En France, l’usine marémotrice de la Rance produit à elle seule 10 % de l’électricité bretonne depuis 1966. Soixante ans plus tard, l’énergie des marées, dit vulgairement, refait surface comme une solution renouvelable, prévisible et stratégique pour anticiper les crises énergétiques mondiales.
Le dernier paragraphe, c est la meme pour une centrale nucléaire, sauf que la centrale c est plus cher, plus de risque, gestion des déchets,…
L’article est instructif, mais je trouve que les conclusions sont trop restreintes. Toute centrale de production est une cible (à choisir une cible, il vaut mieux taper dans une centrale nucléaire ou, à gaz) car l’effet est plus important. C’est sûr qu’il est plus inutile de taper sur des panneaux solaires ou des éoliennes (vu le nombre et la faible puissance), mais toute puissance militaire apprend à protéger ses points vitaux. Si une centrale marémotrice est stratégiquement importante, elle sera protégée en conséquence, ce qui rend l’argument de la vulnérabilité caduque. À choisir, il vaut mieux une rupture d’un barrage marin que d’un barrage alpin, donc là encore, l’argument semble faible. De plus, plus il y a de telles usines en fonctionnement, et moins l’impact d’une perte de l’une d’entre elle est important.
Quand au coût de l’infrastructure, j’aimerais avoir des chiffres, quel a été le coût au MWh produit depuis sa construction, à comparer au coût de production d’une centrale nucléaire (et de son démantèlement).
EDIT: J’ai cherché les chiffres (source Wikipédia). La centrale a coûté 817M€ pour une capacité de production de 240MW, 500GWh par an. Depuis sa construction il y a 45 ans, elle a produit 22.5 TWh, soit le MWh à 2.7c€. Elle est donc largement rentabilisée et rentable. Je n’ai pas les coûts de maintenance, donc le prix au MWh est très probablement supérieur, mais probablement pas 4x supérieur, donc toujours très rentable. Wikipédia donne un coût de production à 1.8c€ par MWh vs 6ct€ pour le nucléaire.
Au moyen-âge, ce n’était pas de l’electricité, mais on fait tourner des moulins. il en existe un (Il date de 1633-1638) sur l’ile de Bréhat
explication ici : https://moulinbrehat.fr/le-moulin/comment-ca-marche.html
Nucléaire ou charbon il faut choisir
Autrement dit, la France a un potentiel marémoteur très, très important.
non.
cette usine est quasi unique au monde et cela lui vaut d’ailleur l’interet de plusieurs pays depuis sa construction.
cependant il ne suffit pas d’un trait de cote. ce n’est possible que lorsque plusieures conditions sont reunies, principalement un site qui possede a la fois une « baie » suffisement grande pour faire reservoir, un estuaire suffisement restreint mais pas trop profond pour qu’une telle construction soit realisable, un marnage suffisant.
d’ailleur malgré l’interet, on ne compte que 2 autres installation maremotrice, 1 au canada et 1 en coree du sud, qui envisage une 2nd.
d’autres projet potentiels sont plus ou moins discutés, mais rien de concret a part le 2nd projet sud coreen
tout cela mis bout a bout, fait qu’il n’y a en realité que tres peut de site propices a une telle installation dans le monde.
il faut egalement ajouter l’impact sur l’ecosysteme, notement la sur sedimentation qui resulte de l’usine (1% de perte de capacité d ureservoir par an), ce qui modifie l’ecosysteme et peut / vas, a terme, reduire la capacité de l’usine.
en langage moderne cela s’appelle une éolienne, sauf qu’au moyen âge quand on construisait un moulin il n’y avait pas immédiatement 10 associations pour essayer à tout prix de l’interdire parce que c’est pas « écolo ».
Traduction « aller donc construire une centrale nucléaire voir à charbon chez les autres mais pas des éoliennes chez moi »
La preuve que non dans cet article…
Non, c’est bien un moulin à marée avec de l’eau, une éolienne (de Eole, dieu du vent) fonctionne avec le vent.
je le connaissait pas et c’est intéressant à voir .
Mais finalement le soucis est le même dès que vous voulez faire quoi que ce soit immédiatement une association se monte pour vous mettre les bâtons dans le roues mais si on regarde avec attention c’est surtout « faite-le chez les autres mais pas chez moi »
Pas que , solaire, eolienne, méthanisation de déchet organiques (methane pire que le co2 donc meilleur si on le récupère), energie osmotique ca avance pas mal,…bref il y a d autres source. Mais en général on aime le gros truc qui produit beaucoup tout seuls
en langage moderne cela s’appelle roues à aubes
Une éolienne est mu par la force du vent, du nom du Dieu du vent: Eole
Ici elles sont mues par l’eau !
Je n’avais pas vu ta réponse !
l’énergie des mariées, un peu de relecture ne fait de mal à personne…
Edit modo : bien vu
C’est remonté à la Team pour correction
J’ai été chauffeur de car au début des années 70 à Dinard.
J’ai amené des groupes d’ingénieurs de différents pays visiter l’usine marémotrice. J’ai même eu l’occasion de visiter une turbine démontée. Impressionnant.
Eh oui, ils ont beaucoup d’énergie les jeunes mariés… !
@xryl
Vos remarques sont très pertinentes (sauf un petit détail, les coûts que vous évoquez sont en c€ par kWh et non par MWh). Je me permets d’ajouter que le coût de production de 18€/MWh (1.8 c€/kWh) évoqué dans l’article Wiki sur l’usine de la Rance est environ 2 fois plus faible que celui qu’on obtient en divisant le coût de construction actualisé (817 M€) par la quantité d’énergie produite depuis la mise en service. Il doit donc s’agir du coût de fonctionnement (masse salariale, maintenance, foncier…), auquel il faudrait donc ajouter les 36 €/MWh correspondant au coût de construction actualisé amorti sur 45 ans. Le coût total (investissement + fonctionnement+ frais financiers) devrait donc se situer au mieux autour de 54 €/MWh, donc très voisin de celui de la filière nucléaire, mais sensiblement en-dessous de celui de la filière éolienne.
Cordialement
Laurent
@ Max6 & Palou
"Excusez-moi mais j’ai tout de même l’impression d’apporter de l’eau à votre moulin.
- Qu’est-ce que tu veux que je foute de ton eau? C’est un moulin à vent, crétin !"
(Houlala, celui-là, quand il ne dort pas, qu’est-ce qu’il est désagréable !)
Philippe Geluck, Le chat est parmi nous, Casterman 2020
Autre article intéressant sur ce sujet:
https://www.sirenergies.com/article/energie-maremotrice-avenir
L’énergie des marées est en effet fort séduisante. Sur le papier.
Contrairement à celle du vent, elle est périodique et parfaitement prévisible. Il suffirait d’une capacité de stockage électrique relativement modeste (sur une demi marée soit 6h15) pour obtenir une production en continu. Et le coût final du MWh semble assez proche de celui de la filière nucléaire (voir les commentaires ci-dessus).
Pourtant, comme le faisait fort justement remarquer Nikon561, il y a très peu d’usines marémotrices dans le monde. Il doit bien y avoir une raison… ou deux ou trois.
Outre les contraintes géographiques et écologiques déjà soulignées, il en est d’autres purement physiques. Tout élève de terminale scientifique doit savoir - en principe - que l’énergie produite par une turbine de barrage est à peu près proportionnelle à la hauteur de chute. Et les 10 à 15 m de marnage de la Rance ne pèsent pas lourd devant les 100 à 140 m de hauteur des barrages fluviaux. Ajoutons que la production marémotrice, qui s’annule deux fois par marée, ne peut excéder en moyenne 25% de la puissance maximale délivrée à l’étale.
Enfin, le marnage lui même varie considérablement, d’un facteur 2 à 3 entre les vives eaux et les mortes eaux, avec une périodicité de 2 semaines. Pour lisser cette variation hebdomadaire, il faudrait une capacité de stockage autrement plus importante que celle évoquée plus haut…
A noter que ces limitations physiques et géographiques valent aussi pour l’énergie hydrolienne, autre serpent de mer qui alimente périodiquement la PQR et la presse web.