Votre navigateur mobile est-il un peu trop curieux ? L’éditeur Surfshark en a passé 15 en revue et 8 d’entre eux collectent vos données de localisation. Microsoft Edge et Aloha transmettent même ces informations à des tiers.
Je ne suis pas surpris de retrouver MicroSlop sur le podium des pires. J’ai conclu depuis longtemps que la gestion de la vie privée des utilisateurs chez MicroSlop, c’est « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Même Google a un interrupteur centralisé pour stopper la collecte de données personnelles, mais chez MicroSlop, il faut passer par un gazillion d’options sur chaque machine et chaque application installée! ![]()
cette mise en garde de Surfshark n’est pas, elle non plus, totalement désintéressée, avec un argument supplémentaire pour vendre des VPN et permettre aux clients de masquer leur géolocalisation.
Euh, en quoi un VPN permet de masquer la géolocalisation effectuée par le navigateur? Celle-ci s’appuie sur la puce GPS du smartphone, complétée par les positions des hotspots wifi voisins. Un VPN peut tout au plus empêcher la géolocalistion approximative basée sur l’adresse IP, mais cette dernière est totalement indépendante du navigateur utilisé.
Il y a 4 façons principales connues, pour une app mobile, d’appréhender la localisation :
1/ La puce de géolocalisation, qui offre la meilleure précision (jusqu’à 1m)
2/ Le Wi-Fi, moins précis (mais peu quand même aller jusqu’à une rue, un magasin ou une maison)
3/ Le réseau cellulaire (antennes), précision très variable
4/ L’adresse IP, précision très approximative (au mieux cela donne une ville)
Sur un mobile, si on n’autorise pas l’utilisation de la géolocalisation par une application, elle ne pourra pas utiliser ces méthodes, hormis celle de l’IP, très peu précise, et faussée en cas d’utilisation d’un VPN. Mais il existe des méthodes alternatives. Je ne peux pas toutes les décrire ici, mais sachez que le Wifi et le Bluetooth sont des protocoles bavards, cela ne transporte pas que vos données. Avant de développer un pilote Wifi, et d’implémenter toutes les couches, je n’imaginais pas la complexité qu’il y avait derrière, et la quantité de choses qu’on peut faire passer par les ondes radio (Wifi ou BT). Le traçage (suivi) peut aussi permettre de connaître votre emplacement (il faut empêcher le suivi pour s’en prémunir), tout comme l’identifiant publicitaire s’il est activé, parce-que ce sont des applications tierces qui n’ont pas besoin que votre navigateur ait l’autorisation d’utiliser la géolocalisation pour vous localiser. Et là un VPN aide aussi, et/ou un DNS avec filtrage. Certains DNS ne retournent rien si une requête sur une adresse liée à de la publicité est faite. Cela ne fonctionne d’ailleurs pas que sur mobile. Les VPN ont aussi leur propre DNS et peuvent faire la même chose (filtrage DNS par liste et filtrage des paquets), ce qui est le cas du mien. Depuis de nombreuses années, je ne vois absolument aucune publicité nulle part. Au pire, je vois des encarts vides. Car j’ai le filtrage de base de mon FAI actif, puis celui du VPN, tout en utilisant des navigateurs peu bavards sur lesquels sont installés des plugins anti-fingerprint.
Et le navigateur Vivaldi ?
Il y a aussi le microphone du téléphone qui peux donner la localisation.
Par exemple, il suffit qu’un magasin mettent des haut-parleur à pas mal d’endroit avec une fréquence audio ultra-son différente sur chaque haut-parleur et que le téléphone capte le son.