Commentaires : "Open source de façade" : LibreOffice s'en prend à OnlyOffice après sa "collaboration" avec Microsoft

Excel est sans conteste le meilleur tableur. Par contre, WordPerfect était bien meilleur que Word. Microsoft s’est imposé parce qu’il fournissait une suite intégrée. Ironie de l’histoire, la suite Office s’est imposée parce qu’elle était dominante dans le monde Mac alors qu’elle ne l’était pas dans le monde DOS.
Au niveau des formats de fichier, Microsoft n’a pendant longtemps pas été fichue d’assurer la compatibilité entre les versions Windows et Mac de ses propres logiciels. Qui sait demain ?
C’est pourquoi je soutiens quant à moi les formats ouverts de TDF

On répond aussi souvent à côté de la plaque quand on ne fait pas l’effort de lire correctement (ça m’arrive aussi :innocent:)…
:wink: :slightly_smiling_face:

Ta réponse est complètement à côté de la plaque. En l’occurrence, la problématique c’est l’hébergeur (c’est lui qui a bloqué les accès), pas le format : l’OOXML sur son NAS n’aurait pas été un problème.

Cfr. ma réponse à @JohanPirlouit .
Réponse totalement à côté de la plaque, mais bon, ce n’est pas la première fois.

Non,
Les mentalités changent.
Les gens commencent de plus en plus à faire attention à qui et ou vont leurs données et également à l’éthique et surtout de plus en plus à la souveraineté.
Personnellement je pourrais être séduit par OnlyOffice, mais éthiquement… ça n’est pas possible de fonctionner comme ça, je préfère souffrir un peu avec LibreOffice.
Parce que je rejoins d’autres commentaires qui disent que libre office à une interface affreuse et c’est vrai! En fait ça n’est pas affreux c’est surtout vieillot comme pas mal de logiciels qu’on trouve sur linux même l’interface normale de GNOME est un peu vieillotte…
Mais les idées, ça, ça n’a pas de prix.

Enfin, une analyse intelligente…

Puisque OnlyOffice existe (et qu’il n’utilise aucun code de Microsoft), il est clair que votre argumentation prend l’eau. En théorie, le format ODF c’est le panard. Dans la pratique, ODF est aussi merdique que OOXML (essayez d’ouvrir un ODT dans les différents logiciels pour vous rendre compte que jamais le fichier n’a le même rendu, voire qu’il est complètement pété). Je parle pas du fichier d’exemple simple, mais bien du vrai document, avec des graphiques embarqués (type OLE), des styles avancés (légende de figures différentes des légendes de tableau), document maitre esclave, table des matières etc… Bref, c’est beau les standard sur le papier, mais dans la réalité, aujoud’hui, le format OOXML ouvert avec Word ou OnlyOffice fonctionne nickel, ce qui n’est pas la cas d’un ODT (créé par exemple avec OpenOffice, et ouvert dans LibreOffice ou Calibra).

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Pour avoir bossé sur la question, je peux te répondre. D’un côté, il y a le modèle d’un document et de l’autre le format de sérialisation (ODT, docx). Le problème, c’est lorsque OpenOffice a conçu son modèle de document, il s’est basé (en arrière pensée) sur le modèle déclaré dans ODF (et réciproquement, vu qu’ODF a été créé basé sur le modèle des documents StarOffice qui a donné OpenOffice puis LibreOffice).

Le problème, c’est que le modèle de document est trop simpliste dans LibreOffice. Il ne peut pas stocker et représenter ce qui est décrit dans OOXML. Il y a donc une perte à la lecture des informations OOXML qui ne pourront jamais être réécrites à la sauvegarde (sauf à modifier le modèle pour s’approcher d’OOXML, ce qui implique de quasiment tout réécrire de base, comme l’a fait OnlyOffice).

En gros, il est vain d’attendre avoir une version de LibreOffice qui sache gérer un OOXML correctement. Il faut passer à autre chose, comme par exemple, OnlyOffice, ou WPS ou …

De fait, le format ODF n’est en aucune façon meilleur que OOXML (ou pire), il est simplement différent, il ne contient pas toutes les fonctions que OOXML propose et réciproquement (OOXML ne peut pas représenter tout ce que ODF propose). C’est beaucoup trop simpliste de croire qu’un standard est iso-feature avec l’autre, ce n’est pas le cas.

La majorité des gens, des éditeurs des suites bureautiques (Google, Onlyoffice,…) et des entreprises on fait leur choix : Le format OOXML est devenu un « standard de fait » au même titre que les format PDF, MKV, … et bien d’autres alors même que des pendants « normalisés » existent mais qui n’ont pas pris. Pourquoi?

Quel est le rapport dans cette « guerre des format office »?

Je pense que tu ne dois pas beaucoup échanger des documents avec d’autres et encore moins sous la pression d’un projet.

Quand on travaille et qu’on doit écrire/réaliser ne nombreux documents, l’ergonomie et la simplicité d’utilisation d’un programme compte pour beaucoup dans la rapidité de réalisation. L’universalité aussi. Et, en entreprise, le temps, c’est de l’argent.

qui a dit « ouin ouin »?
Il n’est pourtant pas si compliqué de comprendre que les intérêts d’une multinationale soient de gagner de l’argent, quitte à intoxiquer ses propres utilisateurs.
Démonstration de la mauvaise foi du format OOXML…
https://www.clubic.com/actualite-599734-libreoffice-accuse-microsoft-de-tricher-avec-un-nouveau-format-de-fichier-inutilisable.html

Où se trouve la mauvaise foi?
Un logiciel évolue et les possibilités / capacités aussi. C’est normal et c’est tant mieux que le code OOXML intègre toujours des références à des documents écrits avec d’anciennes versions des logiciels. Ca s’appelle la compatibilité ascendante.

HTML évolue, XML évolue, CSS évolue…les micro-codes des CPUs évoluent. Un code qui n’évolue pas est un code mort à court terme (et/ou remplacé par un autre).

On est bien d’accord, il est vain de vouloir espérer transformer un format machine à état dépendant de son logiciel d’origine vers un format descriptif conçu pour favoriser l’interropérabilité entre logiciel. Il n’y a pas de format « simpliste », il y a un standard conçu pour être partagé et un autre conçu pour renforcer un monopole. Est-ce ce qu’on attend d’un standard le renforcement d’un monopole ? Non… après 15 ans de promesse, OOXML n’a rien d’un standard, est néfaste pour toute l’industrie, ne fait qu’entretenir un businness privateur et une mauvaise qualité générale des documents, y compris dans OnlyOffice qui ne gère pas plus ancien que W16.

Si OnlyOffice est Open Source, il suffit d’aller voir dans son code comment il fait pour ouvrir correctement des fichiers OOXML.

OpenOffice est quasi à l’abandon depuis 2010, n’a même pas intégré ODF1.3.
OnlyOffice ne supporte pas les documents maitres.
J’ai réussi à modifier le style d’une légende dans LibreOffice.
OnlyOffice ne supporte pas non plus les liaisons OLE, les copier-coller sont limités par le navigateur.
On peut tout dire d’OnlyOffice, sauf que c’est « Nickel ».
Pour ce qui est des documents « pétés » 90% des cas, substitution de police Microsoft, problème avec les champs spécifique MS, case à cocher, date, etc. Document en provenance de GoogleDocs et autre MAC (autre système qui se soucie pas vraiment de la compatibilité externe).

« Il y a des besoins professionnels réels qui vont au-delà des besoins journaliers, quotidiens. »
question de monopole aussi, tout comme Oracle dans le monde des DBs…

Pour ouvrir un fichier .odt avec Microsoft Office (Word),
cliquez sur Fichier > Ouvrir > Parcourir, puis sélectionnez « Tous les fichiers (.) » ou « Texte OpenDocument » dans la liste des types de fichiers. Le document s’ouvrira, mais la mise en forme peut différer de l’original.

Là c’est plutôt la prof qui est neuneu, on envoie un pdf et non un ODT ou un DOCX pour filer des devoirs …

Oui le DOCX était compatible au moment où Microsoft à déposé la définition en question… mais dès la version suivante d’Office ce n’était déjà plus conforme.
J’avais conservé des fichiers Word de Mac d’une ancienne mission je ne suis plus en mesure de les exploiter (bon, après 2 décennies) l’excuse c’est peut-être aussi que je n’avais pas d’Apple donc la compat Mac-PC n’était pas terrible… Ça montre aussi que l’archivage documentaire peut causer des soucis (µ$oft ou autres) la vraie solution est le marbre !

Au-delà de la querelle de clocher entre suites bureautiques, le vrai sujet est celui de l’indépendance des données. Utiliser un logiciel libre qui produit nativement du format propriétaire (OOXML), c’est bâtir une forteresse avec les clés du voisin. Pour une véritable résilience numérique, le standard ouvert (ODF) reste la seule garantie que nos documents ne seront jamais pris en otage par une décision géopolitique ou commerciale.

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L’approche pragmatique s’entend : un outil doit avant tout fonctionner. Mais l’argument oublie une dimension critique de l’architecture système : la dépendance.

On ne peut pas reprocher à un format ouvert (ODF) de moins bien fonctionner qu’un format propriétaire (OOXML) quand ce dernier est conçu par Microsoft comme une boîte noire changeante, précisément pour empêcher une compatibilité parfaite ailleurs. OnlyOffice ne « règle »pas le problème, il s’adapte à une prison dont les murs bougent au gré de Redmond.

Pour la pérennité des données (notamment dans des protocoles de haute sécurité ou de souveraineté), miser sur le format que tout le monde utilise par défaut, c’est accepter que l’accessibilité de notre propre travail dépende d’un tiers. La vraie ‹ fluidité ›, c’est quand l’utilisateur possède la clé du format, pas quand il loue une clé compatible.

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C’est un constat pragmatique : Excel reste une référence technique et la compatibilité immédiate facilite la vie. Cependant, réduire ce débat à une simple « guerre des licences » ou à une « mode politique » est un raccourci risqué.

La question n’est pas seulement de savoir si l’outil fait « mieux » aujourd’hui, mais qui détient le contrôle de l’infrastructure demain. En ingénierie système, la dépendance à un acteur unique est une faille critique. Accepter le format OOXML comme seul standard, c’est accepter une souveraineté à durée déterminée.

On peut saluer la prouesse technique d’OnlyOffice pour sa fidélité de rendu, mais il ne faut pas oublier que cette fidélité est une concession faite au « rouleau compresseur » que vous citez. La vraie innovation ne consiste pas seulement à imiter le leader, mais à garantir que l’utilisateur reste propriétaire de ses données, quel que soit l’outil. Le confort d’aujourd’hui ne doit pas devenir l’obsolescence (ou le verrouillage) de demain.