Commentaires : Recharge en 4 minutes : la France a-t-elle vraiment besoin de la technologie de Geely?

Exemple de camion longue distance que l’on peut croiser en Amérique du nord:

Au Canada, et en plus celui-là est québécois ou ontarien, on en trouve rarement aux États-Unis avec ce type de configuration d’essieux, à part au Michigan.

Ah bah du coup j’ai pas que des idées farfelues :sweat_smile:

Bon par contre c’est écrit expérimentation entre 2010 et 2020, et pas d’infos depuis ?

Bah non. Le problème, c’est que ça coûte 2 millions au kilomètre, et qu’il faut des camions adaptés spécifiquement.

J’admets que je ne trouve pas l’idée complètement idiote.

D’ailleurs, vu la puissance et le couple de moteurs électriques, on pourrait envisager d’avoir des ensembles routiers plus lourds, avec plusieurs remorques (ce qu’ils appellent train routier au Québec et LCV ailleurs, souvent un camion attelé à 2 semi-remorques de 16m20, voire 3 — ça a été testé entre Regina et Saskatoon il y a quelques années mais a priori ça n’a pas porté ses fruits. Il y a encore, et seulement en Saskatchewan, des B-trains du type de la photo ci-dessus auxquels est attelée 1 semi-remorque de 16m20).

Mieux, vu qu’avec 3 ou 4, voire plus, remorques, on ne peut rouler que sur des routes dédiées, on pourrait imaginer de remplacer les pneus par des roues en acier, et mettre des guides en acier au sol pour diminuer la résistance au roulement. On pourrait appeler ça Network of Intelligently Adapted Road Trucks, ou NIART.

Oui, mais ça serait compensé par le coût au km bien moins cher que pour le thermique, et le coût environnemental bien sûr.

De telles installations seraient de toutes façons opérées commercialement, l’électricité fournies avec marge servant à payer l’installation et l’entretien des infrastructures.

Ou appeler ça voie ferrée et train :sweat_smile:

Sur ce point, il y a une difficulté également, c’est justement comment facturer cette électricité.

Je pense pas qu’il soit possible au niveau de la ligne de mesurer précisément la consommation individuelle de chaque véhicule l’utilisant, et facturer de façon forfaitaire c’est pas simple, puisque ça dépend du modèle du camion, de sa vitesse, de son chargement, donc un forfait en avantagera forcément certains au détriment d’autres.

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Un compteur dans le camion, comme le linky chez toi.

J’imagine…

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Comme le mentionne @Bombing_Basta , il suffirait d’enregistrer la consommation dans le camion, et de le transmettre comme pour un badge télépéage.

Oui, mais ça serait compensé par le coût au km bien moins cher que pour le thermique, et le coût environnemental bien sûr.

Je suis assez d’accord, mais comme je le mentionne plus haut, il faudrait une volonté politique forte pour investir pour l’avenir, un glandu dans son garage ne va pas pouvoir bouger grand’chose.

Oui, mais comment s’assurer que tout est bien comptabilisé ? Les caténaires, c’est complètement passif, ça délivre du courant sans aucun contrôle, je ne vois pas trop comment on pourrait garantir que le camion qui se branche dessus est bien doté d’un compteur et qu’il n’a pas shunté le compteur… À minima je pense que ça obligerait à faire beaucoup de contrôles aléatoires.

EDF a pourtant résolu ce problème de manière assez fiable pour ne pas faire faillite…

Déjà un camion DOIT avoir un « disque kilométrique », et tous en ont un et c’est plutôt devenu difficile de le shunter sans conséquences.

Un compteur type linky avec communication en temps réel par CPL, plombé de manière « inviolable », c’est si dur à ton avis ?

Je ne vois pas pourquoi ce serait plus compliqué d’obliger légalement des camions équipés de cateners par des constructeurs forcément agréés d’avoir un système identique pour le courant consommé.

Et on peut envisager tout plein de systèmes de contrôles comme des caméras placés régulièrement pour lire les plaques et comparer avec quel camion consomme ou pas, quel camion est équipé de pantographes ou pas…

T’inquiètes pas quand il s’agit de faire payer les solutions y’en a.

Oui, sur des installations fixes et relativement faciles à contrôler et un poil risquées à manipuler pour les bidouiller (car en amont du compteur, c’est toujours sous tension).

La difficulté n’est pour moi pas dans l’obligation, mais dans le contrôle de son respect…

Mais effectivement, j’avais pas pensé aux contrôle des plaques, assez simple à mettre en œuvre.

Et en y réfléchissant un peu plus, il pourrait aussi y avoir une communication entre le compteur et le réseau (via CPL) qui permettrait de surveiller en temps réel si sur chaque tronçon il n’y a pas un écart trop important entre la quantité d’énergie injectée et le relevé de l’ensemble des compteurs sur le tronçon. Ça ne permettrait pas d’identifier immédiatement le fraudeur, mais de cible les contrôles.

Une paire de gants d’électricien ça coûte pas bien cher :sweat_smile:

C’est pour ça que je parle du CPL, et couplé à un contrôle caméra ça permet de savoir direct qui fraude, puisqu’il suffit de faire la différence entre les compteurs qui consomment associés avec les plaques, et quelle plaque n’a pas de consommation sur son compteur.

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De la même façon qu’on enregistre les heures de conduite, les infos sur le temps pendant lequel le moteur tourne, à quel régime, etc. On sait déjà faire ça.

Ca et des caténaires, je crois que ça existe déjà, ça s’appelle des trains. :thinking:

—> https://www.youtube.com/watch?v=v20rKGJl6V0

Pas nécessairement, en Australie les trains routiers roulent sur route ouverte.

Ouais mais vue la fréquentation de ces routes du fin fond de l’outback, on peut quasiment les considérer comme dédiées à ça :sweat_smile:

T’es en retard et en plus tu lis pas les messages des autres, c’est du propre :face_with_hand_over_mouth:

Ils ne peuvent pas rouler partout, entre autres dans les zones urbaines, comme les trains routiers canadiens ou états-uniens. Ce sont donc bien des routes dédiées, je dois même avoir celle pour l’Alberta quelque part sur mon ordinateur.

C’est un cas d’abus de langage je pense car les routes « dédiées » en Australie (mais j’imagine aussi aux Canada et USA) sont aussi ouvertes aux autres véhicules.

Hors « dédier » implique au sens propre exclusivité.

C’est le cas pour les pistes cyclables en France par exemple, ou seuls les vélos ont le droit de rouler dessus, pas les autres 2 roues, ni autres véhicules.

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