Commentaires : Ynsect : fin de l'aventure pour le leader français des protéines d'insectes

C’était la promesse d’une révolution dans nos assiettes et celles de nos animaux. Ÿnsect, la licorne française qui voulait nourrir le monde avec des scarabées, vient de fermer boutique après avoir englouti 600 millions d’euros. Récit d’un crash industriel où la réalité a fini par rattraper la fiction.

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A part l’abeille qui est bien vue dans les esprits et qui est bien acceptée (on aime bien voir les papillons aussi), le mot « insecte » ne suscite pas un intérêt sémantiquement positif sur le plan affectif et émotionnel, surtout si l’on parle d’alimentaire. L’hypothèse, c’est que sa connotation affective serait plutôt négative dans les mentalités. Mais il y a des cultures où l’on n’a pas les mêmes représentations…Mais ce n’est pas la notre.

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Même si certains éléments pourraient être pertinents, il est facile mais biaisé de regarder un phénomène dans le retroviseur surtout sur de la deeptech qui par nature est risquée et ne gagne rien pendant x année (10 ans) . On le sait aussi dans l’informatique, l’électronique, la Biotech ou la Santé.
Il serait mieux de bien connaître le marché des protéines (pas toutes sont des commodités, leur valeur nutritionnelle effective, effet santé-microbiote intestinal, leur origine (43% du soja vient des ex-forêts du Brésil …)), et de l’alimentation - nutrition des animaux ou des plantes pour pouvoir prendre position.
Côté commercial, il s´agit là d’une répétition erronée de fausseté : toute la production des 3 premières années étaient déjà vendu auprès de leaders de l’alimentation animale et des plantes.

De plus, Ynsect a été le flag ship de toute la filière insecte dont certains ont et peuvent bénéficier.

L´enjeu ici est d’intégration industrielle et financier.

Un background informatique est objectivement très insuffisant pour apprécier ici un secteur du vivant.

Oui mais … il ne s´agit pas dutout ici, et plus généralement dans la filière insectes Européenne et Nord Américaine, de l’alimentation humaine.
Et 2,5 milliards de personnes dans le monde consomment des insectes (200 espèces différentes notamment, avec 4-5 dans le top). Cela ferait potentiellement un bon marché pour commencer auprès de personnes déjà habituées, n´est-ce pas.

Outre cela, l’accent est surtout mis sur les investissements en infrastructures et technologies qui paraissent démesurées.

Seule solution « Soleil vert »…

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Ah ? Mon corps va servir à faire à manger ?
C’est de la carne !

Quels sont les problèmes si les commandes suivaient ? Trop de dettes ?

Alors pour le coup je suis pas d’accord ! Un background à 600 millions d’euros ça fait une énorme tâche dans le rétroviseur et on peut difficilement critiquer la facilité quand elle est des plus appropriée !

Paraît que leurs produits étaient Ynfect… :nauseated_face:

Ou pas… :sweat_smile:

Ils ont qu’à demander à Inter de leur faire une pub ! Genre un loup qui mange des vers et le tour est joué ! :smiley:

Quelque soit l’activité industrielle, à fortiori totalement innovante et de surcroît ici du vivant (donc plus complexe et aléatoire), on ne sort pas de terre et rend pas une usine opérationnelle, à moins de 100-150 millions. Ici il s´agissait - peut-être à tort - de la plus importante ferme-usine au monde et de la plus innovante et technologique, donc encore plus coûteux en CAPEX au départ. Choix stratégique soutenu, depuis 2018 en particulier, par les investisseurs, des banques et les autorités européennes, nationales et régionales.
Il ne s´agit pas de fintech ou d’innovation de type service (logiciel, …) qui n’ont besoin que de 10-20 millions pour émerger.

Si on se place uniquement sur l´industrie informatique par exemple : Combien coûte la construction d’un datacenter ?
"Le Paris Digital Park comporte 40 000 m² de salles hébergeant les serveurs, soit la taille de sept terrains de football sur plusieurs étages, sa puissance informatique est de 120 mégawatts, son coût s’élève à 1 150 000 000 euros ! " (Source : Département de Seine-St Denis)