que ce n’est surement pas sur Clubic que tu trouveras réponses à tes questions !
Surveille plutôt de futurs articles dans les revues scientifiques ![]()
J’ai un peu de mal à croire aux recettes miracles, de l’élec installable partout et qui utilise des déchets => jackpot
Mais bon, peut-être ont-ils trouvés qq chose de différent (espérons le).
Leur brevet ici
https://patents.google.com/patent/WO2022175624A1/fr
Sur la dissipation, … rien de ouf dedans, à part, il me semble, le principe même de ce genre de réacteur qui « s’autorégule »
Citation :
Dans un réacteur selon l’invention, il n’est pas nécessaire de prévoir de structure modératrice dans le cœur de réacteur, ni de barre de contrôle, ni de système de refroidissement, d’une part parce que le réacteur est par conception apte à se stabiliser de lui-même et d’autre part parce que le contrôle du débit de circulation du sel caloporteur permet de faire varier de façon active la température du cœur.
En effet, concernant la tendance du réacteur à s’auto-stabiliser, lors d’une augmentation de réactivité, la température s’élève. La forte dilatation thermique du combustible, due à sa nature de sel liquide, le pousse en dehors de la région active du cœur lorsqu’il surchauffe, diminuant ainsi sa densité dans la région active du cœur, et réduisant la réactivité dans le volume de la zone critique de fission. La température descend aussitôt. A l’inverse lorsque le sel combustible refroidit, sa densité au cœur s’accroît, la probabilité de fission augmente, tout comme sa capacité à générer de la chaleur. Ces deux effets donnent au réacteur son caractère de stabilité inhérente, et lui permettent de suivre la demande de puissance demandée par l’aval (extraction de chaleur par l’échangeur primaire). La température d’équilibre au cœur du réacteur est d’environ 700 °C. Dès lors, la température du cœur, et donc la puissance thermique produite par le réacteur, sont uniquement régulées par le contrôle du débit d’extraction du sel caloporteur.
ATtention ce sont des réacteurs conventionnels qui disposent d’une immense source froide inépuisable comme circuit secondaire : un océan
La date de fin de service des centrales nucléaires était théorique on ne savait pas vraiment on avait pas de précédent.
Elles sont sous surveillance continue, régulièrement mises en maintenance pour le simple entretien et inspection ou la mise à niveau à cause de problèmes potentiels repérés comme en 2020 - 2022.
Les nouvelles périodes d’exploitation ne sont pas sorties du chapeau pour le bon plaisir du gouvernement mais le fruit de l’étude des rapports d’usure et d’incidents par l’ASN/IRSN.
Je pense que dans le cas des sous-marins pour des raisons de discrétions, il doit éviter d’émettre de la chaleur autant que de bruits.
Utiliser l’eau environnante pour le refroidir est probablement prévu pour le cas d’incident grave je pense.
Je connais pas bien le type de réacteur utilisé dans ces engins et c’est probablement très compliqué de le savoir (grande muette) mais j’imagine qu’on est pas sur le même type que les grande centrales nucléaires.
J’imagine plutôt quelque chose plus proche de ce qu’on a mis à bord de la sonde Cassini avec un coeur de plutonium qui génère une réaction à relativement basse température et n’a pas besoin de régulation.
à bord de la sonde il chauffe un générateur stirling, sur un sous-marin surement quelque chose de plus nerveux comme le CO² supercritique ?
Le sous-marin étant entièrement dans l’eau, de fait c’est forcément l’eau environnante qui assure l’intégralité de l’évacuation de toute la chaleur excédentaire produite par le réacteur.
Si j’en crois les chiffres de Wikipedia, sur les SNLE français il y a un réacteur de 150 MW pour environ 30 MW de puissance de propulsion, donc de fait il y a 120 MW qui sont dissipés thermiquement vers l’eau de mer.
Mais ça n’est sans doute pas un problème pour la furtivité, d’abord parce que les volumes d’eau sont très importants (surtout en déplacement, si on compte une couche d’eau d’1m autour du sous-marin avançant à 12m/s ça renouvelle de l’ordre de 500 m^3/s), donc ça ne provoque pas forcément un gros échauffement de l’eau, ensuite parce que l’eau absorbe très bien les infrarouges, donc la vision thermique dans l’eau n’est pas très efficace.
je pense pas qu’il dissipe 120MW de chaleur, je crois qu’il sortirait à la surface sous un nuage de vapeur dans ce cas ![]()
Il ne sert pas qu’à la propulsion, il faut chauffer son espace intérieur, alimenter l’informatique, instruments, électromécanique, recyclage de l’air, désalinisation de l’eau, etc…
Bon le réacteur est aussi sans doute pas souvent à plein régime et la propulsion à 30MW est aussi sans doute une puissance maximum nominale qui peut être dépassée dans certaines manoeuvre
Si si lithium, un rendement de 30% de conversion pour 70% d’évacuation thermique c’est la norme,
Et pour le nuage de vapeur tu ne crois pas si bien dire, y’a même « pire » : quand les SNLE sont en cale sèche les zones de réacteurs sont dessinés sur la coque et des traces au sol sont marquées dans les radoub pour éviter que les ouvrier ne longent à pied le sous marin : c’est aussi l’eau qui sert de confinement, et si y’a pas d’eau le soum rayonne à bloc dans ces zones.
Je souscris totalement a votre these. Et j’ajouterai qu’en 2050 one sera aux guerres de possession des rares territoires uranifere pas encore conquis par les plus prévoyants… Mais la pénurie sera aux portes des nations qui auront eu le tort de croire au nucléaire par ignorance que c’est le métal le plus rare de l’univers et donc sur Terre.
Ce que l’on sort de terre pour le transformer en chaleur ne se recycle pas.
Serge Rochain
Je ne pense pas. J’ai cherché un peu, sur la centrale nucléaire de Blayais par exemple, qui est refroidit à l’eau de mer sans tour aéroréfrigérante (donc rejet de l’eau en mer, pas vaporisation, il y a moins d’1% de « pertes »), le débit d’eau moyen est de 160 m^3/s pour une production mensuelle moyenne de 2 TWhe, soit 4 TWhth dissipés, soit une puissance moyenne thermique dissipée de 5500 GW… (voir ici : https://www.sfen.org/wp-content/uploads/2023/06/Combien_deau_consomment_les_centrales_nucleaires_Sfen_2023V2.pdf )
Donc 120 MW avec des débits d’eau qui peuvent être de plusieurs dizaines ou centaines de m^3/s, on est loin de l’extrême…
D’ailleurs ça se calcule facilement. 120 MW, c’est 120 000 kJ par seconde.
120 000 kJ par seconde, c’est de quoi chauffer un peu moins de 30 m^3 d’eau de 1°C par seconde (4.2 kJ pour chauffer un litre de 1°C). À comparer au volume du Triomphant, qui est de 14 000 m^3, ce qui veut dire que quand il se déplace à 12m/s sachant que sa longueur est de 138m, on peut grosso modo considérer qu’il déplace 1 200 m^3 d’eau par seconde…
Donc sauf grossière erreur de calcul de ma part, pour dissiper 120 MW il n’a donc besoin que de chauffer d’1°C une petite fraction de l’eau qu’il déplace…
Après, effectivement, il y a d’autres usages de l’énergie dans le sous-marin… Mais de ceux que tu cites, quasiment tout se retrouve in fine quand même dissipé en chaleur : le chauffage de l’espace intérieur, par définition (la puissance consommée pour le chauffer est exactement égale à ce qu’il dissipe vers l’extérieur), tous les instruments électriques également… Il n’y a guère que la désalinisation de l’eau qui ne se retrouve peut-être pas sous forme de chaleur (et encore… il y a quand même forcément bien un moment où l’énergie est dissipée, elle ne peut pas être stockée indéfiniment dans le sous-marin).
Et pour comparaison, la centrale électrique de Cattenom, qui elle fonctionne par évaporation dans des tours aéroréfrigérantes, elle le consomme que moins de 6 millions de m^3 par mois pour de l’ordre de 5000 MWhth dissipés en moyenne, soit à peine 2.3 m^3/s… 0.46 l/s par MW… 5.6 l/s pour 120 MW.
Pour rappel, il faut quasiment 600 fois plus d’énergie pour vaporiser un litre d’eau à 20° que pour le chauffer de 1° en phase liquide…
Les articles et les sources citées ont parfois plus d’un an.
@philouze @MattS32 ok oui c’est pas déconnant, je me suis trompé, donc c’est juste brutal, militaire quoi ![]()
pour protéger le « container » d’un bombardement il suffit de le mettre en sous sol bien profond et c’est réglé.
Dans un pays avec un réseau de distribution dense et des centrales bien réparties sur tout le territoire, comme en France. Je ne vois pas l’intérêt. Il est plus facile de tirer une ligne spéciale pour une entreprise.
certaines industries ont besoin de consommer des gros pics d’energie sur des périodes courtes.
Les grands réacteurs nucléaires ont une inertie pour monter en régime et redescendre.
On peut souvent compenser avec les barrages hydroélectriques et parfois il faut ajouter les centrales à gaz ou fuel mais dans certains cas c’est pas possible et enedis doit delester.
Ce serait moins problèmatique avec les micro réacteurs.
Les datacenter aussi, ils ont des générateurs diesel et batteries chimiques pour parer aux pannes de la grille.
un micro réacteur serait moins polluant et pourrait fournir pour des jours ou des semaines sans soucis.
C’était le cas, mais on est désormais capable de piloter rapidement les réacteurs nucléaires.
EDF le fait depuis 2016, après mise à jour des systèmes de contrôle (vitesse de +/-80% de la Pmax en moins de 30mn avant fin 2016, et encore amélioré depuis. Wiki
https://www.lesechos.fr/2016/02/lelectricien-fait-de-plus-en-plus-varier-sa-production-nucleaire-210246
30mn c’est bien mais c’est toujours long quand une fonderie d’acier par exemple allume ses fours à arcs électriques de 150MVA.
Ca fera pas tomber la grille mais si Enedis n’est pas prévenu il peut y avoir un blackout de plusieurs minutes dans les villes alentours le temps d’activer les barrages (c’est le plus réactif) qui vont devoir fournir pendant 20mn le temps que la centrale nucléaire monte en puissance mais d’ici là le pic de puissance sera peut être déjà passé.
(scenario hypothétique mais plausible qui peut couter très cher en amende pour le responsable de ce pic)
C’est pour éviter ça que les stations de charge rapide de VE sont elle-même équipées de batteries pour ne pas tirer trop fort sur la grille de manière imprévisible et trop breve pour adapter la puissance produite, effet chateau d’eau.
Comme je le disais, 30mn est le chiffre de 2016, et on fait mieux depuis. ![]()
Difficile de trouver un chiffre exact; ici on annonce jusque +/-5% par minute. C’est déjà pas mal.
La théorie de la « décroissance » et une chimère.
Philosophiquement, toute l’histoire humaine et même animale n’a fait qu’évoluer depuis toujours.
L’évolution et la condition sine qua non de la vie.
Et plus prosaïquement, acter une décroissance économique délibéré c’est accepter l’arrêt de mort de notre civilisation au profit d’une autre qui ne se fera pas prier pour évoluer à notre place et nous absorber. A l’échelle humaine, ce n’est pas forcément dramatique, mais il faut avoir conscience que nous n’existerons plus que dans les livres d’histoire comme une énième civilisation disparue.
il n’existe qu’une solution vraiment réaliste pour la pérennité de l’occident.
Évoluer pour défendre nos intérêts tout en préservant l’harmonie avec la planète et les autres peuples du mieux possible.
La décroissance, c’est renoncer à nous-mêmes, c’est fuir plutôt que de se battre, c’est régresser en espérant un miracle à une fin inéluctable.
Laisser tomber le nucléaire sous le prétexte que ce n’est pas « écolo » ou que c’est dangereux c’est accepter de disparaitre à plus ou moins long terme.
De fait ce n’est pas la décroissance, mais le progrès qui est la clef.