Commentaires : Windows perd une exclusivité : Linux active enfin le "mode turbo" des processeurs Intel

Pendant que Windows se pavanait avec les pleins pouvoirs sur les puces Intel, Linux rongeait son frein dans un silence monacal. Cette injustice prend fin avec l’arrivée du noyau 6.18 qui s’invite comme le cadeau de dernière minute sous le sapin des passionnés de performance.​

https://clubic.com//actualite-593260-windows-perd-une-exclusivite-linux-active-enfin-le-mode-turbo-des-processeurs-intel.html

Cette news résume bien Linux : 10 ans de retard.

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Une avancée est toujours intéressante. Reste en suspend le fast boot parce qu’il est incompatible avec un dual boot Linux. Les partitions NTFS des SSD externes ne peuvent pas être montées normalement. Obligé de passer par l’étape préalable du ‹ ntfsfix ›. On est obligé aussi d’ajuster les paramètres d’alimentation et de veille de Windows pour que ça se passe bien avec ces partitions. C’est le truc qui m’intéresse.

Malheureusement pour toi, je pense que c’est toi qui as dix ans de retard. Et c’est peu dire.

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Pas une exclusivité (c’était géré par macOS), mais une fonctionnalité non prise en charge.

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Cette évolution technique permet au système de parler directement avec le processeur dans son langage natif, sans intermédiaire qui limiterait les performances.

Pas très claire cette phrase, c’est quoi « le langage natif du processeur » ? l’assembleur ?
D’un autre côté, le mode turbo n’est intéressant il me semble que pour les applications qui ne savent pas utiliser le multi-threading, puisque il n’est pas possible d’avoir à la fois le turbo et tous les processeurs à fond, donc essentiellement les jeux et certaines applications anciennes mono-processeur. Pour encoder de la vidéo par exemple, pas de mode turbo. Les avantages donc sont assez limités.
Cet article est un peu trompeur, il fait croire que linux n’a jamais réussi à utiliser les derniers intel à 100%, ce qui est faux bien sûr.

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Les CPU Intel semblent bien compliqués, ça semble tellement plus simple sur ARM… Heureusement AMD sauve un peu les x86.

Rappel :
Un processeur ne comprend pas les langages de programmation. Il ne peut traiter que des instructions sous forme binaire, c’est-à-dire constituées de 0 et de 1.

L’assembleur est un langage compréhensible par le processeur. Il ne comporte que quelques instructions très simples (déplacer une donnée, multiplier, additionner, etc.), là où les langages de programmation classiques comportent des instructions plus complexes, correspondant à une combinaisons d’instructions en assembleur.

« Les CPU Intel semblent bien compliqués, ça semble tellement plus simple sur ARM… Heureusement AMD sauve un peu les x86 »
??? Les processeurs ARM, dont certains ont triple types de coeur et un seul prenant en charge perf+toutes les instructions sont justement ce qui a inspiré Intel.
Personne n’utilise du arm ‹ pur › sur un seul type de coeur, donc l’os doit en permanence migrer des processus vers les coeurs perfs ou les redescendre à l’occasion sur les coeurs simples.
Ce n’ est pas visible sous Android qui a accompagné cela et est nettement moins multitâches que Windows ou Linux.
Mais avec des logiciels qui ont été compilés historiquement pour des coeurs identiques, les os doivent s’adapter en profondeur.

Pour être précis, le processeur ne fait que traiter du langage machine, c’est à dire une suite de bits. Selon le type de processeur, sa complexité, etc. l’exécution peut se faire de façon plus ou moins directe (activation de circuits dédiés ou microcode, utilisation de pipelines, etc.)

L’assembleur, c’est une forme lisible du langage machine (avec quelques additions pour faciliter le développement). Il faut ensuite le compiler (transformer un ‹ MOV eax, 123 › en B8 7B 00 00 00 [hexadecimal representation])

Pour l’article, de ce que j’ai compris du fonctionnement de pstate/HWP/EPP/DEC, cela signifie qu’au lieu d’imposer au processeur une politique de performance trop rigide (notamment via des valeurs EPP fixées côté Linux), le noyau s’appuie désormais plus directement sur l’interface HWP pour exprimer des intentions générales, laissant au CPU — et en particulier à DEC — la liberté d’exploiter dynamiquement la puissance disponible de façon optimale.

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En général les cartes mères sont optimisées pour Windows, même le bios. Linux ne se bat pas seulement contre le manque de pilote. Maintenant il ne faut pas exagérer l’impact sur le PC de M. tout le monde, même les joueurs. N’oublions pas que Linux se fait la part belle sur les mainframes de calcul , de données, les serveurs en général. Or dans ce domaine on est plutôt exigeant. Non ?

« D’un autre côté, le mode turbo n’est intéressant il me semble que pour les applications qui ne savent pas utiliser le multi-threading »
Le turbo ne peut pas être activé sur tous les coeurs en même temps, mais c’est utile quand le scheduler sait cumuler plusieurs process sur une paire de coeur comme le fait windows, pour les ordi portables.
Bien sûr, c’est selon charge de travail, mais pour le web, les antivirus, JV, bureautique, gestion d’image, c’est intéressant: les Intel ont une réelle capacité maintenant à traiter en trombe une demande. Et comme ils sont très bas en fréquence au repos par rapport aux AMD, les Intel ont tendance à oaraître peu réactifs si cette montée pilotée par le CPU et pas par l’os n’est pas gérée.
Cela améliore donc les perfs non pas en calcul mais en bureautique de tous les jours, sur poste de travail.

Trop gros, passera pas

Et pour ceux qui ne « bouffe pas » du linux à tous les repas, ce noyau 6.18, il sera intégré à quelles versions d’OS installables ?

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Chez Arch, c’est dispo dans la version qui vient de sortir (hier).

Chez Ubuntu, c’est déjà disponible sur les 25.04 et 25.10 de manière optionnelle (mais officielle quand même, il s’installe avec des paquets fournis l’équipe noyau d’Ubuntu, simplement ces paquets ne sont pas embarqués lors d’un simple apt upgrade ni dans l’outil de sélection de la version du noyau, pour l’instant il faut télécharger et installer manuellement les .deb). Ça sera intégré de base dans la version 26.04 (qui aura même une version plus récente du noyau, la future 6.20, qui sera livrée en avril).

Pour Android, ça sera dans la 17. Mais pour le coup cette fonction là on s’en fout un peu avec Android :sweat_smile:

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Voilà le genre de commentaire qui dénote bien le personnage.
Retourne chez ton ami trump, lui il veut ramener les U S A au moyen âge.