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Commentaires : Le Canada investit massivement pour électrifier ses transports en commun

Même si les réseaux de transport urbain sont sensiblement moins sollicités en cette période de pandémie qu’en temps normal, le Canada souhaite qu’ils deviennent le plus écologique possible. Pour ce faire, le gouvernement prévoit un lourd investissement afin de transformer son parc roulant.

je sais pas si c’est le pays le plus adapté à cela.
Long trajet, période de grand froid… (donc surconsommation voir pire).

J’ai envie de dire, ça sera un bon point de comparaison avec d’autres.

Par grand froid un bus électrique peut pas rouler car la pompe a chaleur ne peut pas fonctionner a une certaine température et la batterie doit être chauffée

Rectification : par grand froid un bus électrique pas prévu pour ne peut pas rouler. Pas plus d’ailleurs qu’un véhicule thermique, dont les fluides vont devenir beaucoup moins fluide…

Le problème d’Amiens n’est d’ailleurs pas un problème au niveau du système de traction des bus, c’est le système pneumatique de contrôle des freins qui a gelé… Le problème des pompes à chaleur était plus accessoire, puisque c’est juste un problème de confort des passagers.

Mais s’il est conçu pour, aucune raison que ça ne marche pas. Rappelons que l’un des pays ou le VE a la plus haute part de marché, c’est la Norvège, pas franchement un pays chaud… Et tous les rovers qu’on a envoyés dans le grand froid de Mars ou de la Lune sont électriques.

Alors oui, ça consommera sans doute un peu plus, parce que par exemple il faudra utiliser un chauffage électrique à résistances plutôt qu’une PAC pour maintenir les passagers au chaud. Mais vu le mix électrique du Canada (60% d’hydraulique), ça restera largement bénéfique d’un point de vue GES.

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Exact ! Je demeure au Québec et nous avons des bus électriques qui fonctionnent parfaitement par temps froid. Plusieurs de nos autobus ont un chauffage auxiliaire (au propane par exemple) qui est activé seulement les journées de grand froid pour chauffer l’habitacle, mais ça consomme tout de même très peu par rapport à un bus à moteur thermique. Je crois par contre que l’électrification des bus dont le gouvernement parle traitera probablement davantage des bus de ville et moins des autobus parcourant de très grandes distances entre les régions.

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Yves, il faut lire les articles que vous mettez en lien : il y est bien précisé que ce n’est pas la batterie la cause : je cite : « Quoi qu’il en soit, la motorisation électrique n’a rien à voir avec le fond du problème. »
Ce sont surtout les batteries de Bolloré (Bluecar) qui doivent être maintenues en permanence à température (entre 60 et 80°)
En revanche, les températures basses affectent effectivement le rendement des batteries des VE : Impact des températures sur les batteries de voitures électriques

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Edit : doublon inutile des réponses faites à Yves par les autres participants

le vrai problème se situe au niveau du circuit pneumatique des véhicules. Fonctionnant à l’aide de bouteilles d’air comprimé, de la condensation s’est formée à l’intérieur. Le gel a ensuite fait son effet. Les circuits d’air permettant de libérer le système de freinage sont restés coincés.

Il ne s’agit donc pas d’un problème technique, mais juste d’un manque de formation des chauffeurs. yeux

Explication : j’ai été chauffeur poids-lourd pendant des années, le problème de la condensation dans les circuits d’air comprimé alimentant les freins pneumatiques était bien connu, c’est pourquoi tous les jours en rentrant au garage, il y avait obligation de purger les circuits de l’eau accumulée, et par temps de grand froid on le faisait même plusieurs fois sur la journée pour éviter ce problème (j’ai roulé par -15° et jamais eu de soucis au niveau des freins).

Il semblerait donc que dans le cas présent, ce soit les chauffeurs qui ne savaient tout simplement pas ce qu’ils devaient faire. neutre

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Je me demande quand on va arrêter de croire que les véhicules électriques sont plus écologiques…

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Tout a fait adapté au pays, surtout avec le prix du KWH au Canada très bas comparé à la France.

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Demande aux enfants plus calmes qui ne respirent plus de résidus toxiques en allant à l’école. Je connais un chauffeur d’autobus scolaire, il y a un autobus électrique Lion mise à l’essai parmi la dizaine mises en service par mon comté, et les chauffeurs se disputent presque pour pouvoir prendre celle-là.

Où j’habite, on a des -30°C en janvier-février, et il n’y a aucuns soucis sauf la diminution d’autonomie, qui affecte peu les autobus scolaires de par leurs petits trajets et la possibilité de les recharger souvent. La voiture électrique (Bolt = Ampera-e) de mon fils diminue son autonomie de presque la moitié en plein hiver, mais il lui reste un bon 200 km pour faire tout ce qu’il a à faire.

N’oubliez pas non plus que par grand froids, une électrique (et même une hybride) va toujours démarrer instantanément, 100% du temps, contrairement aux véhicules à poison. Aussi facilement qu’un commutateur de lumière!

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ça démmarre quand méme a -30

La production d’énergie au Canada est bien différente de celle de la France.

Au Canada, il y a 4 types d’énergie :

  • hydroélectricité (60%)
  • gaz, pétroles, charbons (20%)
  • renouvelable (solaire-éolienne) (10%)
  • nucléaire (10%)

Je ne sais pas quelle technologie est utilisée pour ces batteries (ni où elles sont construites), et c’est probablement là que ce se trouve le vrai problème écologique (extraction, fabrication, importation, maintenance).

Quant à l’hydroélectricité provenant principalement des barrages, elles ont leur pour et contre en terme écologique. Il a été démontré que cela entraînait une perte d’oxygène dans l’eau (après le passage dans le barrage) en plus de bloquer le déplacement de certaines espèces maritimes. Le problème n’est pas ignoré mais reste étudié.

Mais le problème aurait été similaire avec le pétrole (extraction, importation, transformation). Cela fait des années qu’une grande majorité des autobus sont hybrides ou électriques (au Canada), du moins dans les grandes villes et agglomérations. Ici, l’objectif est de couvrir le territoire et les petites localités.

Quelle galère! … que je connais bien pour avoir vécu des -38° -40° ici au Québec avec beaucoup de types de véhicules. Nous avons ici le fameux C.A.A. qui fait la majeure partie de son profit en boostant les voitures à essences qui ne partent pas.
Comme j’ai dit, une électrique c’est 100% de confiance qu’elle va instantanément démarrer, serait-ce à -60 °C !
En passant, le mec il vient d’écourter la durée de vie de son moteur en le faisant virer subitement autant alors qu’il est très froid, en plus de vider sa batterie à tenter de faire tourner les pistons dans la mélasse d’huile figée.

C’est bien le contraire, l’eau est énormément oxygénée en passant dans les turbines. Les poissons se font offrir des « escaliers » migratoires là où c’est nécessaire.

Les batteries sont des lithium-ion dont le poids écologique est 100 fois moindre que les hydrocarbures. La propagande pétrolière et leur P.R. est très efficace pour nous mettre le nez sur l’arbre et cacher la forêt de dévastations qu’elles causent.

« le volume de carburant brûlé représente 300 à 400 fois la quantité de matière perdue lors de la fabrication d’une batterie de VÉ. »

Fort probable mais je ne suis guère expert dans ce domaine.

Je sais cependant que c’est un sujet étudié car le constat (au Québec) reste le suivant :

« Manque de connaissances et de compréhension sur les impacts environnementaux et sur les impacts cumulatifs des centrales et microcentrales ».

Inclut les effets sur le milieu aquatique (oxygénation, pH, mercure/métaux, sédiments, température de l’eau, concentration de nutriments, migration des espèces, etc.)

Mais bref. C’est un autre sujet.

En fait c’est connu et documenté depuis des décennies. Après 10 ans, le bassin d’un grand barrage n’émet plus de CO² issu de la pourriture de la végétation noyée, et se comporte comme n’importe quel autre lac.

Il fournira des quantités titanesques d’électricité propre pour un siècle et plus…

" le Québec possède 3 % de l’eau douce renouvelable de la Terre avec ses 500 000 lacs et 4 500 rivières et si on inclut les petits étangs et mares on arrive à 3,6 millions de plans d’eau douce. Les plans d’eau au Québec représentent 12 % de la superficie du territoire."

Ta propagande pour les VE n’est guère mieux !

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Je ne donne pas des centaines de millions chaque année à des firmes de Public Relations spécialisées dans la manipulation de l’opinion publique.

« N’oubliez pas non plus que par grand froids, une électrique (et même une hybride) va toujours démarrer instantanément, 100% du temps »…

Je ne savais pas qu’il était nécessaire de mettre un démarreur sur un VE à batterie.

« Tout a fait adapté au pays, surtout avec le prix du KWH au Canada très bas comparé à la France. »…

Pour un usage urbain, possible oui. Pour rouler d’une province à l’autre, pas du tout (sauf bus à hydrogène). Il n’est question ici que des transports en commun.