Commentaires : Pourquoi je continue d’acheter des Blu-ray en 2026 (et pourquoi ça a encore du sens à l'ère du streaming)

Il y a aussi un autre point que les « jeunes » ne prennent pas encore conscience avec le streaming, c’est effectivement la « non possession » de l’œuvre. En vidéo, c’est relativement accepté car les gens ne regardent bien souvent un film ou une série qu’une seule fois, mais combien de fois j’entends dire « MES albums ont disparu de deezer/spotify ». Mais ce ne sont pas TES albums justement, toute la subtilité est là.

C’est une question de passion. Il y a des gens plus ou moins attachés à des considérations diverses. C’est selon l’intérêt porté à la chose et les motivations selon le temps qu’on a de disponible.

Un mélomane, quelqu’un qui aime la culture, n’aura pas les mêmes habitudes qu’un jeune qui préfère être avec des copains dans la rue. L’équipement de maison n’a aucun intérêt pour ce dernier.

Pour l’audio ,à 66 ans après avoir travaillé 35 ans en environnement bruyant, j’ai une ouïe normale pour mon âge, c’est à dire qu’il ne reste pas grand chose dans les aigus…alors le streaming me va très bien, j’ai juste à mettre motorhead un peu plus fort ( ça va, les voisins sont loins :sunglasses:).

L’extraction est aussi un problème.

Oui, je faisais cela il y a très longtemps avec DVDFab. Mais AnyDVD couplé avec Nero pour l’extraction sans compression DVD ou BluRay étaient mieux à cause du cryptage qui n’arrêtait pas d’évoluer, mais c’était plus lent. Et à l’époque, c’était déjà lourd de mettre à jour AnyDVD tous les mois ou plusieurs fois par mois. Je faisais ça pour copier les films du Video-Club. Pour AnyDVD, il fallait passer par le Warez sur Astalavista point box point sk.

Mais les films achetés, soi-même, sur support avaient leur code de téléchargement de copie numérique. Ce qui rendait leur extraction complètement futile puisque l’on pouvait télécharger la copie librement et légalement.

NB : ne jamais aller sur le torrent. C’est illégal et surveillé. At your own risk.

Les gens vont peut etre comprendre que netflix, amazon, etc…, tu achetes du vent ? tu payes 20ans, tu arretes, tu n’a plus rien !!!

Article très intéressant. Il faut continuer à soutenir le support physique et je pense que les ventes en volumes vont montées en puissance. Augmentation des prix des plateformes streaming en permanence, dolby vision / atmos et hdr10/10+ à des prix abusifs… toute l’industrie va pousser à se diriger vers le support physique dans les années à venir (pour des raisons tarif/qualité). Je préfère acheter 2 ou 3 films en BR4K par mois et profiter de mon home cinéma avec dolby vision/atmos que de payer (21.99€/mois pour profiter du atmos et celà sera de pire en pire).

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Je n’ai pas de Blue Ray, mais une grosse collection de DVD tant en physique qu’en fichier Iso, je suis plus exigeant sur le son et écoute toujours des CD ou des FLAC 24 bits en demat.
Entièrement d’accord avec certains sur la notion de support de demat. Mes premiers CD gravés dataient des années 90 et ont dû être soit regravé, soit stockés en Iso. La durée de vie d’un disque dur est aussi un problème, et je ne parle pas des SSD, ceux qui ont utilisé comme moi les premières générations ont sûrement une idée du soucis.
Nous avons retrouvé avec mon frère de très vieilles photos , pieusement conservées . Certes, un tirage argentique vieux de 100 ans n’a pas la qualité visuelle d’une image moderne en 8K, il véhicule une émotion. Un disque vynil de 60 ou 70 ans qui a été passé et repassé craque , parfois saute, mais véhicule tout autant d’émotions, pareil pour un vieux film , sauf que mes premiers DVD achetés ont une trentaine d’années et commencent à avoir des soucis, même en étant précieusement conservés. Quant aux VHS…

mais d’une image qui reste structurellement contrainte par la compression et par des débits variables

Justement, celui qui a le plus de loisir d’utiliser des débits variables (pour mieux supporter les scènes plus riches, justement), c’est bien le blu-ray. En streaming, on doit être le plus constant possible, garder le même bitrate et compresser plus fortement les scènes complexes.

Ca rassure de voir encore des gens attachés au physique, qui dispose encore de nombreux avantages, quand le média est disponible dans ce format. Je constate que de nombreuses oeuvres ne sont pas sorties ou ne sortiront jamais en version physique, et ça laisse supposer le pire pour leur disponibilité dans un futur plus ou moins proche.
J’ai acheté une PS5 exprès pour avoir un lecteur BRD supplémentaire, histoire de toujours en avoir un disponible et lire mes nombreux films ou CD.

Le problème du physique, outre la pérennité sur le long terme (les lecteurs ne courront pas les rue dans quelques dizaines d’années), et la place physique que ca prend. .
Moi j’ai préféré faire une petite collection dématérialisée acquise , avec combo NAS + PLEX.

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Il m’arrive toujours d’acheter un support matériel (pour la musique en particulier) pour les mêmes raisons que celles expliquées dans l’article.
Cependant, je les dématérialise systématiquement pour les avoir dans ma bibliothèque facilement.
Je n’ai pas cherché depuis longtemps, mais une solution pour moi serait de pouvoir acquérir les fichiers dématérialisés, au meilleur de leur qualité, sans protection ou nécessité d’être pieds et poings liés à une plateforme.

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Le streaming est une aberration technique et commerciale … c’est simplement le moyen de te rendre, toi consommateur, encore plus dépendant et de développer le modèle économique de la location, si cher à nos banquiers allergiques au risque. Le moyen de te rendre dépendant des productions, des réalisations, des scenarii, d’une industrie qui ne fait pas toujours rêver … tout ce qui est original et non-commercial y est absent, tout ce qui fait la beauté de l’art y manque ou est voué à en disparaitre. C’est la moyen d’industrialiser toujours un peu plus une expérience cliente qui ressemble de plus en plus à une prison « laquée à la peinture dorée ». Quant on voit les ressources que l’Humanité consacre à ces modèles économiques et artistiques décadents et dégradants on ne peut que pleurer devant tant de bêtises et de gâchis.

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Article relativement technique, mais dans mon cas, il y a beaucoup de série ou de film simplement non disponible sur les plateformes ou, pas disponible en VF. Alors que sur mes DVD, la VF était bien là.
Séries et film japonais notamment

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Comme il n’y a que des logo 4K sur toutes les TV, c’est sûr qu’on pas y échapper, ça veut presque plus rien dire à part que l’image est ‹ plus belle › :smirk:
Un bon vendeur sera expliqué, mais c’est pas toujours le cas (surtout en supermarché :rofl:), et expliquer la différence entre une Hisense à 400€ et une Panasonic à 1500€ !

Au delà de l’aspect qualité, il est vrai qu’il y a un argument qui est moins mis en avant en possédant une version physique : c’est avoir la garantie de posséder un film (ou un jeu, une application) non modifié, ou supprimé aux bons vouloirs d’une plateforme.

On pense notamment à certaines scènes qui pourraient être éditées ou censurées aujourd’hui car elles ne sont plus politiquement correctes (allez dernière petite polémique en date, des gens dont Macaulay Culkin lui-même souhaiteraient faire supprimer la simple scène où on voit Trump dans Maman j’ai raté l’avion 2). Si on commence à éditer chaque film ainsi, et bien l’œuvre originale se perd tout simplement. C’est un peu la même chose pour les applications au final. Microsoft décide d’arrêter Publisher, ceux qui ont l’abonnement perdent l’accès à l’application définitivement, les personnes qui ont acheté la suite en achat définitif la conservent…

Pourquoi voir les choses de manière binaire. Non seulement j’ai l’abonnement M365 mais en plus, j’ai les versions 2021 et 2024 d’Office en licence perpétuelle déjà enregistrées chez Microsoft. Il n’y a pas de trucs que l’on perd définitivement. Et puis vu le prix auquel on peut acheter ces licences, ce serait dommage de s’en priver au cas où l’on arrêterait l’abonnement. :wink:

Il y a des nuances à avoir qui rend les choses plus complexe. Pour l’audio en VO, le Blu-Ray 4k et même le Blu-Ray reste supérieur, le maximum en streaming est le Dolby Digital Plus Atmos 5.1.2 768 kbps. En fonction des éditeurs, la piste peut être plus ou moins compressée sur la dynamique. Il existe également quelques pistes particulières en Dolby Digital Plus 5.1 768 kbps en achat avec une transparence qui ne fera pas la différence avec le Blu-Ray (si même mix et même configuration en 5.1).
Pour autant, il existe quelques mix foirés sur les BluRay et BluRay 4k qui ne sont pas tolérable. Home Alone par exemple a un mix foiré sur le UHD mais pas sur le Blu-Ray (pas de remix réel, la centrale a été gonflée et la présentation foirée). La version streaming a une piste compressée en dynamique mais homogène par rapport au UHD.
La VF est pire car c’est encore plus aléatoire. Certains Blu-Ray avaient des pistes mieux encodées (DTS-HD HRA ou MA) non disponible sur l’édition 4k distribuée en France. (Exemple : La Momie, Terminator Renaissance, Minority Report, Jurassic Park, etc). Certaines pistes qui étaient mal encodées à l’époque, sont encore présente (Exemple : tous les films de Warner en Dolby Digital 5.1 448kbps, 640 kbps sauf certains Burton), voire certaines pistes endommagées comme V pour Vendetta (Dolby Digital 5.1 448 kbps avec une rupture de 10 minutes sur un canal surround présent depuis la version DVD) ou encore Home Alone où la piste 5.1 est totalement altérée et inexploitable depuis le DVD (seul piste disponible au demeurant).
Dans certains cas, les pistes compressées sont clairement moins mauvaise en streaming et ce n’est pas normal. Aussi l’absence d’édition française avec le doublage qui peut être disponible en streaming. (Disney ne distribue plus systématiquement leurs Blu-Ray 4k en Europe)
Sur l’image, plusieurs paramètres vont jouer : le master, la qualité d’encodage, la complexité de l’image, les technologies et le débit. En prenant un film avec le même master, les mêmes métadonnées (limité au Dolby Vision MEL sur le BluRay 4K) mais avec un débit limité à 24,5 mbps en moyenne contre 80 mbps, aucune différence sera perceptible pour un humain sur un affichage direct (télévision) de 100 pouces à distance optimale en lecture. Tout le problème du streaming est là, en fonction du service certains sont mauvais (Exemple : Amazon), d’autres sont meilleurs (Exemple : Apple).
Autre problème : les mauvais choix des éditeurs comme Disney. Pas d’Imax, pas de Dolby vision jusqu’à récemment sur leurs Blu-Ray 4k, une qualité d’encodage variable. Sur Tron Legacy en 4k par exemple, il existe des artefacts de compression qui ne sont pas liés au débit moyen mais à la qualité d’encodage.
Par moment, la qualité d’image est même meilleure en streaming par rapport aux erreurs des Blu-Ray 4k. Exemple : le premier Jason Bourne a un master foiré sur le BluRay 4k (HDR10 uniquement), une version streaming est sortie avec une qualité meilleure (en plus d’un mastering en Dolby Vision).
Encore plus pénible, il n’existe pas toujours d’édition Blu-Ray 4k d’un film surtout pour des des productions à petit/moyen budget. C’est le cas des productions A24 où il existe pleinement en streaming une version 4k HDR/DV/SDR. La qualité visuelle est donc meilleure par rapport au support physique mais pas l’audio.
Aussi, les métadonnées HDR ne sont pas altérées pendant l’encodage sauf si le fichier de sortie est endommagé, seule la structure de l’image est impactée, les différences proviennent d’utilisation de deux masters différents. Par exemple, les Star Wars ont le même master en streaming ou Blu-Ray 4k sauf pour le III. Disney oblige, pas de Dolby Vision sur le Blu-Ray 4k mais la présentation HDR est de base moins bonne en streaming.
Dernière précision, aucun vidéoprojecteur domestique permet un affichage correct du HDR. Le HDR n’est pas gérable par les technologies actuelles (DLP, Tri-LCD ou SXRD/D-ILA) et pas qu’à cause du pic de luminosité ou du contraste. La qualité du Tone-mapping est primordiale.
Oui le Blu-Ray 4k reste le seul support ultime pour la qualité des pistes audio globalement (surtout en VO) mais sur l’image, c’est trop complexe pour dire oui ou non. Pour le consommateur moyen, la qualité est suffisante et assez proche surtout si le master est identique en streaming avec un débit correct et la scène audio est très rarement investis pour que la piste soit problématique. Pour le cinéphile, c’est un peu la roulette russe entre les éditeurs, par moment le Blu-Ray 4k est le produit ultime, par moment il faudrait une fusion des deux mondes. Aussi, une préservation sur stockage est préférable au disque. Un disque s’altère avec le temps (sans même l’utiliser) et c’est un peu aléatoire sur son niveau de dégradation, même dans des conditions optimales de conservation. Un stockage comme un disque dur ou même des SSD seront plus fiable (mais un risque demeure donc nécessité de la duplication s’il y a une volonté de préservation). Un bon point du disque est qu’il permet moins de dépendance car en streaming, ce sont des accords entre distributeurs qui peuvent s’arrêter et donc la disparition du contenu de la plateforme.

Oui, il y a des contraintes techniques qui font que la VF est codée différemment de la VO, en moins bien. Mais c’est quand même très théorique tout cela parce qu’en fin de compte, cela ne gâche pas le plaisir de visionner le film…pour un humain. :slight_smile:

J’ai un ampli Sony HTR590 5.2 mais je n’ai réalisé les branchements qu’en 2.0 en colonnes. La centrale et les surrounds sont au placard. Je n’aime pas du tout les différences entre les enceintes, surtout la centrale. C’est pourquoi je ne m’intéresse plus aux différents formats audio.

Pour ton utilisation personnelle mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Ce n’est pas des contraintes techniques même si certaines pistes ne peuvent plus être remixées car les stems vocaux ont disparu avec la fermeture des boîtes de doublage notamment (Superman de 1978 ou Les Dents de la Mer avec le 1er doublage par exemple), c’est une question entre l’argent et la fénéantise (les deux s’arrangent mutuellement avec la fénéantise plus dominante sur de très grosses productions). Le saccage de la dynamique par une trop grosse compression impacte n’importe quel système. Aucun ampli ou solution logicielle ne peut restaurer les dommages de compression, la lecture du dialnorm par l’ampli peut relever le volume pour l’ajuster. (Si tenter que le master et le dialnorm appliqué soient cohérent)