Un standard ne change pas. Il peut y avoir des révisions suivantes mais, par définition, il est figé. C’est à dire qu’aujourd’hui, un fichier au format OOXML sera toujours ouvrable sur OnlyOffice, puisqu’ils ont implémenté le standard OOXML.
Maintenant, si Microsoft décide d’ajouter un mode copilote à ses fichiers pour qu’ils se remplissent tout seuls de contenus insipides, ce n’est plus dans le standard publié. C’est plus du OOXML, c’est autre chose.
Et je doute que Microsoft le fasse (ou alors avec un failback vers la version officielle) car c’est justement parce qu’ils sont à leur standard OOXML qu’ils ont des contrats d’États. En gros, si un utilisateur de Word 365++AI-supersize écrit un fichier qui n’est pas ouvrable avec un Word 2025 de base qui a été accepté lors de l’appel d’offre, c’est un problème pour Microsoft, car il s’est engagé à ce que ce soit le cas. Je pense dans ce cas qu’il y aura une option « Enregistrer sous, docx OOXML standard » pour cela.
Bref, c’est toute la subtilité d’un standard, soit tu y es soit tu y es pas. Lorsque M$ a fait standardiser son format, malgré les détracteurs qui critiquent l’opacité du standard, il a figé dans le marbre les features possibles du format. Il ne peut plus en sortir facilement maintenant s’il la « standardisation » a été le critère de choix de l’utilisation de sa suite office. OnlyOffice a implémenté ce standard (jugé comme opaque par certains), et il sera toujours capable d’ouvrir les fichiers dans ce format, même dans 20 ans.
Tout ce que je dis est valable pour l’ODF. Mais comme l’ODF est, de fait, un standard de pacotille (qui n’est correctement implémenté que par une seule suite office: LibreOffice), on a exactement le même genre de problème. Si LibreOffice veut ajouter des fonctions dans son modèle de document, ça sort d’ODF, et c’est plus standard. En gros, il n’y a aucune différence pragmatique entre LibreOffice et M$ Office, sauf que la première est open source, et la deuxième est un ogre cupide.
Croire qu’utiliser ODF c’est se laisser le choix du fournisseur de sa suite Office, c’est se bercer d’illusion. Il n’y a que LibreOffice qui sache ouvrir un ODF correctement vu que le standard ODF est basé sur son modèle de document. Au mieux, les autres suites vont crasher un pseudo document (mais pas parfait), mais dès la modification, le document sera bousillé pour tout le monde (en gros, le plus petit dénominateur commun des fonctions restera fonctionnel, c’est à dire rien du tout).
Demain LibreOffice ferme ses portes et là, ouin ouin, tous les geeks se rendront compte que leurs documents sont morts.
Et entre choisir dans la fiabilité d’une société comme Microsoft vs la fondation LibreOffice, un ingénieur système choisira, logiquement Microsoft. There’s no risk to choose IBM