Commentaires : "Une catapulte pour lancer des satellites depuis la Lune" : oui, encore une idée d'Elon Musk

Houlà, détends-toi, je ne suis pas en train de construire un autel à la gloire d’Elon ! :wink:

  1. Le coût : PapY_TcheB parle d’envoyer des « milliers de tonnes ». On ne peut pas séparer la logistique du budget. Parler de tonnage sans parler de coût au kilo, c’est comme prévoir un tour du monde sans regarder le prix du billet. C’est l’obstacle numéro 1.
  2. Musk vs le reste du monde : Je cite Musk parce que l’article porte sur lui, mais mon raisonnement est « multi-opérateur ». Si SpaceX se plante, j’espère bien que la NASA, les Chinois, Bezos, ma tante ou même Ariane prendront le relais. L’enjeu (ressources minières, science, survie de l’espèce) dépasse largement une seule boîte.
  3. La fiabilité d’Elon : On est 100% d’accord, le mec n’est JAMAIS fiable sur ses délais. C’est même devenu un meme, le « Elon Time ». Entre ses promesses sur Optimus et la réalité, il y a un gouffre.

Après, je me demande parfois si sans sa « créativité assistée » par la kétamine :crazy_face:, il aurait eu l’audace de bousculer un secteur qui n’avait pas bougé depuis 40 ans. Mais bon, qu’on l’aime ou qu’on le déteste, c’est la dynamique globale d’exploration qui compte.

Mon point, c’est juste de dire : peu importe qui gagne la course, la première phase sera robotique et les coûts devront être ridicules par rapport à aujourd’hui. Sinon, on restera sur Terre à regarder les étoiles avec des jumelles. :roll_eyes:

exact… pourquoi s’en priver? on ne paie déjà pas assez tout le reste? :sweat_smile: … de plus le « rêve » a toujours été le point de départ de toutes les avancées de l’humanité, c’est déjà pas mal pour quelque chose de gratuit, non? :wink:

La « survie de l’espèce » se passe, et se passera, encore pour longtemps sur Terre, et ne peut se passer de la survie d’un maximum d’autres espèces.
Et c’est tout l’enjeu de la bataille de gens bien plus « les pieds sur Terre » concernant l’enrayement de la sixième extinction en cours et galopante.
C’est notre biosphère, la seule viable connue, magnifique et gratuite, qu’il faut à tout prix préserver.
Sans cela l’homme n’a aucun avenir, croire le contraire c’est être fou.

Des gens à la créativité « naturelle » ont tout autant, en fait bien plus, fait progresser et bousculé moult secteurs.
Notamment dans la science cosmologique, et l’aérospatial… Sans eux musk en serait peut-être encore à suivre les pas de papa, à exploiter des esclaves pour faire son beurre sur les diamants verts…
Rien ne prouve que le drogue améliore la créativité de qui que ce soit d’ailleurs.

L’humanité n’est déjà pas capable de maintenir vivable la seule planète vivable connue. Il est complètement utopique d’imaginer qu’elle puisse rendre durablement vivable une planète qui ne l’est pas. Le pire étant que tous les projets délirants allant en ce sens ne font qu’accélérer la dégradation de la Terre elle-même…

1 « J'aime »

CQFD…Mes culpa j’ai peux être choisi le mauvais smiley pour faire passer l’ironie :thinking:

Jamais dit le contraire… c’est même prioritaire…L’un n’empêche pas l’autre … on est pas à l’abri de une pandémie, catastrophe naturelle au pas, menace spatial d’un météorite, sans calculer les ressources rares qui on peut trouver dans l’espace, les avancées que on utilise tous les jours sur terre qu’on peut obtenir avec la recherche aérospatiale… Oui il faut sauver la planète mais je suis fermement convaincu que la recherche spatiale est un enjeux indispensable et ça ne fait pas du mal commencer à se pencher avant qui soit trop tard…

Ce système est clairement évoqué en détail dans le tome 2 d’une trilogie intitulée « L’Odysée du Temps » (dont la publication en France, chez Bragelonne, date de 2015), co-écrit par Arthur C. Clarke et Stephen Baxter, auteurs de science-fiction britanniques bien connus.
Bref, c’est clairement pas une idée de Melon, il a dû tomber sur cette trilogie.

1 « J'aime »

Je ne te crois pas une seule seconde. Mon idée est nouvelle et novatrice!!
Certains essaient de me faire croire qu’un certain Jules y avait pensé avant, il y a de ça de nombreuses lunes. Mais je sais que ce ne sont que des balivernes venant de gens jaloux!

1 « J'aime »

Dont la détection est primordiale pour pouvoir dévier sa trajectoire.
Détection rendue de plus en plus dure plus des gens comme lui envoient des parasites en orbite basse.

Et question ressources, on a tout ce qu’il faut sur Terre pour une vie paradisiaque, ceux qui imaginent exploiter l’espace à ce niveau ne le font pas pour des questions de survie, mais de profit.

Enfin, la planète n’a nullement besoin d’être sauvée, c’est la biosphère qui nous a fait naître et nous maintient en vie qu’il faut sauvegarder, et pour ça on n’a absolument pas besoin de coloniser Mars.

La colonie du système solaire peut se faire, mais elle ne doit être envisagée que si nous avons une base planétaire saine et pérenne.

La Lune est assez proche pour être colonisée à « peu » de frais, alors on devrait se contenter de ça tant qu’on est pas foutus de faire mieux que détruire la biosphère.

1 « J'aime »

On est en fait d’accord sur l’essentiel philosophique : la priorité absolue, c’est de sauvegarder la complexité de notre biosphère. C’est notre seul vrai maison pour l’instant.

Le problème, c’est de mettre tout le monde d’accord sur Terre. Entre un Trump qui veut brûler des hydrocarbures sans complexe, la Chine qui tente une transition forcée et l’Europe qui patine, l’Afrique???.. j’ai, comme toi, très peu de confiance dans les élites actuelles pour gérer ça sereinement.

bien évidemment la base lunaire doit être l’étape n°1. Pas seulement comme colonie, mais comme un véritable « aéroport pour l’infini et au-delà ».
Quant à Musk, on est d’accord , comme d’hab il fanfaronne, il « esbroufe » et ses délais sont lunaires (c’est le cas de le dire :blush:). Il n’est pas fiable sur le calendrier, c’est certain. Mais au-delà du personnage et de ses délires, c’est cet élan technologique global qui m’intéresse aprés des décennies… de « stand-by »… Qu’on le veuille ou non, l’espace sera le prochain terrain scientifique et minier, et j’espère juste qu’on saura le faire intelligemment.

On peut être pessimiste sur l’homme, mais rester optimiste sur la destination… Mon seul chagrin, c’est que vu l’énormité du projet, cela prendra forcément beaucoup plus de temps que ses promesses de vendeur de tapis. On ne verra probablement jamais tout ça de notre vivant… et lui non plus, d’ailleurs. :melting_face:

Rien que cela.

Allez, juste une mission, emblématique et européenne par dessus le marché :
Rosetta-Philae.
C’est grâce à Elon les technologies développées pour cette mission ? :clown_face:

Et l’élan technologique, certes mais …
Je le demande de nouveau, l’impact potentiel de Starlink sur la couche d’ozone, on en parle ou bien c’est un sujet interdit ? :smirk:

Rappelons que Musk lui-même a participé au gouvernement Trump, avec son fameux Doge (et en a profité pour enrichir considérablement Space X avant de diminuer sérieusement les fonds de l’US Aid (qui lui a justement permis de financer sa boite …

Mais faut sans doute le passer sous silence (ça et le reste).
Bien sûr, comme toujours avec les bizness de Musk …
Parce que si je critique, c’est que je suis pour revenir au temps des cavernes, bien sûr, tellement pratique … :laughing:

2 « J'aime »

c’est bien de remettre l’église au milieu du village :relieved: :

jsuis 100% d’accord. C’est un chef-d’œuvre de l’ESA et la preuve que l’Europe a (ou avait) une avance scientifique incroyable sans avoir besoin de la Silicon Valley. Mon propos n’est pas de dire que Musk a inventé l’espace, mais qu’il a forcé tout le monde à repenser le modèle économique du lancement (le coût au kilo). et le…

… de colonisation de l’espace abandonné depuis un demi-siècle

au contraire, c’est même un sujet brûlant. La combustion des satellites en fin de vie libère de l’oxyde d’aluminium et on commence à peine à mesurer l’impact sur la haute atmosphère. C’est le côté sombre de la « massification » de l’espace. Si on veut coloniser intelligemment, il faudra des régulations strictes, peu importe le nom sur la fusée.

Là aussi, tu marques un point. Quelle bonne idée de donner du pouvoir politique à un asperger, camé et mégalomane… au final pas des surprise avec un Trump qui partage la troisième avec lui

On peut détester le personnage, ses méthodes ou ses extrémismes politiques, tout en reconnaissant qu’il pousse à la baisse des coûts de lancement … un levier qui va changer la donne pour la science.

Mon idée sur les robots humanoïdes comme pionniers reste ma conviction principale : que ce soit une machine européenne, chinoise ou américaine qui pose la première brique, l’humain sera de toute façon trop fragile pour les premières décennies de chantier.

On peut être lucide sur les dérives du « bizness » tout en étant passionné par l’exploration, non ?

Personnellement, je ne suis jamais aussi optimiste et rêveur sur l’avenir, parce que à mon âge, j’ai vu trop de projets avortés et trop de promesses non tenues. Dans les années 80, on imaginait déjà pour l’an 2000 des villes propres, des voitures volantes pour tous, la fin de la pauvreté et de la famine dans le monde et bien d’autres choses formidables. Et quand on voit où on en est de tout en ça en 2026… :sweat_smile:

À force d’aller régulièrement en Chine, j’ai vu un aperçu de ce futur avec une accélération technologique et urbaine, diminution de la pauvreté, plus de bien-être et richesse que l’on n’imagine même pas ici. J’ai vu des villes autrefois polluées, invivables et peu sûres se transformer en quelques années en modèles de propreté, et de sécurité. Alors oui, les voitures volantes ne ressemblent pas à celles de Retour vers le Futur, mais les taxis-drones commencent déjà à être une réalité là-bas… mais c’est surement moins glamour de une Delorean volante :grin:.
Par contre, on ne voit malheureusement pas ces avancées chez nous. Pendant qu’ailleurs ça avance à 200 km/h, on a l’impression qu’en Europe, on a surtout gardé la nostalgie des années 80… et le bitume de l’époque qui va avec.
Malgré les défis actuels, je préfère de loin vivre aujourd’hui. On vit mieux, on a un accès à la connaissance incroyable, médicine, réveil écologique (oui, c’est tardif, ce n’est encore pas suffisant, mais mieux vaut tard que jamais) … niveau politique ça déconne, j’avoue, mais bon…dans les '80 on parlait déjà de bombes atomiques pendant la guerre froide :melting_face:
Mais oui, j’avoue que je me sens un alien quand je vois la nostalgie massive pour les années 80 autour de ma génération, je me sens totalement décalé.

Ca dépend où tu es allé, parce que ce ne sont pas les sources qui manquent pour démontrer que beaucoup de choses ne vont pas bien du tout en Chine. neutre

Si tu veux , je peux te montrer des villes de Belgique qui correspondent à ta description, mais ça ne signifie pas que c’est valable pour l’ensemble du pays. ^^

yes, la Chine est un continent à elle seule et que les zones rurales rament encore pas mal. Mais quand on regarde la dynamique des métropoles comme Shenzhen, Hangzhou ou même Chengdu, c’est assez bluffant, le passage au tout électrique a rendu la ville incroyablement calme et respirable, loin des clichés pollués d’autrefois. Hangzhou réussit un mélange entre ultra-tech et nature avec ses parcs qui ferait passer nos administrations pour des pièces de musée.
…même s’il y a encore beaucoup de chemin, la criminalité recule et les services comme la santé ou l’éducation évoluent à une vitesse qu’on ne connaît plus chez nous depuis longtemps. Les gens que je croise là-bas semblent sincèrement fiers et satisfaits de voir leur qualité de vie grimper chaque année. Après, tu commences à me connaître : je suis tendanciellement anarchiste, donc leur système de contrôle social et leur surveillance me donnent littéralement la chair de poule. Et je n’ai évidemment pas croisé de Ouïghours pour leur demander ce qu’ils pensent du totalitarisme qu’ils subissent. Je mets juste dans la balance le fait que certains côtés du monde avancent concrètement pendant qu’on stagne un peu.

j’ai laissé mon cœur à Bruxelles pour l’ambiance et la chaleur des gens, mais c’est vrai que je ne connais pas le reste du pays. Si tu as des coins authentiques et sympas à me conseiller… avec plaisir :blush:

Personnellement, je sais me rebeller lorsqu’il le faut et que le combat en vaut la peine, mais je n’irais pas jusqu’à me décrire comme étant un anarchiste, parce que sans règles d’aucune sorte, vivre en société serait un enfer. ^^

Aaaah, la confusion classique entre anarchie et anomie… On les mélange tout le temps ! (et c’est voulu …Tu te doutes bien que les castes politiques ont tout intérêt à diaboliser ce concept… ils ne vont quand même pas risquer de perdre leurs petits privilèges ! :wink:) Je t’imaginais plus fin que ça, mon cher compagnon de débat sur Cluclu ! :wink:

L’anarchie, c’est l’absence de chef (an-arkhos), pas l’absence de règles (an-nomos). On peut tout à fait vouloir une société organisée, structurée et régulée sans pour autant accepter d’avoir un « maître » ou un pouvoir centralisé qui décide de tout (coucou la Chine, mais l’Occident n’est pas en reste avec notre démocratie représentative qui dérive souvent vers une forme d’oligarchie qui ne suit plus vraiment les intérêts du peuple). Comme disait Proudhon : « L’anarchie, c’est l’ordre ».

Je te laisse approfondir le sujet si ça t’intéresse, tu verras que c’est bien plus nuancé ! :wink: Mais bon… je m’arrête là, il ne faut pas que je sorte trop du sujet initial, on est déjà bien hors-piste ! :grin:

Il y a quand même une différence entre les 2, l’anarchie est déjà là (sans faire de politique), et l’anomie est un rêve pour ces mêmes personnes.

C’est fascinant, tu as réussi à inverser les deux définitions en une seule phrase ! :sweat_smile:
C’est précisément l’inverse : l’anomie (le chaos, l’absence de règles) est le cauchemar de l’anarchiste, qui lui cherche un ordre basé sur la responsabilité plutôt que sur la domination… mais bon…On va dire qu’on n’a pas le même lexique et on s’arrête là, sinon on va finir par ouvrir un cours de philo alors qu’on parlait de l’espace ! :grin:
P.S. : Pour info, on vit déjà en pleine anomie, pas en anarchie. C’est justement cet état qui profite aux castes dirigeantes (droite comme gauche) : c’est l’illusion parfaite pour maintenir leur domination avec des règles toujours plus serrées. Tu affirmes exactement le contraire de la réalité.

Il serait peut-être bon de revenir au sujet. :slightly_smiling_face: