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Commentaires : Découverte de phosphine dans l'atmosphère de Vénus : de potentielles traces de vie?

Pour la première fois, grâce à des observations terrestres, de la phosphine aurait été découverte dans l’atmosphère de Vénus. La nouvelle fait sensation, ce composé étant mis en avant dans de récentes publications comme l’un des biomarqueurs les plus fiables.

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et si c’était juste des bactéries terriennes qui ont trouvé un nouveau logement suite aux sondes qui ont atteint la planète depuis 1967 … je plaisante bien sur, … quoique :wink:

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Tout est possible.

Venus la planète ou rien de ce qu’on y a envoyé n’a survécu plus d’une heure…

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Vu les conditions extrêmes sur Vénus (chaleur, pression, acidité au minimum), il semble assez peu probable qu’une forme de vie adaptée à la Terre ait pu survivre là. Pas impossible, mais peu probable.
De plus, si les quantités de phosphine observées sont bien d’origine biologique, la question se pose de savoir si il serait possible qu’en seulement 50 ans, une contamination d’origine terrienne puisse être si étendue dans l’atmosphère qu’elle est détectable par télescope.

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Apparemment les chercheurs ont pas mal d’ingéniosité. Si effectivement les conditions sur le sols vénusiens sont absolument hors catégorie dans tous les domaines, en altitude, c’est différent. Certains pensant que la vie peut se maintenir à une certaine altitude dans des pressions très voisine de la Terre. On y a même balancé l’idée de coloniser Vénus plus tôt que Mars :

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En effet, en altitude, il ne reste que l’acidité comme problème. Sauf que justement, il me semble que rien n’est jamais resté là. Les sondes qui ont traversé cette couche sont allées s’écraser au sol, limitant les interactions et les possibilités de contamination des nuages, et les satellites d’observation ne sont jamais descendu aussi bas.

Dans l’article sur la découverte de phosphine, il est bien précisé que celle-ci est très fragile, donc ne pourrait pas venir d’une source au sol (ce qui serait le cas d’entités biologique ayant survécu sur les engins écrasés) car elle serait détruite par les conditions chimiques qui règnent là-bas.

La phosphine est très probablement produite dans cette zone de faible pression où elle a été détectée. Soit par un procédé photochimique inconnu, soit par un procédé géochimique inconnu, soit par un procédé biologique qui est le seul connu permettant de générer une telle quantité de phosphine.

Attention, l’article précise bien que ça ne prouve pas qu’il y a une activité biologique là. Juste que ça serait bien d’aller voir en détails.

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Ah si ! Il y a une sonde russe qui a transmis 63 minutes après s’être posée et une américaine qui a transmis 67 minutes. :slight_smile:

La phosphine (pour ce que j’en connais, c’est pas ma soeur) n’a pas une durée de vie suffisante pour avoir survécu avec les sondes que les humains ont envoyé vers Venus… Et qui de toutes façons ont été amplement désinfectées sur place :stuck_out_tongue:
Pour qu’on puisse en détecter à l’échelle planétaire faut vraiment que ce soit une source locale.

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Au sol… Il faut préciser…

Bof… Excitant mais je me méfie. Quand on lit les articles dans la presse anglo-saxonne, c’est plein de « si », de partout.
A la fin on se demande si c’est pas encore un de ces effets d’annonces, qui font partie de la culture universitaire anglo-saxonne, pour montrer que l’on a des résultats et obtenir des crédits.

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Au fait, il n’y a pas une sonde Venera-D en projet ?

En sciences, et surtout à la limite de la connaissance, seules quelques grandeurs physiques sont péremptoires. Un sujet aussi difficile que la présence de la vie (ou de traces de celle-ci) est évidemment pris au conditionnel. Pas par nous, vulgarisateurs scientifiques (ceux qui affirment directement ont souvent tort), mais par les scientifiques eux mêmes. Comme on l’explique dans l’article, le résultat est là, mais l’interprétation exacte des données, c’est là qu’est le débat scientifique.
Il faudra longtemps pour répéter les mêmes résultats, observer éventuellement des variations, envoyer une ou plusieurs sondes sur place, comparer les données, etc. Mais c’est comme ça que la science avance.

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Ça va s’en doute jusqu’à la phase T, et apparemment la phase G va venir tout casser.

Vénus était autrefois la grande obsession en terme de planètes, on imaginer de la vie, potentiellement intelligente, avec des villes et autre, c’était l’objectif ultime.
Et puis les images sont apparu, aucune visibilité à cause de l’épaisse couche nuageuse, et le rêve à pris un coup dans l’aile, surtout avec les relevé indiquant les conditions.
Puis tout le monde c’est tourné vers Mars, oubliant la belle et grande Vénus.
Pourtant, comme @Miky l’as rappeler, des project de villes flottante à haute altitude, où les conditions sont assez proche de celle de la terre en température et pression atmosphérique, étaient prévue.

En fait, après la Lune, c’était Vénus qui était visé, une Saturn V avec un étage supérieur modifier (car pas besoin de LEM) était prévue d’amener des Américains très proche de Vénus, enfin c’était si l’URSS avais réussi à se poser sur la Lune en premier, forçant les Américains à trouver une autre excuse pour dire qu’ils n’avait pas perdu la course spatiale mais plutôt dire qu’ils avaient gagné après le premier « first » établie, sinon la course aurait continuer longtemps tant que l’URSS aurait eu de l’avance et on aurait peut-être déjà coloniser pas mal de Lunes et Planètes, un peux comme la série For All Mankind le compte.

Donc, peux être que, peux importe la raison de la présence de cette Phosphine (si ça en est bien), ça va redonner de la popularité à Vénus.
Après tout, peux être que des extrêmophiles existent en haute altitude sur Vénus et que Mars est totalement stérile, ça serrait un comble après toute cette obsession envers Mars et ce délaissement pour Vénus.

Qui sais, peux être que un jour on trouvera des traces indiquant qu’il y avais eu des formes de vie complexes sur Vénus (je pense pas que des fossiles résistent au conditions actuelle de Vénus, mais la traces des fossile peux être ? Quelqu’un qui s’y connais sur le sujet ?) lors ce que ses conditions étaient proche de celle de la Terre.

Peux être même que c’est la chaleur extrême de Vénus qui permettra de rendre possible la colonisation en haute altitude avec des « système aérothermique » ?

Venus a toujours davantage intrigué les astronomes puisque plus similaire (en taille et composition) à la Terre que Mars, et ayant une activité importante (noyau). Jusqu’aux sondes, on pensait que derrière la couche de nuages, il y avait des chances d’un milieu viable (malgré la haute chaleur).

Après ces découvertes, la question s’est alors posée d’un environnement plus viable dans les couches supérieures (nuageuses) ou plus profondément dans la terre. Mais l’environnement acide et les vents très violents sont un frein pour la première hypothèse, et l’activité volcanique continue pour la seconde. Toutes réduisant les possibilités d’un développement de forme de vie.

Mais Vénus a beaucoup à nous apporter en termes de compréhension du développement de planètes et exoplanètes. Très proche de la Terre dans ses caractéristiques, et pourtant si différente dans son évolution. Elle reste encore très méconnue (comparée à Mars par exemple).

Des projets de « plateformes volantes » au dessus de la couche de nuage existent bien, mais le défi technologique est énorme. Mars est plus réaliste malgré sa distance par son environnement plus « calme » (pas de vent fort, faible pression, gravité « acceptable », pas d’environnement acide ou corosif, calottes polaires, potentiel de terraformation, etc.).

Reste aussi les lunes de Jupiter et Saturne dont certaines intriguent fortement les scientifiques : Europe et Titan.

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Je vous rappelle qu’on n’a pas encore colonisé les airs sur la Terre (les avions ne comptent pas, hein…) alors le faire sur une autre planète, restons calmes…

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Par ce qu’on n’en a pas besoin, on a la terre ferme, et si on manque de place sur terre, on fait des îles artificielles ou des grande plateforme flottantes.
Et pourquoi les avions ne comptent pas ? Quand on voie les record de temps passé dans les aires dans les diverses catégorie, c’est assez impressionnant :


Si les dirigeables n’avaient pas disparu, des vol de croisière, qui équivaux à des hotels volant de la même façons que le énorme paquebot de croisière sont des « petite » ville flottantes.
Exemples :

Ou encore celui si qui est apparemment en construction (bien qu’à prendre avec des pincette car très peux d’info dispo dessus) :
http://www.timonsager.com/Wolke7.html

Sans parler que la pression atmosphérique rapidement supérieur ainsi que les températures bien plus élevé lors ce qu’on va vers la surface de Vénus pourrait permettre de faire des choses tel que des grosses station aérothermique (contrairement au géothermique) qui pourrait à la fois réchauffé le gas des ballons, et, en faisant monter de la valeur à haute température, permettre d’utiliser la différence de température avec l’altitude pour générer de l’énergie.
L’acidité est peux être même le plus gros défit, ça a des chances d’être plus facile que de coloniser la surface de Mars, même si il y a beaucoup de défis technique à réalisé, c’est beaucoup moins fou que ça en à l’air.

Rester en l’air sur Terre à plusieurs km d’altitude demanderait une pressurisation et donc une très lourde installation, alors que comme on l’a déjà dit d’après les mesures à 50-60 km d’altitude la pression atmosphérique de Vénus retombe à 1 atm (soit à 1 fois la pression atmosphérique au dessus de la mer) rendant inutile les systèmes de pressurisation.
Cela dit, s’il y a un retour sérieux d’intérêt de colonisation vénusienne, on verra d’abord très probablement des essais sur Terre.

On cherche des traces de vie toujours relativement proches de ce qu’on connait à notre échelle.

Peut-être que la vie est là, mais qu’on ne sait pas la voir: combien pensent encore que les arbres sont inertes et n’ont aucune interaction entre eux?