Après plusieurs mois d’auditions, la commission d’enquête parlementaire sur les vulnérabilités numériques de la France a rendu son verdict mercredi. Elle déplore la dépendance massive aux géants américains et fait des propositions fortes pour bâtir une véritable souveraineté numérique.
Mais je ne comprends pas, ils ne veulent plus dépendre des serveurs Américain cloud etc.
A quel moment ils sont obligé ? ils peuvent avoir leur propre serveur Exchange, SharePoint, drive etc hébergé sur leur propre serveurs en France.
Bloquer aussi les télémétrie.
Le soft reste du soft propriétaire américain, donc licences à payer, risques si le gouvernement américain part encore plus en vrille, etc…
pourquoi vouloir de l’open source et pas du made in France sans côté open source ? Vraie question.
« ils peuvent avoir leur propre serveur Exchange, SharePoint, drive etc hébergé sur leur propre serveurs en France. », ça n’empêche pas que ça reste du Microsoft, et même si hébergé en France, Microsoft peut se servir des données (ça a déjà été démontré/prouvé récemment)
Vous y répondrez vous même le jour ou une société déposera le bilan et fera disparaître un logiciel utilisant uniquement des formats de données propriétaires à source fermé que vous utilisez depuis 20 ans.
Parce que le propriétaire, même local, ça maintient quand même une dépendance à une entreprise, qui pourrait par exemple en profiter pour gonfler les tarifs…
Ou tout simplement, à un moment décider de ne pas renouveler le contrat, disparaitre (faillite, dissolution…), être racheté par une société étrangère, etc…
Si on prend l’Éducation nationale, cela fait plus de 30 ans que l’open source y est présent. Il existait par exemple, à la fin des années 1990, une distribution Mandrake Server spécialement conçue pour l’Éducation nationale. Aujourd’hui, il existe la distribution Linux NIRD.
Mais les maires, dans leur très grande majorité, y ont toujours été totalement hostiles, tout comme les conseillers généraux puis départementaux.
Ah bon? Les seules donnés qui remontent de Windows sont de la télémétrie. Et encore on peut bloquer ça par règles de pare-feu. Et si vous parlez du GUID que certains soi-disant spécialistes viennent de découvrir c’est bidon. Ceux qui ont vendu le pauvre hacker amateur sont les fabricants du PC et le vendeur. MS n’a rien a voir avec ça et le gars aurait mieux fait de réinstaller Windows from scratch avant de tenter un truc aussi répréhensible. Marre de la désinformation anti-Windows
Et c’est bien pour ça que l’éducation nationale est incapable de former de vrais informaticiens. Ils restent bloqués sur des bouts de soft vieux de 30 ans
Linux ne fait pas le taf, surtout en entreprise. Je suis adminsys et pour certains serveurs applicatif ça passe, mais pour les postes de travail c’est juste une horreur.
Ce n’est pas le problème. Le problème est double : l’extraterritorialité de la loi américaine vs les données personnelles, stratégiques et sensibles d’une part et la possibilité aux USA de dire « c’est fini, on coupe ». Ils l’ont fait avec la Chine sur le matériel. Ils peuvent le faire avec l’Europe (bon, on est un de leur plus gros marché donc ça a peu de chance d’arriver). Mais la souveraineté est un enjeu très sérieux, surtout avec le comportement de la Maison Blanche actuellement, la confiance est rompue. (et c’est expliqué dans l’article.)
Il me semblait que les choses étaient en train de se mettre en place ? Pour la commission d’enquête, des migrations sont prévues et mises en place mais ça ne va pas se faire du jour au lendemain. Surtout que les contraintes fortes sont pour la rentrée de cette année. Bizarre d’avoir un rapport maintenant.
Ce n’est pas parce que l’on a pas d’alternative existante pour certains besoins qu’il faut renoncer à en créer soi-même…
Bon, plus simple à dire qu’à faire, je le reconnais.
L’éducation nationale et l’open source, laissez-moi rire s’il est bien une institution qui refuse de l’utiliser c’est bien elle.
Il se trouve que j’ai justement des cadres de l’éducation nationale dans ma famille et le simple fait de leur parler de linux ou d’un autre traitement de texte que word provoque un rejet immédiat.
C’est bien l’éducation nationale qui encore récemment malgré les consignes de la DINUM a tenté une fois de plus de signer un contrat avec Microsoft sans même passer par un appel d’offre.
Cette institution est certainement la pire de toutes en ce qui concerne l’open source et le fait de sortir de Microsoft.
m’étonnerais que vous soyez ce que vous prétendez.
Je ne vois pas de difficultés particulière pour les postes de travail. La majorité des applications métiers sont utilisées au travers des navigateurs web.
Le lobbying devrait être interdit et non pas institutionnalisé. On n’élit pas des députés européens pour qu’ils suivent les « suggestions » de sociétés qui leur graissent la patte.
Et depuis ce terrible constat, les fameux députés sont injoignables par téléphone… Ah, non ?
« On n’élit pas des députés européens pour qu’ils suivent les « suggestions » de sociétés qui leur graissent la patte. »
Malheureusement, les élections européennes sont utilisées comme défouloir: vote de sympathie, vote en réaction … La plupart des élus européen sont des seconds couteaux - si pas pire. Ils sont manipulables, peu aguérri, mal conseillés, peu enclins à l’amélioration …
Bien sûr, il y en a des excellents, mais beaucoup sont des bouche-trou qu’on ne pouvait pas faire élire dans le pays.
« pourquoi vouloir de l’open source et pas du made in France sans côté open source ? Vraie question. »
Closed source = dépendance. Et même opensource, c’est pas non plus indépendance.
Sans compter que les éditeurs français … sont plus chers, moins réactifs, peu formés niveau sécu…