Commentaires : Avatar 2 est bien sorti au cinéma en Russie grâce à des moyens, disons, détournés

Le film Avatar 2 suscite la curiosité des spectateurs du monde entier. En Russie, où les blockbusters hollywoodiens ne sont plus disponibles, c’est la méthode débrouille qui prime.

2 « J'aime »

Bel exemple de paradoxe entre le mur juridique construit autour des droits d’auteur et l’accès quasi in-arrêtable et sans frontières à la culture à l’heure d’Internet.

La musique, les films,les livres, les logiciels, les jeux-video… Vouloir empêcher un groupe déterminé et débrouillard d’y avoir accès, gratuitement ou non, n’est que peine perdue.

7 « J'aime »

Par contre vu qu’actuellement il ne doit y avoir que des hdcam, la gueule du truc tout flou déjà en fenêtré sur un écran d’ordinateur doit donner une belle bouillie sur un écran de cinéma de 10m de base…

J’avais Matrix en MPEG avant sa sortie au cinéma en 1998 ou 99.
Et puis après, les videos clubs de mon pays (la Martinique), faisaient venir des DVD en Zone 1 (USA et Canada) donc ils étaient en Français aussi. Le comble, le bonheur. J’avais tous les films rippés en DivX, 6 mois avant leur sortie en salle sans avoir téléchargé quoi que ce soit.
Et puis ils ont mis un frein à cela parce qu’on est en Zone 2 Europe et pas Amériques même si l’on est en Amérique centrale, dans les Caraïbes.

Bon, maintenant, « j’ai passé l’âge de ces conneries », comme dirait l’autre de l’« Arme Fatale ». :smiley:

PS : le graveur était un Pionner 105s dézoné pour PC. C’était un must.

1 « J'aime »

A cause de ces restriction ,j aurais fait la même chose perso si j avais un cinéma !

Maintenant on trouve tout en qualité support physique (BR et BR UHD) quasiment dès la sortie au cinéma.
(Parfois même avant la diffusion cinéma en France)

1 « J'aime »

Non, l’image est super nette et en HD, tirée d’une version espagnole (sous titres lorsque les avatars parlent en langue des signes). Par contre, je n’ai pas trouvé de version sans un logo pour une marque qui se balade un peu partout sur l’écran, pendant tout le film. C’est tout à fait regardable.
Le son est pris d’un cinéma, probablement en provenance d’un cinéma du Kazakhstan.

2 « J'aime »

Si tu lis bien la news, il s’agit apparemment d’une version légalement distribuée au Kazakstan, ou autre pays russophone, et une version au format numérique cinéma, donc la qualité est parfaite.

Sinon :

Certains grands réseaux de cinémas russes refusent de participer à ces projections illégales. En contrepartie, ils doivent respecter un accord et garder le film loin des salles jusqu’au 13 janvier prochain.

Euuu, faut savoir, soit les films hollywoodiens ne sont plus diffusés en Russie, soit ils le sont toujours.

C’est quoi du coup cette histoire de sortie le 13 janvier ?

Perso suis allé voir le film en projection laser 3D HDR et ben franchement rien à voir avec une projection classique 3D. L’image est superbe, sans scintillement 3D, précise, lumineuse, fluide, des couleurs eclatante… Bref j’en ai pris pleins les yeux. Je n’avais jamais vu une image si belle.Le scenario est digne du 1 mais coté technique, visuel et son cameron est le roi…

2 « J'aime »

Vous seriez l’auteur d’un livre sur lequel vous auriez travaillé une année complète. Ce livre de n’être acheté par personne, piraté de toute part. Votre position serait elle la même ?
Je pose cette question à tous.
S’il est certain que donner l’accès à la « culture » au plus grand nombre est une bonne chose, individuellement mais aussi collectivement; s’il est certain qu’il est bien inutile que certains s’enrichissent dans la production de biens culturels; il y a tout de même une mauvaise foi caractérisée dans ces discours qui justifient le piratage de biens culturels.
Notons qu’il m’est arrivé moi même de fauter (à petite échelle). Le numérique nous déculpabilise. Car ces mêmes biens, s’il fallait les voler (parce qu’il s’agit strictement de ça, de vol) en magasin, beaucoup d’entre nous y réfléchiraient à deux fois. Et pas uniquement pour la peur de faire gauler. Le sentiment de commettre un acte moralement condamnable pointerait son nez. Mais là, un trois clics derrière son écran, l’affaire est jouée. Et dés qu’il s’agit d’un bien numérique, étrangement pleins d’arguments pointent pour justifier l’acte.
Maintenant pour qu’il y ait des choses à pirater, il faut qu’une partie des consommateurs payent. S’ils s’agissaient uniquement des riches qui payaient, on pourrait y voir une sorte d’impôt re-distributif. Mais le piratage n’est pas que l’apanage des pauvres. Et bien des personnes au budget modeste « restent trop cons » et passent à la caisse.
Si votre voisin, votre frère, avait les mêmes bien matériels que vous sans avoir dépenser un sou, de ces sous acquis au produit d’un travail quotidien, ne seriez un peu chatouillé ?
Vous écrivez que c’est peine perdue. Cela semble malheureusement vrai (hors à mettre sur pied de la police de partout, de fliquer les gens, de punir sans délais). La nature humaine est ce qu’elle est. Pas très noble.
Mais je le ré-écris : si les bien culturels existent, c’est uniquement parce que certains (des cons visiblement) acceptent de payer. Et étrangement (parce qu’ils sont accessibles numériquement), certains rechignent à payer leur bien culturels. Parce que qualifiés de trop cher alors qu’ils sont étrangement prêts à payer une blinde pour un produit de marque physique. Un livre de poche, c’est le prix d’une bière en terrasse. C’est bien moins cher qu’un paquet de cigarette. Le livre de poche vous accompagne quelques heures. Et pourtant son prix est lui jugé trop cher.
Paradoxe ?
Non.
Juste qu’à partir du moment où il est facile de voler en toute impunité, il y a vol.

4 « J'aime »

Il me semble qu’ici on parle d’Avatar 2, le numéro 1 au box office, parti pour battre les records de rentrées d’argent.

Citez-moi un exemple concret d’oeuvre massivement piratée dont l’auteur n’a rien vendu, pour voir… Si personne ne l’achète, c’est que la démonstration et la chaine de valeur n’ont pas été menées correctement.

Game of Thrones, Windows, Office, etc. Des licenses dont les suites sont adoptées par les méchants pirates qui consomment aussi, figurez-vous.
Donc à qui profite le crime, à votre avis ? Réfléchissez bien là-dessus.

La culture de masse, c’est comme la nourriture : un droit avant d’être une rançon.

Bien à vous.

4 « J'aime »

Sans rapport avec la news : allez le voir c’est une dinguerie atomique. En 3d si possible !

2 « J'aime »

le film etait incroyable! la meme claque que le 1er, je l’ai deja vu 2 fois et je dirait pas non pour une 3eme

Ce sujet du piratage suscite les raisonnements les plus tortueux, comme par exemple qu’il est plus moralement défendable pour certains de voler une oeuvre à succès qu’une oeuvre confidentielle. Autrement dit, plus ça a de chance de me plaire, plus j’ai le droit moral de le voler. Heureusement que le passage à l’acte ne se fait que dans un sentiment d’impunité bien abrité derrière son clavier, parce que dans le monde réel, ce serait juste invivable pour tout le monde.

3 « J'aime »

ah les salauds de russes ils en profitent quand même ! il aurait fallu interdire toutes les versions russophones, mais difficile de punir d’autres pays qui sont neutres…

1 « J'aime »

La on ne parle pas de copie à titre individuel mais de contournement de sanctions qui sont stupides et sans effet : la preuve.
au lieu de ça les studios hollywoodiens auraient pu s’en mettre plein les poches

2 « J'aime »

en même temps les films récents, tu payes déjà en regardant la multitude de pubs subliminales (ou pas subliminales d’ailleurs).

Aller dans un magasin et mettre un DVD dans sa poche, c’est du vole car celui ci n’existe plus là ou il était au départ.
Télécharger un film sur son ordinateur ou le regarder en streaming, c’est en créer une copie, car le fichier original existe toujours.
Cette nuance est TRÈS importante et c’est la base d’Internet, le partage.

2 « J'aime »

Ouais, enfin, la nuance en question t’arrange fortement.
Pars que partager un truc qui a la base ne peut s’obtenir que contre un paiement c’est un tout petit peu problématique …

Attention, je ne parle pas du juste prix des oeuvres culturelles, ni du débat « petit auteur » vs « mastodonte de la culture » (bien que de toute manière, « ceux qui mettent à disposition » n’en ont pas grand chose à faire) …

Alors, partager, oui, mais des oeuvres libres de droit ou avec l’accord de l’auteur c’est (beaucoup) mieux (et moins hors la Loi) …

1 « J'aime »

Raisonnement complètement absurde… :thinking: