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Commentaires : Bitcoin est-il un « or numérique »?

L’or est la référence monétaire absolue depuis 2 500 ans. Mais depuis quelques temps, certains estiment qu’il a un équivalent numérique : le Bitcoin. Vivement discutée, cette question mérite qu’on s’y attarde un instant.

Bitcoin n’en est qu’à ses débuts. Rien ne vous empêche de convertir une partie de votre épargne en BTC et d’en profiter aussi.

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Comment peut-on comparer le bitcoin à l’or ? L’or est un métal physique qui a une utilité, le bitcoin n’est qu’une écriture dans un fichier sans aucun sous-jacent et aucune valeur intrinsèque.
Oui notre argent sur nos comptes bancaires est aussi une écriture dans un fichier, mais à la différence du bitcoin elle est contrôlée et surveillée de manière très sérieuse par une banque centrale et des institutions financières. Pour vos bitcoins, si vous perdez votre clef c’est perdu, pas de guichet physique où vous rendre pour prouver votre identité et récupérer votre bien.
De plus le cours est trop volatile, quand de grosses quantités sont achetées ou vendues le cours peut varier très vite. Une monnaie comme l’euro connaît une période de stabilité depuis de longues années : inflation faible, variation mesurées par rapport au dollar.
Et si on vous vole votre clef, on peut détourner vos avoirs en bitcoin, alors qu’i existe plus de gardes fous pour un compte bancaire.
Je pense que de futures monnaies électroniques pourront démontrer leur utilité comme moyen de transaction décentralisé (frais de transaction faibles, liquidité forte, grand nombre de transactions par seconde) et que la blockchain a de l’avenir, mais pas le bitcoin qui ne possède pas ces caractéristiques. Peut être une monnaie avec Proof of Stake à la place de Proof of Work ?

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  • Le problème des clés perdues sera résolus par des sociétés qui proposeront des services pour ça (une sorte d’intermédiaire en qui l’utilisateur acceptera de faire confiance)

  • La volatilité actuelle des cours est liée au risque perçu. Avec l’adoption du Bitcoin (et donc sa valorisation), la volatilité diminuera

  • Débat ProofOfStake (POS) vs ProofOfWork (POW) est intéressant. Chacun a ses avantages et inconvénients. Il sera intéressant de suivre les développements de ETH2.

  • Pour ce qui est de la comparaison métaux vs crypto… Même si les deux partagent certains aspects (comme la rareté), les deux tellement différents que je trouve l’exercice inutile. les cryptos sont quelque chose de nouveau mais on continue d’essayer de les comparer à ce qu’on connait.

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« Comment peut-on comparer le bitcoin à l’or ? L’or est un métal physique qui a une utilité, le bitcoin n’est qu’une écriture dans un fichier sans aucun sous-jacent et aucune valeur intrinsèque. »

La valeur intrinsèque est une question très intéressante. Je peux rétorquer que l’or n’est en fait qu’un vulgaire caillou (il est juste rare). Le plastique par exemple à beaucoup plus, a mon sense, de valeur intrinsèque. Le plastique peut être malleable souple ou très dur. On peut tirer beaucoup plus de chose du plastique que de l’or. Certes l’or à des propriétés intéressantes comme son inoxydabilité, mais en terme d’utilité intrinsèque ce n’est pas l’objet ou le matériau le plus intéressant. Certains diront c’est parce-qu’il est est beau et qu’on peut faire de joli bijoux. A ça je répondrait c’est pas ce qui est beau qui est cher mais ce qui est cher qui est beau.

Le Bitcoin est certes qu’une écriture dans un fichier donc une donnée. Mais en 2020 nous savons que les données peuvent avoir un très grande valeur, pensez à la valeur de nos données personnelles qui sont monetisées chaque jour. Il suffit aussi de payer la facture chez un notaire pour se rendre compte combien écrire et conserver une donnée dans un livre peut être cher.
Pour moi la valeur intrinsèque du bitcoin réside dans sa valeur notariale. En effet on paie cher un notaire pour avoir la garantie qu’une donnée sera bien conservée et vérifiable en tout temps. Par exemple si j’achète un terrain j’aimerais avoir la certitude que personne ne pourra venir et contester que mon terrain m’appartient. Ainsi plus un réseau de type blockchain offre une garantie de durabilité et de sécurité plus écrire dans ce livre à de la valeur. La valeur intrinsèque réside dans le fait que pour écrire dans ce livre je vais payer un frais à l’ensemble du réseau pour qu’il conserve mon écriture.
Donc l’utilité du bitcoin est de pouvoir écrire des transactions dans ce livre des comptes décentralisé et la valeur de son utilité réside dans le nombre de participants (puissance de calcul) qui accroit sa sécurité et durabilité.

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« Oui notre argent sur nos comptes bancaires est aussi une écriture dans un fichier, mais à la différence du bitcoin elle est contrôlée et surveillée de manière très sérieuse par une banque centrale et des institutions financières. Pour vos bitcoins, si vous perdez votre clef c’est perdu, pas de guichet physique où vous rendre pour prouver votre identité et récupérer votre bien. »

C’est une question d’indépendance financière. Ici la comparaison avec l’or reste vrai, si vous possedez de l’or et que vous les égarez ou que quelqu’un vous le vole il n’y a pas de guichet qui vous rendra ce que vous avez perdu. Certes il y a des assurances mais c’est c’est un autre domaine on peut aussi assurer ses avoirs crypto. L’idépendance financière à les deux coté de la médaille, soit vous gerez vous même votre bien, soit vous déléguez cette gestion à une banque par exemple. L’avantage de gérer sois même un comme garder son or sur soi donne l’avantage de pouvoir en disposer à bon gré. Le fait de le déléguer évite d’assumer les risque de vols mais laisse aussi à la merci de facteur externes, par exemple la banque pourra ponctionner voir même séquestrer votre avoir.

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En fait la Blcokchain du BTC, en proof-of-work, n’est pas infaillible, elle repose juste sur une logique d’inflation de complexité qui met d’emblée en concurrence « ceux qui pourraient être ses hackers ».
En gros, on peut dire qu’on a renversé la logique du black-hat : on a « acheté » ceux qui auraient été les pirates, qui deviennent des mineurs, et qu’on paye en BTC.

Ceux que ça intéressent peuvent se référer aux articles qui expliquent ce qu’est exactement le consensus, le hash, la proof-of-work.

Cette preuve d’unicité est la plus brutale, absurde mais il faut le reconnaitre pour l’instant fonctionnelle, avec d’énormes travers : une consommation d’énergie énorme , une consommation de processeur énorme.Uniquement destiné au consensus, et une énorme lenteur, ainsi qu’un cout de transaction élevé.

Mais les ordis quantiques ainsi que les supers- processeurs, au départ destinés à l’IA arrivent. Qu’un seul de ces types décide de sortir ces machines du labo pour miner du BTC et le château de carte s’effondre :

Ce proc est typiquement la faille du BTC, car le gain en minage dépassera très rapidement le cout de ce genre de proc, qui est à lui seul 200x plus puissant que tout un super ordinateur, sur des calculs finalement très proches de ce que représente un Hashing.

Et là, on va très vite comprendre pourquoi un BTC n’est pas de l’or…

Je suis d’accord pour la comparaison blockchain / cadastre et notaires.
Sauf que dans le cadastre il y a un sous-jacent, le bien immobilier.
Ce que je critique n’est pas le principe de la blockchain, qui me semble utile, mais son application dans le bitcoin : une blockchain lente, chère et vorace en énergie. Je suis sûr qu’on peut faire beaucoup mieux comme crypto, avec beaucoup plus de transactions par seconde, des frais minimes et peu de consommation énergétique (PoS). La crypto qui réunira ces conditions avec pourquoi pas une volatilité faible (stablecoin) sera très utile économiquement, donc aura de la valeur.

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Les prévisions donnant le bitcoin à 100 000 seraient éphemeres et suivies d’un gros dump… Au tarif d’un dollar fixe biensur … Mais qu en serait il si l inflation venait à etre démasquée ? Le dollar prendrait sa valeur réelle, soit environ 10% de son prix et effectivement à ce titre le BTC pourrait valoir 100 000$ !

Or restera de l’Or. Or est un métal précieux.
Il permet beaucoup de choses en médecine, en bijouterie, joaillerie, électronique, nourriture, etc.

Bitecoin c’est une pure merte qui sert à rien.
Du vide qu’on mine. Basé sur rien.

Je ne veux même pas comparer bitecaca à de la merte… Car merte, au moins, elle pue.
Bitecoin rien que des chiffres et beaucoup de fanatiques qui veulent s’enrichir au casino.

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Je ne suis pas fan du bitcoin à cause de la volatilité du cours et de la consommation électrique pour le miner.

Pour le reste sa valeur reflète la confiance dans cette monnaie, reste à voir si il y a une bulle spéculative et si oui quand va t-elle éclater.

Etes-vous conscient que le risque que vous évoquez touchera le Bitcoin… En dernier ? Si jamais de telles machines existent un jour, il sera tellement plus facile de faire tomber toute la cryptographie des l’ensemble des SI. Par exemple avant d’attaquer le Proof of Work de Bitcoin, il sera beaucoup plus aisé de craquer tous les mots de passe de la planete. Toutes les banques toutes les entreprises toutes les administrations, les codes numcléaires, bref. Tout cela sera craqué avant Bitcoin qui est de fait plus difficile a mettre a défaut que tous ces systèmes du fait de sa décentralisation et 11 ans de preuve de travail … La prochaine fois que vous utiliserez cet argument, pensez à tout cela.

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non, car cracker… est illégal, alors que miner est légal voir encouragé.

Je vous la fais courte : si je suis connu, établi, et que j’ai cette machine, il me suffit de proposer mes hash et de remporter le consensus et du coup rafler les BTC toutes les 10 minutes.

Alors que je me ferais immédiatement cramer si je devais hacker les codes d’une simple boutique en ligne un peu importante.

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  • Les études que j’ai lues à ce propos ont tendance à dire qu’il faut un ordinateur quantique 5x plus puissant que ce qui existe aujourd’hui pour pouvoir craquer un cryptage SHA-256.

  • L’utilisation des ordinateurs quantiques est - aujourd’hui - très couteuse alors qu’un craquage de la sécurité du réseau pourrait faire s’effondrer le cours du Bitcoin rendant ainsi l’operation très couteuse également.

  • Toujours d’après ce que j’ai lu, il existe des algorithms de cryptage permettent de se prémunir d’attaque de ces ordinateurs. Le jour où la menace sera réelle, il suffira de faire un gros upgrade (qui nécessitera malheureusement un hard fork a priori).

  • Le jour où SHA-256 est craqué (par des ordinateurs quantiques ou par une autre manière), la sécurité informatique mondiale est à risque (banques, centrales nucléaires, etc). La valeur du Bitcoin ne sera pas le premier problème à résoudre.

. Craquer est illégal? Si j’ai la clé publique d’un Wallet qui contient plein de BTC, il n’est pas illégal d’essayer d’en trouver la clé privée. Voler les BTC qui s’y trouve est une autre histoire évidemment. Le « craquage » en soit n’est pas illégal et je ne pense pas que le terme existe dans les règles de droit.
.
. Aujourd’hui une telle machine n’existe pas. C’est un fantasme des anti-Bitcoin et anti-ProofOfWork. Les ordinateurs quantiques qui existent seraient (d’après le peu d’articles disponibles à ce sujet) pas assez puissants et trop couteux à utiliser pour miner du Bitcoin.

je comprends bien, reprend l’échange depuis le début.

Encore une fois, je ne parle pas de hacker quoi que ce soit, c’est le contre-argument (sensé) de Akteur_Mineur.

Je présente un processeur (qui n’est pas quantique, mais les ordis quantiques arrivent à grand pas) . Ce processeur EST produit, il fait partie d’une nouvelle famille de proc géants (Full Waffer) dédié au départ à l’IA, pour la phase d’apprentissage, et dont on découvre que leur architecture génère une puissance pratique absolument considérable.

Sur des calculs à virgule flottante on a mesuré jusqu’à 200X les performances d’un super calculateur conventionnel du top 100 mondial !

Et c’est ce genre de chose, comme les ordis quantiques, qui vont révéler la faiblesse conceptuelle de la proof of work, il ne s’agira pas de hacker, il s’agira juste de miner et donc de récupérer, de faucher, les BTC offert en récompense du minage.

La course à l’échalote folle que génère la POW, ce concept absurde de mettre en compète les mineurs, avec des fermes qui calculent 99,99999999% des hash pour rien - pour qu’un seul remporte la mise pourrait bien ne devenir qu’un château de cartes pour celui qui peut se procurer ce genre de proc.

je suis vraiment trop long donc je résume : OUI le bitcoin est un or numérique, il a une énorme faiblesse : la POW. Bientôt arrivent des proc qui comme pour l’or, vont dévaluer le BTC aussi sûrement que si on tombait sur un asteroide fait d’or qu’on ramenait sur terre.

La valeur du BTC est entretenu PAR sa complexité et son cout énergétique fou pour le miner, quand miner en POW ne sera plus rare, le BTC ne sera plus rare, la POW perd tout intérêt, et les BTC qui sont à 90% du spéculatif s’effondrent.

  • La puissance des ordinateurs augmente.
  • S’il est rentable de s’équiper d’ordinateurs plus performants, les mineurs le feront (ils le font déjà).
  • Si la puissance totale des ordinateurs des mineurs augmente, la difficulté du Bitcoin s’ajustera de façon à ce qu’il y ait un bloc validé toutes les 10 minutes.

=> Le raisonnement tient uniquement si un seul (ou un groupe de mineurs en collusion) est le seul à pouvoir s’équiper d’ordinateurs qui lui permettent de faire une attaque « Sybil » en contrôlant au moins 51% du hashrate total.

=> si le coût en électricité est trop important pour les mineurs, ils débrancheront la prise, le hashrate diminuera et la difficulté de minage s’adaptera.

  • La distribution du control dans le ProofOfWork (POW) dépend de la distribution et de l’efficience dans l’utilisation des resources (puissance de calcul et électricité).
  • La distribution du control dans le ProofOfStake (POS) dépend du capital investi et rémunère ceux qui ont alloué du capital (ex. des ETH2) à la validation de blocs.

=> Selon moi, le plus équitable et le plus juste est le POW. Celui qui présente le moins de risque d’abus de pouvoir est le POW.

=> Dans le POS plus tu es riche (ex. en ETH2) plus tu peux avoir du pouvoir de validation et plus tu reçois des ETH2 en récompense. Donc les riches deviendront de plus en plus riches et ceux qui ne bloquent pas des ETH2 pour la validation de blocs verront la valeur de leur ETH2 diluée par la production d’ETH2 distribués aux (riches) validateurs.

Alors oui, tu n’as pas besoin de 32ETH pour faire partie d’un Pool de validateurs mais si tu ne participes pas du tout, tu es perdant. Et si tu n’as pas au moins 32ETH, tu as un retour sur investissement moindre car tu dois payer le Pool qui prend une commission. Donc oui, le POS est un système qui va favoriser le capital au même titre que le système monétaire actuel.

Pour ce qui est de l’aspect écologique du POW, c’est un débat sans fin. Et qui est le même que celui qui a eu au début d’Internet (on comparait à l’époque la quantité d’électricité nécessaire pour faire tourner Internet à celui consommé par des petits pays comme aujourd’hui avec le Bitcoin). L’histoire montre que le simple fait d’être énergivore ne suffit pas à arrêter une technologie tant qu’il y a un intérêt économique à l’utiliser.

La valeur la plus stable des 6000 dernières années est l’or.
La plus instable des cinq dernières années est le Bitcoin.
Alors, je ne nie pas les qualités du BTC en tant qu’instrument de payement immédiat sur la planète ou de jouets pour geeks-spéculateurs, mais comme valeur refuge, comment dire…

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Votre raisonnement ne tient pas sur un point. Le bitcoin ne tient que parce qu’aucun mineur ne détient la majorité de la puissance de calcul. Au moment précis ou 1 mineur (ou un groupe de mineurs qui s’entendent, ce qui possible dès maintenant car le minage se concentre de plus en plus sur une zone politique et géographique limitée), n’importe quelle transaction peut être approuvée, y compris le transfert de tous les jetons existants vers une seule adresse! Alors certes la valeur finale sera le 0 absolu mais l’inertie du système pourrait permettre un transfert massif vers l’économie « standard » avant l’écroulement.

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