Les vieilles tours obsolètes ? Pas pour tout le monde. Nous n’utilisons que ça dans certains domaines professionnels. Les « gamers » aussi utilisent avant tout des machines desktop, les portables « gamers » ayant certains désavantages (performances inférieures aux versions desktop des CPU et GPU, CPU/GPU impossible à upgrader, coût supérieur, durée de vie réduite à cause de la chaleur importante dégagée). A titre professionnel, l’une des raisons, c’est qu’on peut y mettre des cartes d’extensions PCIe, comme deux GPU, une carte de monitoring SDI et une carte avec plusieurs ports Sata pour gérer des grappes RAID. Ainsi, j’ai 14 SSD (dont 4 NVMe indispensables pour la post production en RAW 6.5K de l’Alexa65) en grappes dans la machine principale de ma salle de post prod. C’est pour optimiser les performances et pas pour faire joli, chaque volume ayant un usage bien défini dans le workflow de production. Cette machine a également 12 périphériques USB connectés en permanence sur des ports non partagés (dongles, sonde d’'étalonnage, liaison moniteur de référence avec étalonnage intégré, 4 x interfaces audio, disques externes de backup en plus des backups sur NAS et dans le Cloud, tablette graphique, clavier et souris…). Une autre raison, c’est que le portable le plus puissant (on en utilise aussi) et le plus cher, est très loin des performances qu’on peut obtenir avec une machine desktop en terme de puissance de calcul (Threadripper), quoi qu’en dise le marketing et les gogols sur YouDebilosTube. Les machines desktop ne sont pas limitées, elles peuvent consommer énormément d’énergie et être refroidies très efficacement, pour une meilleure durabilité. Et enfin, bien sûr, on peut faire évoluer ces machines tous les 2 ans à moindre coût (par rapport au rachat d’une autre machine), ce qui est aussi une démarche plus responsable (comme le recyclage, la récupération et la réparation que je pratique depuis 40 ans). Chez Apple, « la vieille tour obsolète » se nomme le Mac Pro. Oui, c’est un fait, tout le monde n’a pas besoin d’une machine évolutive, pouvant accueillir beaucoup de périphériques internes et externes et surpuissante, c’est probablement une niche. Mais d’un autre côté, un portable, c’est du jetable par excellence, d’après votre addiction au marketing (que vous confondez avec la technologie), il faudrait le changer souvent. Profitez-en bien, car cette frénésie consumériste ne durera probablement pas, comme vous l’expliquerait en détail Aurore Stéphant ou Arthur Keller entre autres.
Quant à l’USB-A ou C, c’est un faux débat. J’ai massivement adopté l’USB-C il y a 7 ans car mon Smartphone en était équipé, mais j’ai encore de nombreux périphériques en USB-A. Énormément de périphériques sont encore vendus actuellement avec une connectique USB-A. Bien sûr, sur nos « vieilles tours obsolètes » on a beaucoup de ports USB-A, en plus de quelques ports USB-C. Cependant, ça n’a aucun importance. Des adaptateurs dans un sens ou l’autre ne coûtent que quelques centimes en les achetant directement en Chine (ou quelques euros une fois revendus en France). J’en ai quelques poignées et ça fonctionne très bien, pouvant passer des périphériques entre les machines Apple et les autres sans le moindre problème. La disparition de l’USB-A est inévitable, tout comme celle du Sata, mais cela prendra encore des années, tout comme l’ISA, le SCSI, l’IDE ou le FireWire entre autres, n’ont pas disparu du jour au lendemain des machines. Le NVMe est disponible depuis plus de 10 ans et n’a toujours pas remplacé le Sata.
