Commentaires : Ajuster l'altitude de vol des avions de ligne pour sauver la planète : une solution sérieusement envisagée

Si l’empreinte carbone du secteur de l’aviation civile est largement pointée du doigt, on pense plus volontiers à la consommation de kérosène des aéronefs. Cependant, les contrails, ou traînées de condensation, jouent également un rôle déterminant dans le réchauffement global.

« Sauver la planète »
J’ai besoin d’une explication: la terre s’est créée il y a plusieurs milliards d’années sans humains,certains nous font croire que les humains vont la détruire …?

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Voler dans des masse d’air moins dense diminue la trainé non ?
Donc je si comprend bien on veux faire descendre les avions (un peu) pour diminuer la condensation.
Plus on va bas plus l’air est dense. Donc on risque de se retrouver avec une consommation de carburant plus élevé.
Donc deux questions

  • Est-ce que le surcoût pourrait être accepter par les compagnies aériennes ?
  • Est-ce que le gain sur la condensation compense la perte en trainé (de façon plus que significative) ?
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Disons plutôt sauver les animaux et les ecosystemes qui eux n’ont rien demandés…

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… et de façon analogue, des études ont aussi montré que ces fameuses traînées constituaient aussi un bouclier pour les rayonnements venant de l’espace. Ces études sont particulièrement complexes, notamment à cause du nombre de paramètres climatiques à croiser…

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La planète n’a rien à craindre, elle était la avant nous, et sera la bien après… la question, c’est combien de temps allons nous mettre pour nous auto détruire sur la planète en la rendant inhospitalière pour nous même :slight_smile:

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On touche le fond là… C’est donc si impossible de se dire que l’humain détruit ? Eh bien voilà la triste vérité : l’humain détruit. L’humain massacre. L’humain n’est pas un simple spectateur.

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Pour réduire l’impact écologique de l’aviation, il faut simplement réduire l’aviation. Attention c’est un concept extrêmement puissant, on peut l’appliquer à tout ou presque.

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Et dire qu’il y en a encore qui pensent comme ça… C’est dingue.

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Sinon, il est certains que modifier l’altitude de vol des avions va nous sauver. Ca ne tient qu’a ça.

610 metres, c’est 2000 pieds. Les avions volent en general a 35 milles pieds
Donc c’est assez realisable… mais il y aura une certaine surconsomation de carburant et d’emissions donc ce sera pas tout positif

la planète se sauvera très bien elle même. L’être humain lui c’est une autre histoire.

Bonjour,

Non personne ne fait croire ça à personne. En français, c’est une figure de style nommée « hyperbole », consistant en une exagération délibérée utilisée à des fins d’effet dramatique ou humoristique.

Merci quand même de ton retour !

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0 mètre 100% efficace

Bonjour, en effet, voler dans des masses d’air moins dense diminue la traînée. Si j’ai bien compris l’étude (elle est en lien dans l’article), cela a été évidemment pris en compte dans le calcul. Sinon l’étude en elle-même n’aurait aucun intérêt.

"The additional fuel burn required for the altitude manoeuvres was determined using OpenAP (Sun et al., 2020), which is an open-source aircraft performance model capable of estimating fuel consumption and emissions based on flight data.

Based on the necessary altitude change, the additional fuel burn is determined, based on the aircraft type, altitude, vertical rate, and speed. A sensitivity analysis is performed on the initial mass parameter (0.70, 0.85, and 0.90% of the maximum take-off weight). The type code and engine parameters are based on the ICAO 24-bit transponder code, an aircraft identifier gathered from the ADS-B data. From this fuel flow analysis, the additional CO2 emissions can be derived."

La directrice de l’étude, Esther Roosenbrand, est doctorante spécialiste en data appliquée au transport aérien et aux satellites. Elle s’y connaît mieux que nous tous en même temps réunis sur cette page, donc je pense qu’on peut avoir confiance en sa méthodo. Elle est très jeune PHD et a déjà 10 articles publiés, et bosse dans la plus ancienne et importante université technique publique des Pays-Bas.

Pour ce qui est de l’acceptation des compagnies aériennes, c’est exactement ce que je soulève en conclusion.

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Bonjour,

Ce serait pas mal de ne pas affirmer des choses sans avoir tous les éléments en tête. Comment vous expliquer.

Ce genre d’étude, ce sont des scientifiques qui travaillent dessus, en l’occurrence une spécialiste de renommée en data appliquée. Ne penses-tu donc pas que quelqu’un avec 9 ans d’étude dans le domaine n’a pas pensé à ce facteur ?

Lis plutôt :

"The additional fuel burn required for the altitude manoeuvres was determined using OpenAP (Sun et al., 2020), which is an open-source aircraft performance model capable of estimating fuel consumption and emissions based on flight data.

Based on the necessary altitude change, the additional fuel burn is determined, based on the aircraft type, altitude, vertical rate, and speed. A sensitivity analysis is performed on the initial mass parameter (0.70, 0.85, and 0.90% of the maximum take-off weight). The type code and engine parameters are based on the ICAO 24-bit transponder code, an aircraft identifier gathered from the ADS-B data. From this fuel flow analysis, the additional CO2 emissions can be derived."

Je travaille actuellement sur ce genre de problématique. La différence de consommation est assez faible rapporté à chaque avion, mais le changement de trajectoire ou d’altitude a aussi des impacts en cascade dans certains cas sur le trafic global et au final, c’est quand même quelques
tonnes de CO2 et quelques kg de particules en plus.

Oui, mais encore une fois, il est délicat d’évaluer à la fois la participation des contrails au réchauffement et l’impact global de la consommation, surtout que les conditions évoluent pas mal en ce moment avec les changements de l’hygrométrie, des températures et des vents…

On sait quand même que le bilan est bien négatif. Ce n’est que si l’on prend les traînées elles-mêmes que la question se pose, mais dès que l’on prend en compte l’ensemencement (génération de nuages) le bilan est sans équivoque.

Comme personne ne veut réduire quoique ce soit, toute avancée « facile » est bonne à prendre…

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Soit l’article est incomplet, soit l’étude est complètement bidon.
Les tranches d’altitude dans lesquelles les conditions de trainée existent varient chaque jour, l’atmosphère n’etant pas immuable. L’impact des trainées au vu de leur épaisseurs doit être infime.
Enfin en terme d’environnement, l’altitude où les appareils ont le meilleur rendement est connu et déjà utiliser car il a aussi et surtout un impact économique: la tropopause (généralement non atteint si le trajet est trop court)
Enfin l’étagement des avions pour éviter les collisions ne permet pas de jouer à l’arrache sur les altitudes

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Comme ce n’est pas possible il faut travailler sur les moteur, l’altitude peut être ou tout autre moyen que les avancées technologiques peuvent offrir

Je suis absolument d’accord. Mais de la dire que ça va nous sauver…

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