Commentaires : Vous connaissez cette photo ? L'endroit devient une véritable destination de vacances, mais où est-ce?

En 2026, on fait un fond d’écran avec un coup d’IA, quelques essais sur Gemini ou ChatGPT, et ça suffit. Mais auparavant, on savait faire de vrais fonds d’écran qui prenaient des heures de préparation pour avoir la photo parfaite. Loin de là le fond d’écran mythique de Windows XP. Où a été prise cette photo affichée sur Windows 10 ?

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Parallèlement à l’écran de verrouillage, le fond d’écran par défaut de Windows 10 a lui aussi une origine peu connue. Le logo Windows, composé de quatre fenêtres lumineuses sur fond sombre et brumeux, n’est pas une image de synthèse.

Ils avaient publié une vidéo des coulisses de la photo à l’époque il me semble d’ailleurs.


Edit :

Celle-ci : https://www.youtube.com/watch?v=ewmXizBqjl0

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On ne doit pas vivre dans le même monde (c’est même certain), mais on fait toujours des photos. J’étais à un shooting en studio il y a quelques jours. J’ai des amis photographes, ils travaillent toujours autant, les LLM c’est bien joli mais ça ne remplace pas un photographe, c’est surtout (pas que, mais surtout) pour les particuliers et les geeks. Qu’ensuite, au lieu de passer des heures sous Photoshop (parce-qu’ils sont ignares, ou fainéants), certains utilisent un logiciel pour trafiquer un cliché, pourquoi pas. Mais les photos de personnes, de lieux réels, on les capture toujours de façon traditionnelle. Le coût environnemental et énergique d’une photo débile via LLM est désastreux comparé à 3 jours de shooting réel. Cela ne fait qu’accélérer encore plus l’effondrement en cours de la civilisation humaine, en plus de rendre les gens idiots : déjà qu’ils ne sont pas avides de savoir, ils finiront par ne plus rien savoir du tout. Est-ce cela qui vous fait rêver, être un légume obèse et ignare qui fait des prompts ou parle à une machine toute la journée, version Wall-E ?

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On peut être contre la génération d’images par IA (et non par les LLM, un LLM ne génère pas d’images), il y a d’excellentes raison de l’être. Mais faudrait quand même voir à utiliser des arguments valables…

Si on part sur l’idée d’une « photo débile », alors oui, le bilan environnemental est dégueulasse, parce que c’est une photo inutile. Mais dans ce cas on compare pas avec un shooting de 3 jours, ça n’a pas de sens, on ne fait pas un shooting de 3 jours pour répondre au « besoin » d’une « photo débile ».

Si on compare la génération d’une photo avec un shooting de 3 jours pour répondre au même besoin initial, il y a de bonnes chances que l’image générée par IA soit celle qui offre le meilleur bilan… Par exemple, le coût énergétique d’une photo générée par IA, avec quelques itérations pour arriver au bon résultat, c’est de l’ordre de 100 Wh. Pour 3 jours de shooting, rien que le matériel mobilisé par le photographe pour l’opération (son appareil photo, éventuellement un éclairage, un PC pour finaliser les photos), ça consomme déjà plus que ça. Et pour peu que le photographe où le client se soit déplacé autrement qu’à pied ou à vélo pour ce shooting, ce chiffre de 100 Wh est sans doute totalement explosé (100 Wh sur 3 jours, c’est de l’ordre de 3-4 km/jour en EDPM ou VAE, c’est 300 m/jour en voiture électrique, 100 m/jour en voiture thermique).

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J’ai vu naitre et j’ai même participé à ces logiciels que les gens appellent « IA », depuis 1979. Je travaille dans le cinéma depuis 20 ans mais je n’ai jamais cessé de coder et de suivre de près ce qui se passe, cela vaut pour l’analyse du code du Transformer de Gogol. Il me semble avoir bien écrit « photo débile », car c’est l’usage majoritaire qui pullule sur le Web. Les gens sont hagards, fascinés par les logiciels, et génèrent des millions de n’importe quoi constamment (images, vidéos, textes, code). Il faudrait définir à partir de quand une photo n’est pas débile, on peut se lancer dans ce débat si tu le souhaites, puisque je suis en train d’écrire un livre sur ce que j’appelle la Matrice, avec un chapitre sur les usages débiles de la technologie qui ne répondent à aucun besoin, c’est à dire la plupart des usages (ce n’est certes pas nouveau, Grothendieck en parlait déjà très bien dans les années 70).

Mon cerveau va consommer environ 20W (instantanés) pour concevoir et faire une photo. La consommation générale de mon corps est négligeable pour une action aussi courte. Tu peux me dire combien consomme une requête vers un LLM à la mode pour générer une image (en électricité ET en eau) ? D’après Claude, autant que pour recharger un smartphone, plus 2 à 5L d’eau. Soit environ 20Wh par requête.

Dans les milieux professionnels de l’image (photo et cinéma), on est soucieux de notre empreinte depuis longtemps. On est passé aux éclairages LED depuis des années, aux flashes ultra low power, les capteurs sont beaucoup plus sensibles et efficaces et ont donc bien moins besoin de lumière (elle est loin l’époque ou il fallait des armadas de HMI 20K pour éclairer un plan), on a des solutions sur batteries très performantes avec des autonomies énormes. On a mêmes des labels (pour ce que ça vaut) et des obligations de consommer peu.

De plus, et on l’apprend aussi en interrogeant un LLM (je viens de le faire avec Claude pour voir), les chiffres de consommation des requêtes sont a prendre avec des pincettes car les acteurs de ces logiciels n’offrent aucune transparence. Il faut les croire sur parole. Si Sam Debilman dit que son logiciel consomme 5Wh pour telle ou telle tâche, c’est lui qui le dit, aucune autorité compétente et indépendante n’est allé mesurer en direct. Mais justement, les autorités compétentes elles, avancent qu’on se fout un peu de la gueule du monde, et que les chiffres avancés par les acteurs sont bien en deçà de la réalité.

Toi qui semble aimer les machines, voici la conclusion de Claude :

À l’échelle d’un individu, prendre une photo est des milliers de fois moins coûteux qu’en générer une via IA, surtout à cause de l’infrastructure serveur et du refroidissement. En revanche, le coût absolu d’une image IA reste modeste pour une requête isolée; c’est surtout le volume massif d’usage qui devient significatif.

Il a oublié d’ajouter « débile » entre « d’usage » et « qui ». L’espèce humaine étant primitive et grégaire, quand un individu se rue sur le nouveau joujou que la société de consommation agite devant ses yeux (parce-qu’il est vide, et s’ennuie, ou a peur de manquer un train), la masse des autres ne tarde pas à le rejoindre. Si on prend tous les photographes du monde et tous les gens qui s’amusent à générer des tas de photos inutiles chaque jour, je ne suis pas certain que le bilan soit à l’avantage de l’informatique…

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Oui, et il me semble bien que tu as fait la comparaison avec un shooting de 3 jours.

Donc ça n’a pas de sens. D’où ma remarque sur le fait qu’il faut comparer ce qui est comparable.

Je ne conteste pas que la consommation de ressources pour la génération d’images débiles est excessive. Et elle le serait toujours même si elle était 100 fois moindre.

Mais par contre à partir du moment où on compare à un shooting photo de 3 jours, c’est qu’on ne se place plus dans le cadre d’un photo débile (qui fait un shooting de 3 jours pour répondre au besoin « photo débile » ?). Et donc si on compare à un shooting photo, il faut plutôt comparer avec ce qui peut, dans certains cas, remplacer un shooting photo : un travail itératif, avec plusieurs générations successives, pour arriver à un résultat satisfaisant pour le besoin.

Bien sûr, un shooting photo et un travail numérique par un professionnel pourra faire mieux. C’est une évidence. Mais dans beaucoup de cas, un truc fait en quelques itérations sera suffisant.

C’est comme avec le code d’ailleurs. Aujourd’hui avec l’IA on peut réellement développer en un rien de temps des applications complètes. Bien entendu, ça n’atteindra pas le niveau de qualité de ce qu’aurait produit un développeur professionnel. Mais ça le fera plus vite, et à un niveau de qualité qui peut être suffisant dans pas mal de cas où, à l’inverse, le coût d’un développement 100% par un humain était prohibitif (c’est d’ailleurs la grande tendance en ce moment, on voit des clients qui avaient rejeté des devis car beaucoup trop cher il y a 3-4 ans qui reviennent, et à qui on peut désormais faire des propositions compatibles avec leur budget).

Je veux bien te croire. Mais le fait est que quelques 10aines de Wh, ça va très vite… Et tu peux faire tous les efforts que tu veux, sur un shooting de 3 jours, tu les dépasseras très largement.

Tiens 10 Wh par exemple c’est à peu près la capacité de la batterie de mon appareil photo. Pas sûr qu’elle tienne 3 jours de shooting aux mains d’un photographe professionnel… 10 Wh, c’est aussi ce que doivent consommer la plupart des PC en tout au plus 15-30 minutes de travail sur Photoshop…

Et encore une fois, dès lors que tes 3 jours de shooting incluent des déplacements (et il y en aura forcément, parce que soit le photographe se déplace, soit le sujet se déplace…), ça va tout de suite se chiffrer en kWh, voire en dizaines de kWh…

Quand on fait de la génération locale avec un modèle de génération d’image (et encore une fois, arrête de dire LLM, les LLM ne génèrent que du texte, pas des images), on peut constater que les chiffres qu’on trouve sont sans doute assez réalistes.

Un GPU arrive à générer une photo en moins de 30s en consommant 200W. Soit 1.6 Wh.

Bien sûr, il faut compter aussi la consommation de ce qu’il y a autour, mais dans un DC IA, ce sont bien les GPU qui pèsent le plus.

Donc une consommation de l’ordre de 10-20 Wh sur un modèle plus complexe que celui qu’on peut faire tourner localement, mais avec un système mieux optimisé et au meilleur rendement, ça me parait tout a fait crédible.

Oui. Mais encore une fois, c’est une comparaison qui n’a pas de sens. Il faut comparer ce qui est comparable, c’est-à-dire la comparaison de l’empreinte d’une solution par rapport à celle d’une autre pour un service rendu équivalent.

Par exemple, le restaurateur qui veut refaire son menu, qui prend ses photos de ses plats avec son smartphone et les améliore et met en page avec une IA, vs le même restaurateur qui fait venir un photographe professionnel pour faire les photos (et souvent en plus dans ce cas, en gâchant une partie des plats parce qu’il va pas faire venir un photographe pendant le coup de feu pour faire des photos des plats en cuisine avant de les envoyer en salle…).

Le fait que la facilité d’accès et le faible coût provoquent, en plus des usages « légitimes », une quantité phénoménale de « bruit », c’est un autre problème. Un vrai gros problème. Mais un autre problème quand même…

Claude est resté Poli !.. C’est déjà ça. :unamused:

« Dans les milieux professionnels de l’image (photo et cinéma), on est soucieux de notre empreinte depuis longtemps. » … ah ? tu fais bien de le dire car à priori ce n’est pas évident ^^ pour avoir vécu 5 ans avec une photographe, je dois dire que cela ne m’avait pas marqué. Par contre le matériel toujours à la pointe, les déplacements pour un oui ou un non et l’usage intensif des outils numériques, ca j’ai bien vu.

Et le pire, comme l’IA se sert de données réelles pour apprendre, plus l’humain va être idiot, plus l’IA deviendra idiote. Et ainsi de suite.