Le Guinness World Records a validé une nouvelle performance pour le Nissan Qashqai e-Power. Entre Bogotá et la côte caraïbe colombienne, ce SUV hybride a parcouru 1 980 kilomètres avec un plein unique de 55 litres, sans la moindre recharge.
Au delà du record qui ne veut rien dire vu que ce n’était que le de la descente (celui à 1200km est plus parlant), je trouve assez comique que pour remplacer l’essence par l’électrique, on met de l’essence pour générer de l’électrique. (A la différence de la batterie qui recharge quand la voiture est en thermique)
Oui ça pollue moins, oui ça consomme moins… mais même si ça reste un progrès c’est quand même un paradoxe assez débile.
J’en ai eu un, j’arrivais à faire un peu plus de 1000km avec un plein sur un parcours réel, ce qui n’était déjà pas si mal. 2.7L/100km c’est en effet juste pour l’effet d’annonce, le record, le marketing, pas la réalité.
Qu’est-ce qui est débile ? C’est une voiture électrique, rechargée par un moteur thermique. C’est en quelque sorte une hybride inversée. En quoi c’est un paradoxe débile ?
Sur une telle distance, l’impact de la descente est vraiment pas énorme hein… C’est de l’ordre de 0.13% de pente moyenne (environ 2600m de dénivelé sur environ 2000 km)…
D’ailleurs ça se calcule, si on compte un poids de 2 tonnes, 2600m de dénivelé c’est environ 14 kWh. Si on considère qu’on arrive à en récupérer à peu près les 3/4, ça fait 10.5 kWh. De quoi faire de l’ordre de 50-70 km.
votre calcul n’est pas correct car si la route descend tout le temps, même avec une faible pente, avec le poids de la voiture la conso sera de 0 (énergie potentielle). Sans même utiliser de régénération. La batterie/moteur essence ne sont utilisés que lorsque la route est plate ou monte.
Non, si la pente est trop faible, on consomme du carburant pour au moins maintenir une vitesse..il reste toujours l’aero et les frottements liés au roulement à compenser.
Avec un pente moyenne de 0,13%, rien ne roule naturellement, même pas un train.
Non. Il n’y a pas de miracle : la voiture ne peut pas récupérer plus d’énergie que ce qui correspond à l’énergie potentielle de sa masse et de son altitude initiale.
Donc même si la route avait été une ligne droite de 1980 km avec une pente constante, la voiture n’aurait pas pu faire cette distance sans apport d’énergie. Parce qu’il faut beaucoup plus que 15 kWh pour déplacer 2 tonnes sur 2000 bornes (une bonne voiture électrique fait de l’ordre d’une centaines de bornes avec 15 kWh).
Dans une pente faible une voiture ne roule d’ailleurs pas toute seule, elle a besoin de son moteur quand même… Et 2600m sur 2000km, ça donne forcément soit une pente trèèèèès faible, soit des pentes plus significatives mais aussi beaucoup de plat ou de remontées…
Non, les règles de la physique sont implacables. Pour déplacer une masse de deux tonnes sur 2000 km, il faut une certaine quantité d’énergie, et l’impact de la descente ne peut pas être supérieur à l’énergie potentielle. Donc 14.5 kWh dans ce cas, si on part sur une masse de 2 tonnes (flemme de vérifier le poids réel… mais c’est pas important dans le cas présent).
C’est pourtant tout le contenu de la news. Si tu ne fais que descendre plus ou moins sur 2km dénivelé, avec tracé étudié spécifiquement sur la récupération comme précisé à la fin de la news, à priori tu divises par 2 la conso essence et donc tu doubles presque l’autonomie « essence ». C’est un peu joué sur les mots mais on parle plutôt ici de l’autonomie essence vu que c’est elle qui génère l’électrique.
Le paradoxe c’est que l’électrique est là pour remplacer le pétrole.
Ici tu te sers du pétrole pour générer de l’électricité.
C’est comme si tu rechargeais ta voiture à la maison avec une centrale à charbon.
C’est plutôt hypocrite.
Il n’y a pas mieux pour faire plaisir à l’OPEP et entreprises du secteur tout en faisant croire que c’est une avancée écologique.
Non, pas sur une telle distance ! Dire que c’est grâce aux descentes que ça a été possible, c’est une mauvaise interprétation de la raison de ce résultat (c’est d’ailleurs un ajout de Clubic, la source ne parle absolument pas de ça). C’est avant tout l’excellent rendement de leur système, et le talent du conducteur qui ont fait cette consommation si faible.
Le dénivelé a apporté au maximum une quinzaine de kWh au moteur électrique (et ce quelque soit la longueur des descente : ça ne dépend que du dénivelé entre le point de départ et l’arrivée).
Si on considère que le moteur thermique/alternateur a un rendement de 30% et que la régénération a un rendement de 100% (ce qui n’est évidement pas le cas), ces 15 kWh apportés par la régénération ils font économiser grosso modo 5 litres d’essence. Sur 2000 km. Soit 0.25 litres/100 km. C’est très loin d’être la raison de la division par deux de la consommation.
Les électriques, oui (ou éventuellement les h2, quoi que…).
Une hybride, c’est juste une techno pour réduire la gâchis d’énergie du freinage, rien de plus. Et l’hybride série est en théorie la solution la plus efficace. En pratique on voit bien que ce n’est pas non plus la panacée, on reste très proche d’un hybride simple.
Un peu plus quand même, l’hybridation, quand elle est bien faite, permet aussi d’optimiser le rendement du moteur, en lui imposant la charge de travail à laquelle il a son meilleur rendement indépendamment de la charge nécessaire pour faire avancer la voiture (si le rendement optimal nécessite une charge plus élevée, l’excédent part dans la batterie, si il nécessite une charge plus faible, le moteur électrique vient soulager), voire sur certains systèmes (ceux où le régime du moteur thermique peut être indépendant de la vitesse de la voiture) en permettant au moteur thermique d’être plus souvent dans sa plage de vitesse de rotation de rendement maximal.
Surtout sur un hybride série.
Sur un hybride parallèle, on est en théorie plus loin du rendement maximal bien plus souvent.
Mais comme je l’ai dit, ça reste théorique, ça marche bien sur les locomotive mais ce n’est pas encore ça sur les voitures. Bon OK, il n’y a pas non plus beaucoup d’hybrides série…
J’ai bien compris ton raisonnement mais le trajet n’a pas été choisi par hasard. Je ne dis pas, (quoi que je l’ai peut être sous entendu ^^) que ce n’est que la descente, mais dans ce cas c’est que le conducteur a lâché la pédale dès qu’il le pouvait, quitte à faire du 5km/h… ce qui expliquerait pourquoi 3 jours ^^
Non, en Colombie 3 jours pour faire 2000 bornes, c’est normal hein, tu dépasses par les 50-60 km/h de moyenne sur des longs trajets. Même un Bogotà-Medellín, t’en as quasi pour la journée alors que c’est « que » 400 bornes.
Et pour le coup, le trajet n’est clairement pas optimisé pour maximiser le bénéfice de es 2600m D- : Bogotà-Santa Marta ou Barranquilla, ça fait grosso modo 1000 bornes (et ça se fait en deux jours, pas un ^^), pas 2000. Sur cette distance, le gain de consommation aux 100 km apporté par le dénivelé serait deux fois plus élevé que sur un trajet de 2000 bornes. Donc avec un trajet plus « direct », ils auraient sans doute pu afficher une consommation aux 100 km plus faible.
Le choix d’un trajet en Colombie est sans doute bien plus marketing que technique : la Colombie est un gros marché pour Nissan en Amérique du Sud. Et du coup le choix logique, encore une fois pour le marketing, c’est effectivement de faire un Bogotà-côte caraïbe, la capital et un pôle économique et touristique majeur.
Par contre, le trajet a sans doute été optimisé pour une faible consommation non pas grâce au dénivelé, mais en privilégiant des routes secondaires où la vitesse est plus faible, quitte à faire des gros détours. D’où les 2000 bornes au lieu de 1000.
Il n’y a rien d’hybride sur une locomotive…c’est juste un diesel avec une transmission électrique, ( et ça consomme autant qu’avec une transmission hydraulique) il n’y a aucune batterie pour alimenter les moteurs, comme il n’y a aucune récupération d’énergie ( au contraire d’une voiture qui récupère au freinage et se sert plus tard de l’énergie stockée pour alimenter le moteur électrique).