Excellent. :lol:
J’avais gardé un texte dans le même genre :
Dormir avec son chat, ou le rude combat pour le contrôle de la couette
Près de la moitié (45 %) des propriétaires de chats dorment avec leur animal. Cet enseignement essentiel d’un sondage réalisé il y a tout juste un an par BVA auprès d’un échantillon de 1 009 personnes et publié dans le numéro de février 2002 du mensuel Trente Millions d’amis nous avait échappé. Il faut réparer cet oubli et donner à cette enquête tout l’intérêt qu’elle mérite.
Même les commanditaires de l’étude ont été surpris par la fréquence d’une habitude que l’on rencontre aussi bien chez les personnes vivant seules que dans les foyers de familles nombreuses. Car une chose est de parler à son chat (85 % des sondés reconnaissent le faire) ou lui offrir un cadeau à Noël (25 %) ; une autre est d’accepter qu’il se roule en boule dans la tiédeur de la couette. " Le chat est devenu plus qu’un animal de compagnie. Il fait partie de la famille, regarde la télévision et on lui adresse la parole ; sans doute, a-t-il de plus en plus besoin de l’homme et devient-il un peu chien", suggère Reha Hutin, présidente de la fondation Trente Millions d’amis. Le sondage ne dit pas combien de fox et de braques font la grasse matinée aux côtés de leurs maîtres mais il est un fait établi qu’en France, depuis le début des années 1990, les chats (9 millions d’individus, présents dans 25,9 % des foyers) sont désormais plus nombreux que les chiens (8,1 millions).
Aux non-initiés, précisons que dormir avec un matou n’est généralement pas une mince affaire. Le plus souvent, un chien se tient au bout du lit pour monter la garde, et ne s’aventure guère plus loin. Le félin commence lui aussi par s’installer confortablement aux pieds de son (ou de ses) maître(s). Puis, juste lorsque l’on trouve le sommeil, il s’allonge contre vos jambes puis se pelotonne fermement derrière votre dos c’est très sympa mais on ne peut plus se retourner avant de s’installer sur le traversin et d’exprimer son profond contentement en émettant un ronronnement reconnaissant. C’est attendrissant, un chat qui ronronne. A cinq centimètres de l’oreille gauche et en pleine nuit, cela ne le reste pas longtemps.
Le sommet est atteint lorsque l’animal, se sentant décidément en confiance, entame une toilette méticuleuse. Il peut alors arriver que l’on empoigne le gentil félin pour l’éjecter, imitant parfois le geste ample du demi de mêlée libérant la balle vers les lignes arrière. On gagne alors un court répit avant que monsieur ou madame chat ne se lance à la reconquête obstinée de sa cou-couche dont on aimerait bien lui expliquer qu’il s’agit d’abord de la nôtre. De surcroît, cette cohabitation déteste les mouvements brusques, les éternuements soudains ou les bruits extérieurs impromptus : un chat qui sursaute peut vous labourer un mollet avec ses griffes.
Fermer la porte de la chambre ? Cela tombe sous le sens mais il faut alors entamer une guerre d’usure avec minet qui peut gratter pendant des heures en miaulant. C’est pire que tout. Au terme d’une nuit passée recroquevillé en chien de fusil, guette le torticolis alors que l’autre se pavane sur l’oreiller qu’il laissera plein de poils. A défaut de posséder un chat taciturne ou d’avoir mis les choses au clair dès les premiers jours, il faut donc se préparer à livrer presque chaque nuit une lutte territoriale sournoise. Et pourtant, 45 % des propriétaires de chats dorment avec leur animal…
:paf: