Commentaires : Affaire Jordan Bardella : comment Mediapart a fait du RGPD et de Meta ses meilleurs alliés

Accusé par Jordan Bardella de publier des faux, Mediapart a dévoilé comment il a authentifié les messages au cœur de son enquête. Sa méthode repose sur le RGPD et sur une archive Messenger générée par Meta.

https://clubic.com//actualite-632308-affaire-jordan-bardella-comment-mediapart-a-fait-du-rgpd-et-de-meta-ses-meilleurs-allies.html

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Si c’est des messages authentiques, la divulgation d’une correspondance privée sans l’accord de l’intéressé doit aussi poser quelques problèmes avec la législation francaise, non ?

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En fait, vrai ou pas… qu’est-ce que cette affaire à la noix ? On parle de commentaire échangé en 2013, quand Bardella avait 17 ans. Je ne sais pas ce qu’espère Mediapart avec cette affaire, sachant que presque tous les mecs d’extrême gauche et d’extrême droite sont quasiment tous passés par la case Soral à une époque, avant de s’en éloigner.

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Du coup pourquoi avoir nié? Il suffisait de dire que c’était une erreur de jeunesse non?

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Les médias sont gangrénés par la gauche et à la botte du pouvoir en place… Le maquereau veut à tout prix placer un de ses affidés aux prochaines présidentielles alors racler les fonds de chiottes cela ne gène personne…

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tu te bases sur quoi pour affirmer de tels trucs ?

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ceux qui appartiennent à Bolloré ? Niel ? Arnault ? Stérin ?
C’est bien connu ce sont des hommes de gauche…

donc pour toi Macron et son gouvernement sont de gauche ?
En 10 ans on a rien compris, il luttait contre le capitalisme en fait ?

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Trouver des propos xénophobes chez un aficionados du fn, c’est pas un exploit, ni une surprise..
Dans ce parti, la xénophobie, la collaboration, le népotisme, c’est dans leur adn.

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Je trouve extravagant que Meta puisse communiquer facilement des archives aussi anciennes alors qu’ils trainent des pieds pour aider la justice lors d’enquêtes sur des crimes.

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elle devrait…
C’est pas parce que le PS se dit de gauche qu’ils le sont

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Je ne remet pas en cause la véracité de l’information de Mediapart, mais la méthode me semble problématique et ne semble pas une preuve solide:

  • Une personne demandé une archive de ses conversations à Meta
  • Cette personne a ensuite transmis l’archive à Mediapart
  • Mediapart fait certifier par Huissier que les conversations reprochées à Jordan Bardella sont bien présentes dans l’archive.

Une archive est très facilement falsifiable changer une ou deux phrases puis la recréer est à la portée de tout le monde. Et de nombreux outils permettent de changer à posteriori la date de création/modification d’un fichier.

Le point qui me pose problème, pourquoi ne pas avoir fait certifier par huissier de justice l’intégrité de l’archive en la téléchargeant devant lui? C’est le seul élément qui aurait rendu la preuve irréfutable.

Ici, le constat par Huissier ne peut que certifier le contenu de l’archive, pas qu’elle est originale ou qu’elle n’a pas été altérée.

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sauf si l’export a été réalisé devant l’huissier.
A mon avis Mediapart a du prendre toutes les précautions vu qu’ils ont l’habitude d’aller au tribunal (et de gagner)

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C’est tout à fait possible, mais la façon dont Mediapart en parle, me laisse à penser que ce n’est pas le cas. De toute façon on en saura plus dans quelques jours.

comment peux-tu certifier que le compte en question est bien celui de Jordan Bardella ? Et que, si jamais on avait la certitude absolue que c’était le sien, que c’était lui qui l’utilisait à ce moment-là ?
Et ça, c’est sans parler du principe de divulguer publiquement une conversation privée entre deux personnes.

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Autre point, que j’illustre avec un exemple réel, c’est que quelqu’un d’autre ait écrit le message à sa place.
Cela est arrivé à ma fille lorsqu’elle avait 15 ans. Ses « amis » lui ont pris son téléphone alors qu’il n’était pas encore « locké » et ont envoyé un message (en se faisant donc passer pour elle) à un autre amie.
Bien sûr le message n’était pas agréable et a même valu que les parents de cette fille ne nous adressent plus la parole alors qu’on certifiait que ce n’était pas ma fille qui l’avait écrit.

Aujourd’hui elle se dirige vers une carrière de droit.
Doit-elle craindre qu’un jour ce message ressorte et qu’on le lui reproche?

Bien sûr, de là à ce que ce soit arrivé à Bardella… c’est peu probable, mais ca reste une possibilité.

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Dans le cas présent, c’est une obligation légale qui ne pose aucun problème pour Meta, ils sont obligés de te donner TES données si tu le demandes.

Ici, le problème est plutôt du coté de celui qui recevait les message de JB, je ne sais pas si la justice peut recevoir les conversations si JB n’est pas d’accord, une conversation reste privée si l’une des personnes impliquées ne veut pas la rendre publique, non?

C’est une obligation légale dans le cadre du RGPD, tout citoyen de l’UE utilisateur d’une plateforme numérique doit pouvoir obtenir sur demande un export de ses données.

Dans le cas d’une requête judiciaire, c’est plus compliqué parce que ce n’est pas l’utilisateur lui même qui demande cet export, donc forcément, il faut suivre des procédure un peu plus strictes pour s’assurer de la légitimité de la demande, et également certaines données peuvent être inaccessibles dans ce cas (car chiffrées et impossibles à déchiffrer sans le mot de passe de l’utilisateur… comme c’est le cas notamment des conversations Whatsapp et Facebook Messenger quand elles sont chiffrées de bout en bout, ce qui est il me semble le comportement par défaut pour les dialogues).

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Possible qu’elle puisse. Dans le cas des conversations enregistrées à l’insu de l’interlocuteur, la justice les accepte désormais, dès lors qu’il est établi que réaliser l’enregistrement à l’insu de la personne était nécessaire à la manifestation de la vérité et que l’atteinte à la vie privée reste proportionnée par rapport à la gravité des faits reprochés.

J’ai par exemple enregistré il y a peu, sur recommandation de mon avocat, une réunion conflictuelle avec mes associés, et c’est admissible en justice car l’atteinte à la vie privée est minime par rapport à la gravité de ce qui est reproché à ces associés et car j’ai des éléments qui prouvent que l’enregistrement était la seule solution pour prouver les faits (un mail d’un des associé où il dit texto qu’il ne veut pas discuter de ces sujets par écrit :sweat_smile:).

En tout logique, c’est pareil pour les autres types de communication.

Pourquoi ta question n’englobe que l’EG ? :rofl:

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Intéressant.
J’ai une exemple contraire en tête, mais ça date pas mal. Un collègue qui se savait sur un siège éjectable a lancé un enregistrement quand notre supérieur lui a demandé de le rejoindre dans le bureau du n+2, le problème ayant déjà eu lieu avec une autre collègue. Il a bien fait car c’était l’entretien de licenciement bien sûr sans la forme indispensable (pas de délai, pas d’accompagnement). Aux prudhommes, ils ont noté le problème de la forme, mais pas tenu compte des échanges car enregistré sans autorisation, pourtant c’était bien dégueux… Bon, le collègue a gagné mais après 4 ans. :frowning: