Certes prendre comme comparaison les femmes battues est bien mal venu, mais il a raison concernant cet argument que j’entends trop, et de tous côtés « les autres ne font rien alors pourquoi moi/nous ».
C’est la même chose à chaque fois « pourquoi nous arrêterions les trucs plastiques jetables alors que le Gange rejette des tonnes de plastique dans l’océan », « pourquoi j’arrêterai de rouler en thermique puisque la jet-set se déplace en jet », « pourquoi machin chose alors que truc », ad nauseam…
Alors oui en France avec notre mix énergétique on peut utiliser la clim sans trop de conséquences en rejets de CO2, mais l’énergie consommée pour extraire la chaleur d’un logement est elle-même transformée en chaleur et le tout rejeté dehors, et, en ville particulièrement, renforce la hausse de température contre laquelle on lutte avec.
Donc la clim oui, c’est un outil d’urgence à utiliser dans des situations comme celle que l’on vit, malheureusement pour beaucoup de personnes, notamment politiques et majoritairement à tribord du centre tribord à l’extrême, ça va se transformer en « pourquoi on ferait des efforts autres pour lutter contre les épisodes caniculaires que de fournir des aides à l’achat de clim ».
La vérité c’est qu’il faut repenser la ville, et investir massivement non pas dans la climatisation, nécessaire elle dans les structures comme les hôpitaux, les écoles, les ephads, entre autres, mais dans la végétalisation massive des villes et des bâtiments, toits, façades, rues, espaces publics, coures d’école et autres.
Et ce n’est que la partie « végétale » de ce qu’on peut faire pour améliorer le bilan thermique en ville, il y a toute une partie bâtis (conception adaptée des nouveaux bâtiments, rénovation thermique des anciens).
Il faut aussi arrêter de détruire en « campagne » les espaces humides, les haies, les fossés, et toutes sortes de mesures pour réduire le stress hydrique et la raréfaction des aquifères.
La clim est un traitement des symptômes, nécessaire, mais il faut un remède de cheval contre la maladie, primordial.