De quel côté du lit dormez vous?

Eh bé, en voilà de jolis discours :smiley:
Le côté droit pour moi. Je précise que ce n’est ni le hasard ni la nécessité qui a déterminé ce choix mais seulement la convenance :oui:

oui mais nonobstant le fait que blablabla

et si l’on intègre le principe de blablabla qui fait que blablabla


bla bla bla

:ane:

Je me lance sur un résumé-condensé-express, quitte à ce que nous revenions ou prolongions ces différentes arborescences.

1- Le language. "On s’exprime nécéssairement par des mots mais on pense le plus souvent dans l’espace" écrivait Bergson. Les mots servent la pensée, mais ne la satisfont pas toujours. Bien entendu que le verbe est essentiel, mais il se doit de servir la pensée, son maître est l’idée: que l’idée chancelle, et le verbe se dandinera d’aise dans une phraséologie peut-être stylée, mais vide. En gros, mieux vaut des fautes de calcul que de raisonnement, d’orthographe que de pensée.
Je ne fais pas mienne, "ce qui se conçoit bien s’enonce clairement et les mots pour le dire vienne aisément". Combien n’ais-je pas vu de personnes perdues dans l’expression d’une pensée pourtant claire du seul fait d’absence de mots et de capacité de construction verbale. Je me méfie à l’occasion de vieux adages du pays aussi lointain que profond, parfois.

2- «La philosophie n’existe-t-elle que pratiquée?»: je m’interrogeais sur le fait de savoir si le processus philosophique était spécifique à l’être humain ou si au-delà, il relevait d’une ontologie universelle, au même titre que les mathématiques, par exemple. Je suiis d’accord avec l’idée que la philosophie est à la fois sujet et objet, mais qu’elle implique un comportement ou au contraire découle d’une aspiration décidera de son universalité ou non telle que je l’entends.

3- Je ne répondrais pas mieux à mon ami que tu ne le fais.

4- Hasard, nécéssité, lit et côté.
"Donc plus de hasard mais une nécessité découlant d’une autre nécessité ontologique (car la nécessité de se coucher d’un côté ou de l’autre est bien de nature ontologique) une sorte de nécessité seconde." Une pareille assertion me semble avoir évité les fourches du doute philosophique: je me méfie comme de la peste des conjonctions "car" et "donc"! Je constate pour ma part que la nécessité de se coucher d’un côté ou de l’autre est l’alternative offerte au corps fatigué qui dispose d’un lit. Mais j’aurai peut-être mal saisi les étapes de ton raisonnement.
Pour être tout à fait franc, le fait de savoir si dormir à droite ou bien à gauche relève du hasard ou de la nécéssité me semble insolutionable avec les outils que nous déployons jusqu’à présent: brodons soit, mais pour ma part j’en appellerai à l’ignorance tant la tâche me semble inaccessible en l’état… Je ne sais pas, et surtout, je conçois mal comment je pourrais savoir ex abrupto: il nous faudrait des pages de préliminaires, histoire de débroussailler les concepts avant de dégager le sujet…

Je me sauve. Je suis en retard à l’extrème. A+

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:paf:

j’ai decidé de ne plus dormir, c’est une perte de temps préjudiciable à la realisation de mes objectifs…
je me suis d’ailleurs implanté un water cooling dans la cafetiere histoire de ne pas atteindre la "heat limit"…

:jap:

Alors tout d’abord je ne suis pas sûr de comprendre ce que veux dire Bergson par le fait que l’on pense dans l’espace. En tout cas je suis d’accord avec toi pour dire que le langage parfois ne contient pas les mots nécessaires pour exprimer ce que l’on ressent. D’ailleurs les poetes n’hésitent pas pour certains à inventer de nouveaux mots pour pallier à certains manques. De même je suis d’accord pour dire que le langage peut permettre de dire des choses qui n’ont aucun sens, qui n’ont pas non plus de corrélation avec une idée ou un objet quelconque.
Mais pour autant je considère malgré tout que les mots sont premiers (en un certain sens puisque je disais dans mon post précédent qu’il n’y a pas au sens propre, au sens temporel de primauté de l’un sur l’autre mais plutôt un accompagnement, une symbiose) à l’idée. Je ne crois pas que lorsque le poete invente un nouveau mot il exprime une idée totalement nouvelle, un concept radicalement nouveau. Je prendrai pour exemple le mot "spleen" qui évoque chez baudelaire un sentiment semble t’il nouveau. Mais l’est il vraiment? Ce sentiment n’est il pas plutôt un mélange confus d’autres sentiments ? Et par la même un mélange d’autres mots connus?
Et pourquoi je te demanderai ce besoin d’inventer de nouveaux mots se fait tellement ressentir si ce n’est pour rendre réelle une idée, un concept encore un peu flou?
Pour moi le mot donne une réalité aux choses de l’esprit qui sans lui resterai condamnées à l’éphémère, à l’incertitude au flou, au vague. Le mot donne une force de réalité à l’idée qui permet aussi de la communiquer, la partager comme un bien de consommation, comme un bien materiel.
Moi je vois le monde humain comme un monde de langage où les idées seraient un peu comme des spectres hantant les régions reculées de celui-ci et cherchant désespérement à prendre corps dans un mot pour pouvoir vivre. Je ne sais pas si tu as vu Matrix mais je trouve l’image du monde décomposée en des 1 et 0 tres juste. Le langage des mots est comme le tissu de notre réalité.
Enfin bon c’est que ma vision des choses et je respecte la tienne car je pense finalement que c’est pas si important que cela puisque à mes yeux ce n’est à nouveau pas une question de savoir qui de l’oeuf ou de la poule était là en premier.

Je ne pense pas que la philosophie existe en soi. C’est pour moi juste un mouvement de la pensée, une démarche, une tournure d’esprit. Même l’emploi de la logique dans le discours est on ne peut plus humain. Qu’une chose ne puisse pas à la fois être et ne pas être dans la logique humaine pourrait se produire dans une conscience autre qu’humaine (Dieu par exemple)
La mathématique non plus d’ailleurs je la considère pas plus réelle au sens d’indépendante de l’esprit humain que la philosophie mais c’est une autre question.

Excuse moi si je t’ai laissé penser que j’affirmais les choses plutôt que de les considerer à juste titre comme de simples hypothèses n’exprimant que mon point de vue subjectif. Les "car" et "donc" ne servaient qu’à lier mes idées, mes propositions entres elles et non à avoir valeur de preuve logique.
Pour ce qui est de la nécessité de se coucher d’un côté ou de l’autre je parlais de nécessité ontologique et non point de nécessité lié à une fatigue du corps qui est de l’ordre empirique. Je voulais dire par là que quelque soit la raison pour laquelle on veut se coucher il faille nécessairement se coucher d’un côté ou de l’autre. Je dis ça et en même temps je me rend compte à la lumière de ce que je disais plus haut sur la logique proprement humaine qu’en fait c’est plus une nécessité logique qu’ontologique :jap:
Et en effet se coucher d’un côté plutôt que de l’autre n’est pas une nécessité logique mais empirique nous avons alors à faire à deux nécessité d’ordre différent ce qui rend quaduc mon raisonnement initial.
Comme c’est compliqué. Et l’auteur du sujet nous a plongé dans des difficultés qui j’en ai peur me dépasse de beaucoup

Passe un bon WE je pense pouvoir continuer qu’une fois celui ci terminé