Matter promettait de faire de la domotique quelque chose d’aussi simple qu’allumer une lumière. L’ironie, c’est que c’est précisément en essayant d’allumer une lumière que le standard montre ses limites.
Déjà, il faut trouver un intérêt à la domotique ! Si vous quittez souvent votre logement et que vous ne savez pas quand vous allez rentrer ou si vous avez une résidence secondaire, je peux comprendre l’intérêt de piloter le chauffage à distance. Dans les autres cas, je n’en vois aucun et surtout pas pour allumer une lampe ![]()
je pilote mon chauffage par la domotique, et c’est un gros gain de comfort ET d’economies.
cela me permet de ne declencher ma chaudiere et les radiateurs que lorsque c’est necessaire, en fonctions des temperatures interieures et de mon planning, en prenant en compte un niveau de confort plutot que simplement une temperature (prise en compte de l’usage des pieces, de l’humidité, de la temperature exterieur etc…).
je fait bien d’autres choses avec la domotique, mais rien que sur le chauffage, en hiver, j’ai desormais toujours la « bonne » temperature dans toutes les pieces a tout moment (jamais ni chaud ni froid), en consommant moins!
La simplicité ça reste le Wifi, rajouter des protocoles c’est rajouter de la complexité.
J’ai domotisé mes 2 résidences, avec surtout des caméras et ampoules Tapo. En ville Alexa marche un peu aléatoirement avec les ampoules et les prises connectées, mais à la montagne c’est du 100%, c’est bizarre ?.
J’utilise aussi les ampoules en mode simulation de présence.
Ouais enfin
j’ai bien compris que c’est pour illustrer, mais là
c’est clairement le couple Apple Home - Wiz qui est de la merde, vu que ça marche direct avec HA !
Wiz est assez connu pour avoir une implémentation relativement toute pourrie et apple… bha c’est apple quoi, si tu dépasses d’1mm, ça coince.
(sinon je suis d’accord sur tout le reste. Et… un standard où 3/4 des fonctions sont optionnelles, merci le standard)
Le wifi des appareils domotiques reste entièrement en 2,4 Ghz… c’est un vrai souci car 13 canaux seulement pour parfois 40 voisins ou plus…
C’est pour cela que la solution qui existe depuis des lustres utilisée par les électriciens de rajouter 2 fils de commande à chaque lampe pour tout piloter sans emmerde excelle dans le domaine, surtout en entreprise. Certe cela a un coups, c’est l’idéal de le planifier lors d’une nouvelle construction, ou si l’on rénove tout. Pas de soucis de wi-fi/parasites des voisins au moins,… J’hésitait à le faire pour ma rénovation, mais je n’y ai pas trouvé d’utilité au final.
Grillé!! J’ai pensé exactement la même chose en lisant ce passage. Je l’aurais posté si pas déjà fait
Le problème, c’est que le Wi-Fi n’est pas un protocole pensé pour la domotique. Par exemple, c’est quoi la commande Wi-Fi standard pour allumer une ampoule.
Avec un protocole prévu pour la domotique tel que Matter, idéalement et en caricaturant un peu, si tu connectes une ampoule au réseau, elle devrait s’annoncer « bonjour, je suis une ampoule, je fais partie de la catégorie « éclairage », je comprends les ordres « allumer » et « éteindre » et je peux vous renseigner sur mon état et ma consommation. »
Il y a d’autres avantages (réseau maillé, faible consommation pour des éléments sur batterie,…)
Sur le papier, tout devrait fonctionner parfaitement ensemble, mais comme chaque société cherche à se différencier…
Avec le wifi, chaque fabricant y va de sa petite API perso et c’est encore plus le bordel.
Le wifi n’est clairement pas simple pour la domotique. Quand t’as 25 périphériques domotique, rien de simple de les gérer dans un réseau wifi peu fiable
Si Google, Amazon et Cie avait bien voulu se donner la peine d’utiliser des protocoles domotiques déjà existants et fonctionnant très bien et mieux que Matter comme Zigbee & Z-Wave…
Le wifi n’a rien d’adapté à de la domotique ‹ serieuse ›, si ce n’est faire joujou avec quelques lampes ou capteurs.
La simplicité de quoi au juste ?
Tu pourrais expliciter plus ce que tu veux dire ?
Sinon, personnellement, je fuis les périphériques qui dépendent d’une application propriétaire ou d’une connexion internet obligatoire.
Si ça ne peut pas fonctionner en local et avec Home Assistant, c’est juste NON.
Et d’ailleurs, pour la petite histoire, je « fabrique » mes propres périphs à base d’ESP32 et de ESPHome.
Donc autant dire que la simplicité de mise en œuvre n’est pas forcément en tête de mes préoccupations. ![]()
En revanche et pour revenir à l’article, deux heures de maintenance par semaine, ça me semble énorme.
La domotique utilise très peu de données donc même s’il y a des voisins ça passe.
Le problème c’est qu’il faut bien couvrir toute la maison, tous les endroits où il y a de la domotique, pas seulement les endroits habituellement utilisés par aller sur internet, des répéteurs sont souvent nécessaires.
Simplicité réseau : un seul réseau : le Wifi.
Simplicité de couverture réseau, une seule couverture à faire.
Simplicité de contrôle : toutes les tentatives d’uniformisation de protocoles ne marchent que pour des commandes basiques du genre allumer ou éteindre une ampoule, dès que l’on parle de choses plus compliquées comme mettre à jour un firmware, utiliser des fonctionnalités IA d’une caméra, activer le mode silence d’une clim, là seul le protocole du constructeur sait gérer.
Le Wi-Fi n’est pas vraiment le candidat idéal pour de la domotique de masse, et ce pour plusieurs raisons :
- Ton routeur ou point d’accès Wi-Fi va vite se retrouver sollicité s’il doit gérer des dizaines de micro-modules, ampoules et capteurs. De plus, le Wi-Fi (même en réseau maillé/Mesh) reste dépendant d’une architecture centralisée. Dès qu’un équipement est un peu éloigné ou derrière un mur porteur, la connexion flanche.
- Les objets connectés Wi-Fi low-cost embarquent souvent des puces basiques avec des couches de sécurité minimales. Devoir donner sa clé Wi-Fi principale à chaque ampoule connectée n’est pas ce qu’il y a de plus safe.
- Le Wi-Fi partage ses fréquences (notamment le 2.4 GHz) avec tout ton voisinage, ce qui peut saturer rapidement l’espace hertzien.
À l’inverse, le Zigbee a été spécifiquement conçu pour cet usage :
- C’est un vrai réseau décentralisé et maillé (Mesh) : chaque appareil alimenté (comme une ampoule ou une prise) sert de répéteur pour les autres. Plus tu as d’appareils, plus ton réseau est grand et robuste, sans surcharger ton routeur Internet.
- L’authentification est locale et sécurisée, isolée de ton réseau informatique principal.
Quant à l’expérience Matter/Thread décrite dans l’article, le cas me semble très spécifique. On est sur un alignement de planètes un peu complexe entre des écosystèmes et des constructeurs (comme Apple et Wiz) qui ne sont pas toujours les plus réactifs ou les plus ouverts pour implémenter les protocoles communs.
Matter et Thread sont l’avenir, mais le déploiement est un projet de longue haleine. Nous n’en sommes clairement pas encore au stade de la pleine maturité, ce qui explique ces frictions de jeunesse. Pour autant, balayer l’idée d’un protocole universel au profit du « tout Wi-Fi propriétaire » me paraît être une fausse bonne idée sur le long terme.
Et surtout le Wifi ça te bouffe une batterie en moins de 2 ! En Zigbee, tu peux tenir des mois sur une pile bouton, voire utiliser l’énergie du doigt qui appuie sur l’interrupteur… Bref, y a pas photo !
ca peut etre l’impression quand on ne fait pas de domotique en effet, mais cela pose 2 problemes (principaux)
1- la batterie, des equipements domotiques sur batterie, en wifi, la pile ou batterie vas fondre.
2- la saturation:
le wifi est optimisé pour servir de gros volumes de données a « peux » de clients. la domotique c’est l’inverse, des echanges de données tres frequents, de petit volume, entre de nombreux acteurs
donc cela degrade rapidement l’experience des clients « normaux » du wifi (ordi, telephone etc…) avec des equipements wifi « grands public » (box, routeurs classiques etc…)…meme avec des equipement semi pro type unifi, ca peut rapidement degrader l’experience avec quelques equipements domotiques
enfin un dernier avantages des protocoles dediés: c’est du mesh!! a l’inverse du wifi, plus il y a de « routeur » (cad les appareil qui ne sont pas sur batterie / pile pour simplifier), plus c’est robuste, tolerant a la panne, et cela augmente, selon leur placement, la zone couverte par le reseau domotique