vous donnera néanmoins quelques avantages lors de vos parties suivantes : la possibilité d’utiliser telle ou telle arme même si votre classe ne le permet pas, un peu plus d’XP, de meilleurs boucliers, etc… Ça ne déséquilibre pas le jeu mais ça ne justifie pas forcément de le refaire (même si explorer les deux côtés Conciliant / Pragmatique est tentant)
De même, votre première partie vous limitera au niveau 50 (et le jeu est bien foutu car je l’ai atteint peu avant la fin :D), il vous faudra le refaire pour débloquer les niveaux de difficultés supérieurs et le niveau 60. Bon. Pourquoi pas. Tant qu’on garde son profil quelque part sur son disque dur, ça peut être sympa quand on se refera une partie plus tard ^^
Mais alors, il est tout pourri ce jeu ?!
Bah justement, non :ane: Malgré tous ces défauts, le jeu reste attachant, très attachant même : je suis resté scotché devant durant plusieurs jours jusqu’à le terminer et sans parvenir à lancer un autre jeu, ce qui ne m’était pas arrivé depuis… pfiou, longtemps
Les dialogues, l’univers très complet (un Codex vous résumera la plupart de vos découvertes dans le seul but d’enrichir votre culture Mass Effectienne), la mise en scène bien foutue et le scénar, banal mais bien amené, font que j’ai carrément accroché au jeu
Alors il ne valait peut-être pas ses 50 à sa sortie, mais maintenant qu’on le trouve à moins de 15 , il n’y a aucune raison de se priver, surtout si on est fan de SF
Ah oui, le truc que j’ai oublié de dire pour les dialogues, c’est que les choix de réponse apparaissent AVANT que le PNJ n’ait fini de causer (ça indique juste le sens général de la réponse, pas la réplique exacte de Shepard), ça permet d’avoir des dialogues fluides (enfin, quand le moteur du jeu ne crée pas lui-même des blancs :o ) sans le « trou » qu’on a habituellement, c’est une bonne idée qui devrait être reprise par d’autres jeux je trouve
Je ne sais pas si j’aurais la verve et la légèreté d’un Cassin, d’un Daffy ou d’un Mad-Bhaal mais je vais tenter de faire un test objectif de ce jeu qui a fait couler beaucoup d’encre dans les mois précédents sa sortie.
1-les prédécesseurs
Fallout 3, c’est un peu l’histoire d’un jeu que des millions de fans (dont je fais partie) des deux précédents opus attendaient impatiemment depuis des années.
Fallout c’était un jeu bourré de référence politique, religieuse (scientologie incarné par les Hubologiste), comique (les Easter Eggs des Monty Pythons ou de H2G2 avec le cachalot et le pot de fleur dans le désert) et c’était surtout un scénario, du sexe, de la drogue, des esclaves, des armes, un gouvernement corrompus bref un monde sale, crade et adulte mais avec un vrai scénario. Et surtout des conséquences quant à nos actes (comme détruire une centrale nucléaire ou bien la réparer…).
Comme on peut le voir, Fallout 3, développé par Bethesda à qui je le rappelle on doit Oblivion, avait un fort passif à égaler. On va voir ce qu’il en est.
Fallout 3, un vrai Fallout ?
Si on se place d’un point de vue fan, que vaut le jeu ?
La scène d’introduction est typique Bethesda, on avait la même chose pour Morrowind et Oblivion. On choisit son personnage au fur et à mesure de dialogues. C’est sûr que ça change de la feuille de stat initiale dans les Fallout 1 et 2 où on faisait tout avant d’entrer dans le jeu. Là c’est du ingame et c’est pas plus mal, on est plus vite immergé.
Première constatation, on peut être un salaud avec les gens et ce dès la période de création du personnage, période sur laquelle je reviendrais plus bas, parce quil y a matière à dire sur cette partie. Et là fut ma première agréable surprise, le gamin que jinsulte en disant que sa mère est une alcoolique finie et la honte de labri refuse de me parler à nouveau par la suite. Un bon point s’il y avait une quête avec lui, tant pis pour moi je ne laurais pas. Malheureusement ça ne continue pas par la suite, les dialogue ne sont que peu impactant.
On fini donc la phase dintroduction et là on se réveille à 18 ou 20 ans et on se fait agresser par la police de labri. Même après avoir quasiment fini le jeu, je ne sais toujours pas pourquoi jai du me battre, quon me suspecte ou men veuille ok mais lattaque armée oO, toujours pas compris. On retrouvera cette tare tout au long du jeu, les passages sans baston sont très rares. Fallout 2 était un jeu où la baston était omniprésente, néanmoins en se démerdant bien, même à New Reno, on pouvait ne pas trop se battre. On sent donc le premier dérapage de la part de Bethesda, ce qui ne ma étonné quà moitié, Oblivion était un simulateur de randonnée où il semblait que le monde entier, hommes comme animaux, men voulait
Bon on passe ce combat inopportun, soit, on sy attendait, sortons de labri et là cest Waaaahhh !.. Cest moche ! Comprenez-moi bien, je ne juge pas de la qualité graphique, tout à fait suffisante pour moi, mais du rendu global dun Washington dévasté et ya pas à dire cest aussi dévasté et moche que ce que jaurais imaginé dans mon imagination. Bref, très bon point, les décors sont excellents ! Et cette impression na jamais été démentie, de Rivet City à Megaton en passant par Tranquillity Lane, ce dernier étant à vomir de mièvrerie, je nen dirais pas plus pour ceux qui ny sont pas encore passés. Par contre, tout est à faire en vue à la première personne, la vue à la troisième personne étant horrible tellement les PNJ ont des balais dans le cul. Encore un reliquat de Oblivion malheureusement.
Et le côté scénario alors ? Les choix ? Les conséquences ? Le malsain ? Année 2008 oblige, le politiquement correct nest jamais loin, néanmoins certaines missions dexécution ou encore lorsquon doit assouvir les pulsions dun psychopathe dans une simulation comme battre un enfant ou tuer une femme font que finalement cest mieux que ce à quoi on sattendait. Il est clair quon est loin de ce qui faisait la force des Fallout précédents. On est beaucoup plus dans le gentil, néanmoins comparé aux productions actuelles, ce titre est largement plus trash. Dommage par contre quil tombe par contre dans lexcès de sang et cerveaux explosés lors du système VATS. Les dialogues sont de qualité variable, jamais très longs et les attitudes pas très importantes. Certains choix sont par contre structurants, cest un bon point mais trop rare à mon gout.
Le VATS, parlons-en. Fallout 3 est un jeu de tir en temps réel néanmoins on peut mettre le jeu dans un système proche de celui des épisodes précédents. Le VATS cest bien dans les premiers niveaux où on a des armes pourries. Ca permet de moins prendre cher et surtout de moins gaspiller de munitions, souvent rares au début. Par la suite, nimporte quel monstre se fait vite défoncer par nimporte quelle arme et il vaut mieux utiliser le temps réel. Donc au final, les deux modes sont bof car Fallout 3 a le cul entre de 2 chaises, ce nest ni un bon FPS ni un bon tour par tout.
Les armes parlons-en également. Elles sont assez diversifiées mais pas tant que ça, moins que dans Fallout 2, il me semble. Certaines sont assez fun comme le lance-briquette, que lon fabrique soi-même, qui permet denvoyer les détritus que lon a dans notre inventaire sur les ennemis. Jaurais été plutôt déçu sil ny avait pas eu la possibilité de fabriquer ses armes et surtout de les réparer, ceci est pour moi le seul plus de Fallout 3 par rapport aux précédents, la dégradation des armes est prise en compte, cest intéressant et apprend à savoir gérer son inventaire (inventaire de console donc mal fait, mais bon, comme Oblivion).
Conclusion : cet opus nest pas un Fallout. On sent la volonté de Bethesda de bien faire, cest plus trash quavant, les dialogues sont mieux faits et ya de réels impacts dans les quêtes annexes. Pourtant, il manque lhumour noir et décalé de feu Black Isle. Ceci ma tellement déçu que jai lâché le jeu vers les niveaux 8 ou 9 pendant 4 mois pour ny revenir que récemment.
A mon retour, javais donc abandonné mes illusions sur le retour de la licence, jai donc vu ce jeu dun autre il et voici ma sentence.
Fallout 3, un bon jeu ?
Cette fois je me suis détaché des vrais Fallout et force est de reconnaître que Fallout 3 tire alors son épingle du jeu.
La phase de création du personnage est excellente, lexamen à lécole de labri pour cerner notre personnalité est assez marrant et cest parfois plutôt révélateur de notre nature (qui dit psychopathe !). Hormis la fin de la phase de labri, je me suis bien plu dans toute lintroduction. Oblivion est loin derrière selon moi, fini le mysticisme foireux avec un empereur pas loin dêtre assassiné, ici, on est vraiment un mec comme tout le monde qui veut rechercher son père ! Bref, introduction réussie.
Comme je lai dit plus haut, les décors sont excellents, certains les trouveront monotones mais les villes comme Rivet City ou Megaton ont chacune leur personnalité. Malheureusement par contre, les habitants de chacune des villes sont un peu fades. Hormis une ou deux personne que lon voit souvent (Moira, vu le nombre de quêtes quelle donne) et à qui ont peut sattacher pour les petites blagues quelles font, ya pas de personnalités fortes comme un Harold.
Moralité, on se rattrape sur lexploration et pour ma part, je my plais. Encore hier, je suis tombé sur un repère desclavagistes que jai allègrement carbonisé. Le plus marrant, cest que deux étaient en train de senvoyer en lair (enfin cétait plus suggéré quautre chose) quand je suis arrivé dans leur pièce en furtif. Jai gagné en prime un joli déshabillé pour mon personnage (masculin héhé).
Certains points sont très glauques comme Tranquillity Lane, pourtant la reconstitution dun quartier bourgeois américain qui naurait pas déplu aux Desperate Housewives. Jai même adoré cette partie de lhistoire et cela donne un second souffle à une histoire assez simpliste au final (ça reste du Bethesda, ne loublions pas)
Après tout le désespoir qui ma assailli lorsque je découvrais les hérésies par rapport aux deux premiers, il est certain, une fois la pilule avalée, et digérée, quun charme fou ce dégage de ce jeu qui na pour seul défaut au final que de sappeler Fallout.
Un jeu dautant plus accessible quil est à présent à 30 euros un peu partout. Si je nai pas parlé des DLC, cest parce que je ne les ai pas et ne les achèterais pas vu quils ont lair de ne rien ajouter à lhistoire.
Enfin, je tiens à préciser que même si japprécie ce jeu, je sais que je ne le reprendrais pas, il négale tout de même pas ses prédécesseurs.
Edité le 10/08/2009 à 14:28
'tain, le lance-briquette, j’avais lu un lance-biquette moi :lol: (ça aurait été marrant remarque :MDR)
N’ayant jamais joué plus d’un quart d’heure aux précédents Fallout (honte à moi, je sais :o ), je verrais si je le trouve pour pas cher De toute façon je sais à quoi je m’attends
Ça correspond plus ou moins à mes conclusions aussi (fallout-fan inside :p).
Juste un détail, pour ma part, le VATS c’est plutôt l’inverse : au début, je l’utilisait pas, ou très peu (pas assez de points d’actions), passé les niveaux 10-15 (où effectivement avec le plasma gun c’est la réussite critique à chaque coup), je l’utilisais systématiquement. Je suis assez mauvais en précision de tir (je ne monte jamais la difficulté dans les fps) et pour moi Fallout ne sera jamais un fps, je n’ai donc aucun temps à perdre avec ces bêtises.
Cassin, il est à moins de 20…et tu te dois de faire les 2 premiers :o
Edité le 10/08/2009 à 14:50
Pour Fallout 1 choisit un mec avec 5 en force et 7 en endurance pour tenir le coup au début. Blinde ensuite charisme et intelligence pour les dialogues. Enjoy !