Commentaires : Il est de plus en plus difficile d'obtenir un crédit, voilà pourquoi

Le volume de prêts accordés par les banques ne cesse de chuter depuis le début d’année en France.

Ajoutez à cela des tarifs prohibitifs des biens et vous aurez vite un marché de l’immobilier à l’arrêt. J’ai acheté ma maison 218k€ en juin 2020, et je vois aujourd’hui des gens essayer de tirer 270k€ pour le même modèle avec renovation complète a faire… et mitoyen…

Il faut attendre vers 2038 pour un rebond économique, pas avant.

Y a un moment ça va chuter.

A force de vouloir essayer de vendre cher. Les gens se retrouvent avec un bien invendable, des impôts à payer, et un bien qui sera moins cher car il se sera dégradé.

Si en plus c’est plus d’emprunter, il y aura encore moins de demande.

Et encore on a pas parlé de la classification énergétique… (je commence a voir quelques bien en F…)

Sauf que quand la chute va arriver, ça va faire mal. Très mal.

C’est bien pour ça que par chez nous, il est hors de question de payer une ruine plus de 30 000€ à 1h de route d’une ville…

ça va faire mal…mais à qui? Si c’est aux agences immobilières, tant mieux. Si ça permet aux primo accédants de ne plus se saigner pendant 25 ans, tant mieux aussi. L’argent gratuit a alimenté la spéculation immobilière pendant 25 ans avec la bénédiction des pouvoirs publics trop heureux de cacher leur incompétence économique derrière une valorisation imméritée des biens immobiliers; la fête est bientôt finie sur ce plan là; par contre, la facture arrive…

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c’est surtout la loi de l’offre et de la demande

Les agences immobilières, elles trouveront toujours de quoi tourner.

Ceux qui vont souffrir en cas de retournement du marché, ce sont ceux qui avaient payé au prix fort et avec peu d’apport et son contraints de vendre rapidement (par exemple à cause d’un déménagement pour raison professionnelle) et peuvent se retrouver avec un prix de vente inférieur à ce qu’ils doivent encore rembourser…

Si en plus ils sont dans un quartier qui déjà à la base à mal évolué, ça peut parfois faire vraiment très mal.

C’est un risque à prendre en compte quand on achète, à long terme on prend pas énormément de risque, mais par contre si on se retrouve contraint à vendre à court terme, on peut perdre très gros.

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Pourtant c’est très simple d’obtenir un emprunt : il suffit de convaincre son banquier qu’on n’en a pas besoin !

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Pas si évident que ça, le gars qui déménage est sensé se reloger également moins cher, déduction faite de la hausse des taux, ce qui est l’hypothèse de départ . Alors, certes, il lui reste le crédit non remboursé par la vente de l’ancienne habitation qui court autant que s’il était resté dans sa première habitation, mais ni plus, ni moins. Le perdant, c’est par exemple celui qui vend parce qu’il a besoin de liquidité et qui doit prier que les prix ne remontent pas avant qu’il soit à nouveau propriétaire, ou celui qui hérite de la maison de ses parents. Quant aux agences, elles sont payées à la commission, trouve donc un agent immobilier heureux que les prix baissent!

Plutôt prix de vente - hypothèque restante. Et si les prix baissent significativement, le résultat sera négatif. Donc une perte. Reprendre un crédit pour se reloger sera Mission Impossible : cash dispo négatif, pas d’apport.
A prix constant, on dit en général qu’il faut 7 ans pour être au neutre (une vente avant fera perdre, à cause des frais de notaire/frais d’inscription local et taxes et co). C’est plus court en période de croissance des prix, car on récupère plus sur la vente.
Si les prix des logements baissent, ça ne va pas passer.

Toujours pas évident. Il n’a aucune de raison de reprendre un crédit, puisque l’habitation qu’il vend couvre le prix de la nouvelle (aux frais de mutation près, c’est vrai, mais eux aussi sont en baisse puisqu’on part de l’hypothèse d’une chute des prix) ; par contre, il reste bien son ancien crédit à rembourser. Et là encore, tant qu’il n’ a pas de besoin de liquidité, ça ne change rien. Jusqu’au jour où il y a besoin, ou envie de récupérer des liquidités… Quand tu dis qu’il récupère sur la vente les frais notariés en cas de tu supposes simplement que le gars ne va pas les reperdre dans l’autre achat, donc que l’objectif est liquide, ce qui n’est pas mon cas

Non. Tu as obligation de solder le crédit si tu revend le bien. Donc si tu as encore par exemple 100K€ de capital à rembourser et que ton bien ne vaut plus que 80K€, soit il faut que tu apportes 20K€ en plus au moment de la vente, soit tu vends pas…

Donc si tu as pas le cash pour apporter ce qui manque, faut que tu contractes un crédit conso pour l’apporter. Sauf que déjà t’es pas sûr de l’obtenir, et en plus un crédit conso c’est généralement des taux bien moins favorables qu’un crédit immobilier… Et derrière, tu arriveras pas à réemprunter si tu veux racheter (0 apport + déjà un gros crédit conso en cours…), donc tu te retrouves avec loyer + mensualité du crédit conso à régler…

Tu n’es peut-être pas en France ? Parce que en France, un crédit immobilier est un crédit affecté spécifiquement à un bien immobilier, avec en général ce bien en garantie hypothécaire sur le crédit. Tu ne peux pas vendre ce bien sans solder ce crédit (et ça fait partie du travail du notaire de s’en assurer, si tu as un crédit en cours sur le bien que tu vends, il va verser directement à la banque le montant que tu lui dois). Tu ne peux pas utiliser ce crédit pour l’achat d’un autre bien (dommage d’ailleurs, parce que avec les taux qui sont vachement remontés, ça pourrait être intéressant de garder l’ancien crédit en changeant de logement…).

Certaines banques (pas toutes !) peuvent accepter un transfert du crédit vers un autre bien. Sauf que si tu as par exemple 100K€ d’en cours et que l’autre bien ne vaut que les 80K€ de la vente du premier, la banque n’acceptera pas forcément le transfert du crédit (puisque le bien qui est en garantie du crédit a une valeur inférieure…) et pourra quand même du coup exiger que tu couvres les 20K€ de différence pour procéder au transfert du crédit.

Si ton bien n’est pas hypothéqué en garantie du crédit, tu peux effectivement continuer le crédit après la vente. Mais dans ce cas tu auras quand même bien du mal à acheter autre chose, avec déjà un crédit en cours (comme dans le cas où tu soldes en utilisant un crédit conso).

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Faux : si les prix baissent, l’habitation qu’il vend risque de ne pas couvrir l’emprunt. Si elle le couvre, il restera moins d’apport. Bref, ce sera moins facile de trouver un nouveau logement.

Au temps pour moi, j’ignorais qu’on devait obligatoirement solder son emprunt au moment de la vente, ce qui change tout, évidemment.

Oui enfin la taxe de l’état ( frais de notaire ) serait pas aussi gigantesque l’inflation sur l’immo serait peut être pas à ce niveau depuis des décennies.

Les frais de notaires, c’est 8% depuis toujours, les prix de l’immobilier, eux, ont triplé en 25 ans, alors que la population n’a crû que de 15%; mais il y a aussi plus de divorces.

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Oui c’est sûr. Puis sans route pour y aller, sans école, hôpital, police ou pompiers à proximité, etc… c’est sûr que la valeur des biens immobiliers serait pas la même hein.

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Ca s’auto-régule, comme le reste…

Rien à voir.

Cite moi un exemple connu, donc documenté, où une taxe est responsable d’une inflation monstre comme dans l’immobilier.

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Je ne sais pas comment ça marche en France, mais en Belgique les honoraires (qui peuvent être variables) d’un notaire sont totalement séparés de ce que nous appelons les droits d’enregistrement qui, eux, se paient à l’état. Ces derniers sont de 6%du prix de vente si le revenu cadastral (impôt foncier chez vous) du bien ne dépasse pas 750 €/an, s’il les dépasse c’est alors 12%.

Exemple concret, ma maison était vendue 125.000 € en 2006, j’ai emprunté 139.000 € pour couvrir prix de vente/droits d’enregistrement/honoraires du notaire/frais divers (cette méthode était familièrement appelée emprunt à 125%, même si ça ne correspondait pas, mais plus aucune banque ne la pratique aujourd’hui)

Pour ce qui est des prix de l’immobilier et toujours en Belgique, ce n’est pas compliqué : le taux d’intérêt des emprunts augmente, les prix de vente baissent, le taux d’intérêt baisse, les vendeurs augmentent leurs prix…au final, ça ne change pas grand-chose pour l’acheteur. ^^