Le MIT (Massachusetts Institut of Technology) a annoncé début mai avoir développé une intelligence artificielle capable de prévoir les cancers du sein avec cinq ans d’avance. Une nouveauté qui permettrait de prévenir la maladie plutôt que de faire subir du stress inutile et des traitements éprouvants aux malades.
Lol, non justement c’est l’inverse, actuellement c’est 42% à cause des lacunes humaines. Mais quand bien même, ça n’aurait pas la première IA raciste : une IA de Google détectait des singes à la place d’hommes noirs. Je vous dis pas le scandale…
Bref, une belle avancée, mais quand on aura prévenu les cancers du sein, on va faire quoi de nos rubans roses et de nos mois d’Octobre ?
Non, un réseau de neurone ne fonctionne absolument pas comme cela, c’est un système complexe (par opposition à compliqué). Le principe est de l’entrainer sur une base de donnée couvrant le plus de cas positifs et négatifs (un ensemble de personnes saines ayant, par la suite, développé ou non la maladie). Certes l’apprentissage est supervisé (c’est un humain qui lui dit si tel ou tel cas s’est avéré positif ou non) mais le réseau discrimine de lui même l’information pertinente. Et a ce petit jeu il peut très bien remarquer des choses qu’un humain ne voit pas (on ne voit que ce que l’on connait). Cela semble magique mais si l’apprentissage est biaisé l’IA ne s’en rendra pas compte (pour une « intelligence » elle est bête à bouffer du foin), et on n’est guère plus avancé pour ce qui est de comprendre ce qui nous a échappé… D’ailleurs un des pièges que représente l’IA est justement que l’on se repose de plus en plus sur elle sans même essayer de comprendre par nous même.