Mais surtout, puisque certains sites hébergeant du contenu pirate sont directement bloqués par le FAI, le VPN - générant une adresse IP alternative - permet de contourner cette restriction.
Tout faux.
Le VPN ne génère pas une adresse IP. Tu empruntes l’adresse IP d’un serveur VPN lorsque tu l’utilises. Et comme tu n’es pas le seul, il est beaucoup plus difficile de savoir lequel des clients du VPN est à la source de cette requête (sauf pour le serveur VPN, mais qui se fait une joie de ne pas le communiquer).
Les sites qui hébergent du contenu pirate ne peuvent pas être bloqué par le FAI (lequel?) SAUF s’ils sont hébergés par ledit FAI ce qui n’est quasiment jamais le cas, les FAI ne sont pas des hébergeurs pour la plupart. Le principe même d’Internet Protocol, c’est qu’un hôte sur une adresse IP x, si elle est routée, restera accessible, même si le FAI éteint son routage. Les paquets seront acheminés par d’autres chemins. De plus, une adresse IP peut héberger de multiple domaines différents, on ne peut donc pas faire l’amalgame IP = site internet.
La seule possibilité de blocage serait de faire une sorte de gros pare feu, au niveau du FAI pour chacun des clients, mais là, encore, ça ne serait pas fonctionnel vu que la majorité des communications sont maintenant chiffrées (et que le FAI n’a pas les clés de déchiffrement). Sinon, il faut casser le cryptage, comme le fait la Chine en forçant les hôtes à coopérer.
Au final, la justice ordonne le blocage, le FAI, fourbe, décide simplement de faire mentir leur DNS pour ne plus associer le nom de domaine du site problématique avec l’adresse IP.
C’est très faible comme méthode, les sites en questions enregistrent des noms de domaine à la pelle, dont le blocage ne dure pas longtemps, et il est possible d’utiliser des serveurs DNS honnêtes et gratuitement. Le VPN n’apporte pas grand chose ici.