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Commentaires : Starlink : où en est la constellation de SpaceX après neuf lancements? (page 2)

Il faut ajouter qu’en plus du volume, ce sont les plus lourdes charges utiles que peut transporter SpaceX en orbite basse avec Falcon 9, avec 15.6 tonnes.
Même s’ils avaient plus de place, ça coincerait un peu.

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Voici quelques photos complémentaires:

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L’article fait quand meme l’impasse sur une chose importante, les sat lancés actuellement ne disposent pas de l’inter connexion laser entre satellite, ce qui pénalise fortement les capacités de transmission. Ce n’est que fin 2020/début 2021 que les sat en seront équipés.

Oooh bien vu je ne les avais pas encore, celles-ci !

C’est tout à fait vrai, mais c’est un pari pris. J’ai vraiment voulu que ça reflète une image qui s’arrête au 30 juin.
On lit d’ailleurs beaucoup de sources contradictoires, certains expliquant en raison des dernières demandes à la FCC que les liens intersatellites seraient à priori totalement abandonnés en faveur du plus grand nombre de satellites (42000).

Sans trop y croire (j’ai pris l’habitude de me méfier des belles promesses dans ce domaine), j’espérais que les nouvelles méga-constellations pourraient combler les faiblesses actuelles de la téléphonie mobile par satellite (j’ai connu pas mal de galère avec Iridium, Inmarsat, Globalstar, Thuraya). Il suffit que le masque montagneux soit un peu trop resserré, que la canopée soit un peu trop dense, ou encore que la latitude soit un peu trop élevée pour que le téléphone se transforme en une brique inerte, précisément là où on a le plus besoin !!! Par exemple, avec « seulement » une soixantaine de satellites Iridium, il faut parfois attendre plusieurs minutes (voir plusieurs dizaines de minutes en position abyssale) avant de pouvoir déclencher un secours en montagne.
Mais comme visiblement Starlink n’est pas prévu pour la téléphonie mobile, je vais devoir encore attendre…

Une balise SAR de Galileo pourrait vous sauver beaucoup plus vite en montagne… Mais ça n’implique pas les communications.

Certaines balises SAR permettent quand même l’envoie de petits textos (généralement prédéfinis à l’avance). Ça ne remplace pas un téléphone mais c’est complémentaire (c’est plus robuste et l’autonomie est excellente - même en position abyssale l’alerte finira bien par passer).

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« les liens intersatellites seraient à priori totalement abandonnés en faveur du plus grand nombre de satellites (42000) » ==> Du coup c’est plus proche d’une constellation Globalstar que d’une constellation Iridium. C’est beaucoup plus restrictif, car pour que cela fonctionne, il faut qu’une station relais soient présente dans la même fauchée (l’utilisateur doit voir un satellite qui lui même doit voir une station). Ça marche bien avec des solutions géostationnaires (Inmarsat offre ainsi une couverture mondiale - pour les latitudes moyennes à basses), mais en orbite basse, la couverture ressemble à de l’emmental (c’est le point faible de Globalstar qui en pratique se limite aux zones civilisés - voir carte si dessous, sachant qu’à l’usage, les zones oranges sont casse bonbons).

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Yes, ça implique d’avoir un réseau secondaire de stations au sol (qui elles sont fibrées). A voir si ces solutions sont mises en place ou non.

D’un point de vue purement technique, les liaisons laser intersatellites sont très compliquées à mettre en œuvre. Tant que les satellites sont sur le même plan orbital, c’est assez simple, mais la gestion des sauts entre plans est complexe.
Il faut que les lasers puissent suivre un autre satellite rapidement et en changer dès que celui-ci est trop éloigné.
Juste d’un point de vue mécanique, ça risque d’alourdir fortement les satellites et diminuer leur fiabilité.

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Et ici on s’époumonne sur la 5G à 3,4 GHz alors que cette constellation va nous inonder en ka ou ku.
Qui nous dira si c’est bien ou mal, et qui ira dire à Elon de couper quand ses satellites passeront sur un bout de France ?
On a des lumières… Enfin de la basse conso !

J’imagine que le projet de Lynk vous intéresserait, non ?
https://lynk.world
Ça ne s’intéresse en pratique qu’aux opérateurs de téléphonie mobile pour étendre leur réseau à moindre coût, mais c’est un début.

Le principe d’étendre les réseaux terrestres est dans l’air depuis pas mal d’année, mais c’est typiquement le genre d’idée facile a énoncer mais affreusement difficile à mettre en œuvre puisque la téléphonie par satellite pose de nombreux problèmes, à commencer par la puissance des signaux (l’orbite géostationnaire c’est loin pour un téléphone portable) ou la gestion des effets relativistes en temps réels (l’orbite basse c’est beaucoup plus près mais ça bouge beaucoup plus). Et une fois ce cauchemar technologique plus ou moins bien surmonté, il reste encore de nombreux impondérables (Globalstar n’a vraiment pas eu de bol avec le lanceur Proton, boom et re-boom), et pour finir le plus difficile reste la rentabilisation de tout ce bazar dans un domaine ultra-concurrentiel (ce n’est pas pour rien que Starlink va être subventionné pour la bagatelle de 19 milliards de dollars) et ultra-réglementé (l’extraterritorialité du droit américain s’exprime en plein avec de nombreuses conséquences indésirables, comme par exemple se balader dans la foret équatoriale, trouver une trouée suffisante pour se connecter avec 5 barres au satellite géostationnaire situé pile au dessus de ta tête, mais pas suffisante pour réussir la géolocalisation qui est malheureusement la condition sine qua non avant de pouvoir utiliser le réseau - il faut croire que l’oncle Sam veut d’abord te pister avant de t’espionner).

Bref, comme je l’ai dit plus haut, j’ai pris l’habitude de me méfier des belles promesses dans ce domaine…

Ne peuvent ils pas mettre deux lasers dans chaque satellite ?

Je découvre le bouzin depuis 5 minutes et je ne comprends pas tout.
C’est un réseau wi-fi si j’ai bien compris. Quel en sera le débit (la fourchette quoi) ?
Qui en sera l’opérateur ? un « FAI » internationale créé par Elon ou vendra t’il son débit aux FAI nationaux ?
Quel cout peut on en attendre pour l’utilisateur finale ?
J’ai lu qu’il comptait déployer environs 40 000 satellites. Est ce vrais ?

C’est un réseau internet par satellite. L’idée c’est d’avoir une antenne (fixe) qui communique avec le satellite d’un côté, et en Wifi avec votre portable.
On manque un peu de données côté débit, mais ce devrait être un bon équivalent de l’ADSL/4G.

SpaceX semble pour l’instant vouloir assurer le rôle d’opérateur, mais ça dépendra des pays en fait, dans de nombreuses nations il n’est pas possible de passer outre un opérateur national.

Pas non plus d’informations côté coût, mais le système sera en concurrence avec ses équivalents terrestres, donc il faut s’attendre à ce que ce ne soit pas beaucoup plus cher. Enfin, côté satellites, c’est vrai oui, mais on manque encore un peu de lisibilité dans la façon dont la constellation va être déployée après le maillage initial.

Ok merci pour les infos. C’est plus clair. J’imagine qu’ils vont dans un premier temps couvrir les zones peu couvertes des USA. J’imagine aussi qu’ils couvrirons les autres zones à l’internationale que si le marché leur est accessible.
Car bien que cela soit techniquement possible je ne les imagine pas vendre un service sans l’aval du pays concerné.
Quand je dis techniquement possible c’est en imaginant que les satellites ne sont pas concerné par le droit d’un pays a disposer de son espace aérien mais, pour tout dire, je n’en sait rien. D’un autre côté « l’espace aérien » doit bien s’arrêter quelque part. Il ne peut être tel un « cône » qui partirait du centre de la terre vers l’infini.

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« ils couvrirons les autres zones à l’internationale que si le marché leur est accessible » ==> Évidement, d’ailleurs dans certains coins les terminaux satellitaires sont purement et simplement interdit (si tu te fais prendre avec un GPS ou un téléphone satellitaire, tu plonges direct pour espionnage).

Surement. Ce que je voulais dire c’est que je n’ai aucune idée quand au droit à la couverture satellite d’un territoire sans autorisation. C’était donc plus le droit de celui qui implémente qui m’interrogeait que de celui qui utilise.