Tesla veut imposer son FSD en Europe. Mais entre les procédures du régulateur néerlandais et les réticences des autorités, Elon Musk se heurte à une administration plus lente et plus tatillonne qu’aux États-Unis.
Qu’il améliore déjà l’auto pilot de base. Car au prix de l’option FSD (7500€), il n’en vendra quand-même pas des masses ici…
On parle de certification européenne pour la conduite autonome, que vient faire la Chine là-dedans ?
Les français et les allemands ont des gammes de ve correctes…et cela évite de donner de l’argent aux brics. ( et à melon).
On n’arrête plus de parler de souveraineté pour l’Europe alors il serait temps qu’elle se mette au Full Self-Driving aussi avec ses propres infrastructures et véhicules certifiés, histoire que Melon aille voir ailleurs.
Ce qui n’a toujours rien à voir. ![]()
Et qui n’arrivera pas à cette date de toute façon.
Ce que @Melina_Loupia appelle mille-feuille administratif européen est simplement de la rigueur dans les homologations : Elon a pris l’habitude de considérer la route comme une zone où les béta-test peuvent se faire, nous avons juste tendance à penser que ce n’est pas possible. Cela se traduit dans l’attitude décrite de Tesla pour avancer : ils mettent le paquet sur des démonstrations, comme pour vendre leur produit, plutôt que des tests rigoureux qui montrent que leur produit est bon.
Retour au sujet, il semble que certains ont du mal à comprendre.
Correctes? A prix équivalent, l’expérience pour du long trajet est bien meilleure en Tesla (efficacité, recharge, facilité de recharge).
J’ai pu tester plusieurs véhicules du marché et on m’en impose avec le travail et c’est à chaque fois avec une grande amertume que je quitte ma Tesla.
Surtout en économisant les indispensables lidars !
BRICS = Bresil, Russia, India, China, South Africa (+ Indonesia + Middle East Countries). Il n’y a pas les USA dans les BRICS.
Simplement parce que c’est impossible de faire des tests rigoureux d’un système de conduite autonome, qui, par définition, va rencontrer des situations inconnues (comme un gars déguisé en gros poulet jaune qui va traverser la route, une affiche 3x4 avec une photo de route, des chemins tortueux avec un rocher au milieu pour empêcher le passage, …). Sur le coup, Tesla a raison (et arrêter de dire Musk pour Tesla, c’est pas lui qui passe les certifs, il n’en a rien à faire de l’Europe le Musky).
je sais bien que les usa ne font pas partie des brics…
je répondais juste à dunan729 qui soulignait que l’europe (à juste titre à mes yeux ) limitait l’entrée des chinoiseries .
Y’a plein de facteurs psychologiques qui peuvent expliquer cela. Rien de bien étonnant.
Est-ce vraiment « lente et tatillonne » (négatif) ou plutôt « prudente et exigeante » (positif) ?
Je me pose une question: la conduite réellement autonome exige-t’elle des infrastructures spécifiques ou cela concerne n’importe quelle route ?
Si je prends les routes de montagne autour de chez moi, on ne croise pas facilement, le plafond est parfois très très bas, les cailloux et rochers tombent souvent sur les voies et les animaux traversent sans prévenir ![]()
Et ce ne sont pas des cas particuliers en montagne. Quid d’une conduite autonome dans ces conditions ?
Je ne comprends pas ton argument là. Ou plutôt je ne comprends pas ce qu’il faut en déduire. Ça veut dire que c’est ok d’autoriser un truc dans lequel on a pas une confiance élevée qu’il ne va pas - au hasard - tuer des gens ? Pour prendre le cas maximum.
Tu es sûr que t’as pas artificiellement élevé le niveau de preuve au maximum pour invalider l’argument de @charcotp en le caricaturant ? Je veux dire en lui faisant dire que « test rigoureux » = « tester toutes les situations » tu escamotes un peu la difficulté ?
Je crois que ce qu’il veut dire par test rigoureux, c’est simplement suivre les process d’homologations comme le font les autres constructeurs https://www.numerama.com/vroom/1802598-la-conduite-autonome-de-tesla-en-europe-des-janvier-2025-cette-fois-cest-la-bonne.html ce que Tesla est connu pour ne pas faire.
Pour la dernière, remarque, je crois que il y a peu d’entreprises pour laquelle parler de son dirigeant pour la désigner est aussi valable que dans le cas des entreprises d’Elon Musk. Alors je veux bien que ça t’agace, mais en aucun cas c’est invalide. Dans les choix stratégiques et marketing et de communication sont infusés par Musk ou « au nom de ». Bon après c’est vraiment une discussion avec des enjeux proche de zéro et si l’idée c’est de ne pas te faire du mal, aucun problème pour ma part je dirais Tesla dorénavant.
Argument homme de paille, je n’ai pas dit de faire des tests de toutes les situations, mais juste rigoureux : Mercedes y est arrivé, pourquoi Tesla n’y arrive pas. Peut-être parce que finalement, il ne passerait pas, juste pour leur impossibilité de fonctionner sous la pluie.
Pour le coup de Musk et Tesla, c’est bien la faute de Musk d’avoir voulu personnifier ses entreprises : c’est bien lui qui a fait un procès pour se faire déclarer fondateur de Tesla, alors même qu’il n’en est pas. C’est bien lui qui a décidé de supprimer les LIDAR, c’est bien lui qui a pris la décision de développer son Cybertruck, c’est bien lui qui a orienté les choix de son robotaxi (2 places, ne pouvant pas tourner sous la pluie). Donc en effet, il ne passe pas lui même les certifs, mais c’est bien lui qui prend les décisions stratégiques qui font qu’il ne peut peut-être pas réussir ces tests. C’est bien lui aussi qui fait du foin pour tenter d’éviter les méthodes rigoureuses auxquelles tous les autres se plient.
En parallèle, Numérama totalement gouroutisé se gargarisent de la réussite du transfert de l’usine aux places de parking, en faisant la preuve que le FSD fonctionne en Europe! On les a connu plus rigoureux, ils se mettent au niveau de Clubic.
Ce que je veux dire, c’est qu’ici, on arrive dans le cas précis où la machine simule l’homme, c’est à dire qu’elle doit s’adapter à un environnement inconnu. Or, les tests d’homologation, sauf erreur de ma part, sont déterministes (dans cette situation normalisée, la machine doit faire mieux que X).
Il y a un écart de logique flagrant ici, c’est le même problème qui a créé le dieselgate à l’époque, dans des conditions de tests prédéfinis et connus, les constructeurs cheatcode le comportement de leurs machines pour passer le test, ça ne prouve en rien que la machine fait ce qui est attendu « dans la vraie vie ».
Aujourd’hui, on subit les problèmes de la qualité de l’air qui tue plus de monde que les accidents routiers, pourtant, chaque voiture indépendamment avait été homologuée pour ne pas émettre autant de particules.
Bref, je comprends les cheveux que les équipes de Tesla s’arrache, car leur process est, il me semble, le bon, les tests ne sont qu’une hérésie.
Pour faire une analogie, vu que la machine veut conduire seule, comme l’humain, techniquement, il faudrait que la machine passe le permis de conduire, comme l’humain, pour être autorisée.
Pour savoir si la machine peut conduire dans la vraie vie seule, il faut lui faire faire des millions de km et comparer son taux d’accidentologie avec celui de la moyenne des humains. Si il est plus faible, je ne vois aucune raison de lui refuser l’autorisation de conduite. Mais pour collecter ces statistiques, il faut l’autoriser à faire ses millions de km.
En ce qui concerne Mercedes, ça n’a rien à voir AMHA. Mercedes, c’est du niveau 3 (c’est à dire que l’humain reste au commande la majorité du temps et doit pouvoir reprendre les commandes à tout instant). C’est autorisé en France déjà et, je pense, Tesla doit être niveau 3. Ici, ils parlent de niveau 4 (plus de 60km/h, sur route avec piste cyclable et passage piéton), ce qui n’est pas autorisé en France pour l’instant.
On est d’accord que dire qu’un test n’est pas efficace parce qu’on peut tricher c’est pas un argument valable au sens où il détruit la notion même de test ?
D’ailleurs il s’agissait bien de triche puisque les constructeurs ont été condamné et lourdement.
Et donc les tests d’homologation ne sont pas bons, et il faut préférer les donner réelles, collectées et fournies par Tesla ? Et là y a pas possibilité de triche ? J’ai l’impression qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas.
L’argument de Tesla, c’est surtout que leur système évolue constamment. Et je ne vois pas en quoi, on pourrait faire une homologation, puis suivre les données réels une fois les véhicules sur la route.
Quand des vies sont en jeu, je pense que ceinture bretelles, c’est pas mal. C’est surtout que Tesla comme les autres constructeurs ne supporte pas les régulateurs et voudraient être eux-mêmes leur propre régulateur. Mais on a la même chose dans la TC, dans l’industrie agronomique, etc.
Qu’on se comprenne bien, moi aussi j’aime bien les données en condition réelles mais il me semble qu’on ne peut pas « tester » avec de vraies gens. Perso les normes européennes font qu’un cybertruck ne roulera pas en Europe et j’en suis très heureux. Pas besoin d’avoir réellement cette bouse éclater un piéton pour s’en prémunir.
Bref au final, dans un premier temps, tu passes les homologation comme un grand garçon, et ensuite une fois sur la route, tu utilises ton système pour améliorer rapidement et en fonction des retours utilisateurs et de tes données.