Comme si ce n’était pas déjà assez clair, la NASA réaffirme concrètement son ambition de déployer un réacteur nucléaire à la surface lunaire dès 2030. Et pour cela, elle peut compter sur le soutien du département de l’Énergie américain.
!!! COSMOS 1999 !!!
(Bon c’est un commentaire qui s’adresse uniquement aux plus de 40 ans)
Mais tellement j’y avais pas pensé ! Après si mes souvenir sont exact, dans Cosmos 99 c’étais surtout les déchet radio actif en provenance des centrales qui étaient stocké sur la lune.
La vrai question que je me pose, c’est comment ils veulent gérer le circuit secondaire de la centrale ? Je m’explique, une centrale nucléaire « traditionnelle » fonctionne avec deux circuit d’eau : Le primaire qui est un circuit fermé, et directement en contact avec la source radio active, et le circuit secondaire, qui est un circuit d’eau ouvert, et qui est chauffé par le circuit primaire au travers d’un échangeur de chaleur. Ce second circuit est alimenté en permanance par un fleuve/une rivière à proximité de la centrale. Hors sur la lune…
Elle est tordante l’image générée par IA pour montrer la base lunaire.
On joue aux 7 erreurs ? ^^
Pareil c’est la première chose qui m’est venue a l’esprit ![]()
Le détail qui fait marrer, c’est le Starship de gauche qui a du être fabriqué à Pise. ![]()
Moi c’est les cheminées de refroidissement qui crachent de la vapeur d’eau dans l’atmosphère de la lune.
Mais comment pouvez vous publier de telles fakes news , rien ne prouve qu’ils ont seulement la capacité d’y retourner
Le bon:
- La surface de la lune peut être vraiment très froide, contrairement à la surface terrestre. Donc, un panneau ou un tube enterré peut échanger beaucoup, mais alors beaucoup plus de chaleur avec l’environnement (contrairement à la Terre, où, au mieux, tu as du 12°C dans le sol)
- La chaleur produite par la centrale est plutôt un avantage qu’un inconvénient. Sur une base lunaire, la température est tellement basse que faire circuler l’eau du secondaire dans des tuyauteries de la base qui pourront servir à la chauffer et compenser les énormes pertes radiatives de la base.
- La centrale n’a pas besoin de fournir 200GW, même quelques MW suffisent. Mais il n’y a pas de relation linéaire entre la taille de la centrale et sa puissance malheureusement. Comprendre: Même pour 1MW, la centrale restera forcément très grosse.
Le mauvais:
- Construire une centrale sur Terre est assez compliquée alors qu’on maîtrise des trucs de base comme l’atmosphère, la température, la pression, l’irradiation solaire, les matériaux, l’eau, etc… Sur la lune, c’est très loin d’être le cas.
- Envoyer une centrale nucléaire de la Terre sur la Lune même avec Starship 28.0, c’est toujours pas possible. À moins qu’une fusée soit créée à l’image de l’Ego de Trump et là, il y aura largement la place d’y mettre une dizaine de centrales de la taille du Groenland.
- Même si on avait la possibilité de monter la centrale en kit livrée morceau par morceau, il faut quand même avoir trouvé de l’eau en grosse quantité et avoir une équipe spécialisée pour l’installation. Donc des ressources dédiés qu’à ça, ce qui est impossible dans 4 ans comme envisagé, déjà qu’ils n’ont pas les ressources pour de simples astronautes.
Quelle fake news ? Clubic reprend le communiqué de la NASA (qui est en lien à la fin de l’article).
Mais non, Trump a signé le décret, ça se fera.
Et SpaceX avec son Starship capable de ravitailler en vol et d’enchainer les orbites sans pareils c’est dans la poche.
On peut même tabler sur le premier trimestre 2029 selon les observateurs Qanon les plus optimistes.
Vous y avez cru ? ![]()
Bien plus sérieusement, 2030, ça parait effectivement très très très optimiste pour des projets de ce genre. ![]()
Photo totalement farfelue … Qui a vu des tours de refroidissement de centrale nucléaire ne peut que se marrer de les voir ainsi représentés sur cette image de science-fiction. Le jour où l’on verra de la vapeur d’eau ainsi sortir dans l’atmosphère inexistante de la lune, je me teints en blond…
Enfin, avoir une telle base permanente lunaire en 2030, dans 4 ans alors que l’on n’a toujours pas posé le pieds sur la Lune depuis 1969 ? Si je devais miser sur un pays, cela serait davantage la Chine
Inexact, il y en a 3 :
- le primaire qui récupère effectivement la chaleur générée par la réaction nucléaire et tourne en circuit fermé.
- le secondaire qui récupère la chaleur du primaire via un générateur de vapeur (vapeur envoyée dans la turbine qui génère l’électricité) puis renvoie cette vapeur à l’état liquide dans le secondaire pour un nouveau cycle (donc circuit fermé là aussi).
- le tertiaire (ou refroidissement) qui récupère de l’eau depuis un cours d’eau et / ou des aéroréfrigérants (les fameuses cheminées) pour refroidir le secondaire (c’est comme ça que la vapeur retourne à l’état liquide). Cette eau est ensuite en partie rejetée dans le cours d’eau après filtrage ou perdue sous forme de vapeur quand il y a des aéroréfrigérants (le reste est réinjecté dans le circuit et / ou récupéré via les aéroréfrigérants)
Une image pour illustrer :
Après pour ce qui est de refroidir sur la Lune ils comptent peut-être tirer de grands tuyaux tout autour pour capter le froid de la face cachée et climatiser l’engin. ![]()
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Faut changer de calculatrice, la pile est morte apparemment ![]()
Liste des astronautes ayant marché sur la Lune — Wikipédia
Ils y ont forcément pensé. C’est pas le genre de chose qu’on fait à la légère.
Oui. Bon 1969, 1972. Le probleme demeure le même. Les connaissances sont là. L’expérience n’y est plus, et le budget ne sera jamais celui des missions Apollo. Forcément, ça va prendre du temps.
Non.
Enfin, plus ou moins, cependant :
Entre 1961, le discours de J.F. Kennedy et Apollo 11 (les premiers hommes sur Terre-1* pour ceux qui ne suivent pas), il y a quasiment une décennie.
2030, c’est dans 5 ans. L’objectif serait d’y retourner (certes le programme Artemis est en cours*) et d’y placer une base avec une centrale nucléaire ?
Personnellement (je ne suis certes pas spécialiste du sujet) ça me parait TRES TRES ambitieux :
Pour le moment, les USA n’ont pas de lanceur capable d’atteindre la Lune avec autant de masse (un réacteur nucléaire, même petit, il faut un lanceur capable de l’emporter).
Rapellons que SLS n’a fait qu’un vol pour le moment, qui certes a été un vol réussi, mais avec beaucoup de corrections à apporter.
Artemis II est prévu pour bientôt (d’ici le printemps en gros) …
Alors, oui, je sais certains vont me dire : STRASHIP.
Certes, mais : Starship n’a JAMAIS atteint l’orbite, la démonstration de ravitaillement en orbite n’a pour le moment jamais été faite, surtout que des ravitaillement, il en faudra une palanquée …
Certains parlent de 8 à 15 lancements (!) nécessaires (je ne sais pas si on se rend compte de l’immensité que cela représente) pour qu’un Straship atteigne la Lune.
D’autant que Straship n’a encore (bien évidemment) jamais démontré la capacité de se poser sur la Lune avec un sol qui peut s’avérer en pente (c’est d’ailleurs l’une des raisons du choix d’un atterrisseur large pour les missions Apollo).
De mémoire, Artemis III, qui devrait marquer le retour des USA vers la Lune, prévu pour 2027 à dores et déjà glissé en 2028.
Mëme en admettant qu’il n’y ait plus de retard**, ça me parait encore une fois extrêmement ambitieux d’y aller établir une base (même minimale) avec une centrale nucléaire d’ici 2030 …
*en langage commun :La Lune.
**Et vu le nombre d’incertitudes autour d’Artemis III : (liste non exhaustive) le Starship, certainement pas prêt qui serait peut-être remplacé par un atterrisseur plus « conventionnel », un programme Artemis qui sera peut-être abandonné d’ici là (parce que très couteux) au profit de … Starship ? ![]()
Et … le budget … l’administration Trump a voulu réduire de quasiment 25% le budget de la NASA et nourrit cette ambition ?
Sérieusement ?
Selon Wikipedia, le budget de la NASA au plus fort du programme Apollo était (valeur corrigée, en tenant compte de l’inflation, en équivalent en 2019) de 153 milliards (milliards, hein) de dollars (US évidemment).
D’ailleurs ce programme faisait bosser environ 400 000 personnes (non, je n’ai pas tapé un zéro en trop).
En 2026, avec les corrections faites par les parlementaires, opposé aux coupes de Trump, le budget de la NASA devrait être de 24 milliards …
153 pour le programme Apollo, en valeur corrigée 2019, soit 6 fois plus (je fais du 1/1 entre 2019 aet aujourd’hui)…
Pour moi ce sont les évaporateurs des refroidisseurs hydrauliques, uniquement possibles sur Terre ou y’a un système « fermé » au niveau cycle de l’eau, ce qui s’évapore dedans (circuit tertiaire de refroidissement d’une centrale) se condense plus tard et retombe sur Terre.
Sur la Lune, va falloir une sacrée réserve d’eau pour faire ça, vu que tout ce qui s’évapore ou presque partira dans l’espace.
Mais bon, peut-être que sur la Lune, la ressource en eau est infinie, allons savoir…
Edit : grilled by @xryl
Not going to happen out of ten. Il est vraiment temps que l’on rende les clés du monde à des adultes responsables conscients des réalités physiques du monde et plus à des ados arriérés fans de Star Wars dans des corps d’adultes.
