Commentaires : Huawei veut secouer le monde du PC et montre son premier ordinateur sous HarmonyOS

Contraint par les sanctions américaines, Huawei a dévoilé jeudi son alternative à Windows et Linux. Le géant chinois a présenté son premier PC sous HarmonyOS, son système d’exploitation maison, qui promet un écosystème unifié entre ses appareils.

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C’est exactement ce que l’Europe aurait dû faire depuis 10 ans… développer un système d’exploitation mobile et pour ordinateur personnel. Et se baser sur les processeurs ARM qui sont européens… Bref remerciera la clairvoyance et le courage de nos gouvernants qui n’ont jamais encouragé ce type de démarche stratégique

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Peut-être même bien avant lorsque les écarts technologiques étaient encore surmontables entre les USA, le Japon et l’Europe, au moment où les standards n’étaient pas encore adoptés et que les pays plus avancés avaient leurs propres systèmes dans les cartons.
Mais les USA avaient probablement mis la pression, saboter et imposer des sanctions aux pays ayant la technologie et le savoir pour contrer les futurs standards informatiques que les Américains allaient imposer au monde entier.

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C’est vite dit mais tellement plus compliqué pour que cela deviennent réalité. C’est facile de créer des OS. L’Europe a déjà et déjà eu ses OS, des distributions Linux françaises et allemandes. A quoi bon réinventer la roue à nouveau ? Quels périphériques seront supportés ? Il y a aussi les besoins logiciels des entreprises et aussi ceux des particuliers.

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Oui, c’est sûr que Microsoft en a mis, de la pression pour que tous les ordinateurs soient vendus avec Windows. Mais finalement ce n’était pas une si mauvaise idée.

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En quoi les « sanctions américaines » empêchent Huawei d’utiliser, et de forker, GNU/Linux ?

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Un pas qui est complètement faux. Les éditeurs ne sortent pas leurs logiciels grands publics car il n’y’a pas de marché. Il n’y pas de marché car les distributions Linux ont toujours priorisé le côté technologique à l’expérience utilisateur, ce qui explique aussi leur succès côté serveur.

On verra quel chemin prend Huawei.

Je dirais même plus, ces grosses boîtes font tout pour que leurs clients jettent l’argent par les fenêtres: par exemple, ce serait tellement facile pour SAGE d’être compatible PgSQL et MySQL au lieu d’uniquement SQL Microsoft qui coûte un bras lorsque l’on n’est pas sur la version gratuite Express bridée…

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Adobe qui fait des logiciels Windows et Mac pourrait facilement sortir des versions Linux, le concurrent en montage vidéo DaVinci Resolve fonctionne dans les trois OS. Le logiciel de DASSAULT Systèmes Draftsight fonctionne aussi sous Linux. Quand on veut, on peut.

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son alternative à Windows et Linux

En quoi c’est une alternative à Linux ? C’est un fork d’Android, lui même basé sur le noyeux Linux, c’est donc Linux.

Nope, c’était le cas au début, mais pour les versions récentes (5+) ils ont leur propre kernel, et ils ont retiré tout le code d’Android (du coup, il n’y a plus la compatibilité avec les applications Android).

Et quand on parle de Linux en parlant d’OS pour ordinateur, on parle en fait en général des distributions GNU/Linux, ce que n’est pas non plus Android. Un noyau ne fait pas un OS.

L’entreprise était basée à la Silicon Valley, mais BeOS était un OS à la pointe optimisé pour le multimedia à l’époque des années fin 1990-2000 (C’était un Unix à arborescence très simplifiée). Je ne dirais pas qu’il surpassait Linux sur tout, mais pour l’interface de bureau en tout graphique comme macOS et Windows, Oh que Oui avec BeOS 5 ! Apple hésitait entre lui et Solaris pour se baser dessus pour développer MacOS X alors que la Pomme était au bord de la faillite. Le fondateur n’était rien d’autre qu’un français, issu de l’Université Paris XI Orsay. Mais le destin a voulu le retour de Steeve Jobs aux commandes d’Apple sinon on aurait eu un BeOS indépendant bien français de dimension internationale ou un macOS au goût français. Je pense que BeOS abusait aussi avec ses drivers payants pour la prise en charge de périphériques somme toute assez banals. Mettre du payant partout, c’est un piège pour l’informatique. L’OS payant aurait peut-être suffit à lui-même sans en rajouter.

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Si les autres constructeurs chinois passent sur harmonyOS , ce sera un coup très dur pour les USA !
Ils vont quoi ? Bannir tous les constructeurs chinois ? Hmmm , oui du coup :sweat_smile:
Tant que l Europe joue le jeu des USA aux règles des USA , la Chine aura du mal , Huawei aura du mal.

Voilà pourquoi les journalistes (et autres) font une erreur monumentale en parlant de « Linux » pour désigner un GNU/Linux…

Hein @AlexLex14 :confused:

Comment un OS peut-il surpasser un simple noyau ?
:hugs:

C’est Linux pour GNU/Linux par abus de langage. :stuck_out_tongue:

Il ne faut pas oublier les autres familles de systèmes d’exploitation.
FreeBSD : proche de GNU/Linux, mais avec une base et une histoire différentes.
Redox : un système développé entièrement en Rust, avec une architecture à micro-noyau, conçu depuis zéro.

Un miracle serait que l’OS de l’article soit compatible W11-

On parle du monde PC : c’est un monde collaboratif.

Ce ne sont pas les Etats Unis qui ont créé Windows. On a pas besoin d’un systeme d’exploitation étatique, c’est la pire idée qu’il soit. Si tu as peur de la dépendance avec les Etats Unis, il y a une solution très simple : passer sous linux. Ca existe déjà et c’est gratuit :wink:

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Franchement, c’est un peu dommage qu’ils aient choisi de créer un nouveau système d’exploitation, au lieu de s’appuyer sur une version de Linux avec leur propre interface. Avec un acteur important derrière, ça aurait peut-être encouragé plus de développeurs à proposer leurs logiciels sur Linux. Un peu comme ce qu’a fait Valve dans le monde du jeu vidéo, en facilitant l’accès aux jeux sur cette plateforme. Tout le monde y aurait gagné.

Mais là, on se retrouve encore avec un système de plus, qui vient compliquer un peu plus un paysage déjà bien fragmenté, sans qu’on comprenne vraiment ce que ça apporte de concret.

Après, je n’ai pas tous les éléments pour juger, mais honnêtement, je reste sceptique. Face à des géants comme Microsoft, Apple ou Google, c’est vraiment pas facile de se faire une place. D’autres ont tenté l’aventure avant eux, et beaucoup se sont cassé les dents.