La start-up française Celeste Ecoflyers a réalisé les premiers essais au sol et un court vol d’essai de son drone cargo à aile gonflable, le dAS10, sur l’aéroport du Havre. Un prototype de 8 mètres d’envergure qui intrigue déjà la défense.
Un cerf volant de 3m² peut soulever 85kg (mon dos s’en souvient!
) et une aile de kit surf pareil.
Et un paraglider de 6m² de même (mais là je n’ai pas essayé!
). Je ne comprends pas l’avantage de cette aile qui a finalement une charge utile inférieure pour un poids supérieur…
La différence c’est que ce n’est pas un objet qui doit sa portance uniquement au vent. C’est justement la limite du drone, en cas de fort vent, ça va être difficile de le faire voler.
Leur site et leur page Facebook sont plus parlants que l’article ici qui ne mentionne même pas le moteur.
C’est super pratique pour s’entraîner au tir. Si tu la touches, elle fuit (dans les 2 sens du terme), ce qui est super drôle. Puis tu peux la patcher et recommencer ton délire.
Plus sérieusement, un cerf volant ou un delta doit être contrôlé pour fonctionner. Avec le cerf volant, c’est pas le poids le problème, c’est qu’il faut un gus qui tire la ficelle pour l’amener à la bonne position dans le vent. Avec un delta, c’est le gus qui déplace son centre de gravité pour cela et qui vise les ascendants. Ici, l’aile est très proche des conditions de flottaison quelque soit le milieu (c’est quasiment un ballon, un dirigeable), donc pour contrôler sa direction, c’est beaucoup plus simple, un moteur fournit la poussée, deux moteurs la direction. C’est plus gros, mais dans l’espace aérien, la taille n’est pas vraiment le problème.
Le principe est exactement le même entre un cerf volant, cette aile volante ou n’importe quel objet volant: la création d’une portance par le déplacement d’air avec un bord d’attaque, un intrados et un extrados… Le cerf volant, le flux d’air provient du vent, dans le cas d’un objet se déplaçant dans le flux d’air, il faut un moteur, c’est tout.
![]()
N’importe quel engin volant c’est pareil (ou même les voiles). La seule différence pour les cerf volants basiques, c’est qu’il n’y a pas de « surface de contrôle », mais il y a des multi-lignes ou on a le même contrôle qu’en kit surf par exemple.
Tu peux très bien contrôler de manière très simple un paramoteur: juste 2 servos moteurs pour les poignées droite et gauche (ou même une seule mais pas de contrôle du freinage, une par « frein » extérieur pour tourner / rouler à droite ou gauche) et les gaz (gestion de l’altitude).
Après, si c’est pour faire de l’accro, oui les surfaces de contrôle rigides et l’aile plus ou moins rigide sont surement bien meilleures et plus simple à gérer. ![]()
Ben c’est un peu ce que je disais, ce n’est pas juste un cerf-volant étant donné qu’il peut ou doit voler avec un moteur. Sans vent, il devra porter sa charge uniquement avec la portance générée par le moteur, d’où sa charge utile moindre en pratique.
Si on compare avec un paramoteur, la charge utile de l’ordre de 80kg (il y a juste le poids du système de commande, quelques kg à la place du pilote) pour un encombrement et un poids total inférieurs.
Il doit surement y avoir d’autres avantages pour l’aile gonflable que je ne vois pas.
Hormis le bruit qui est un atout mis en avant pour ce drone, il y a la manœuvrabilité qui entre en compte que ce soit au décollage comme en vol. Entre ça et un paramoteur, je pense que la différence est tangible. Par ailleurs je vois mal un paramoteur décoller seul sans y ajouter des roues et réussir à manœuvrer la voile sans un mécanisme bien plus complexe qu’un simple petit moteur à qui on demande juste d’aller tout droit.
Enfin je vois les choses comme ça.
Et quid de sa signature radar…
Essaye de le faire voler à Brest en période de tempête et tu le récupères à Strasbourg. ![]()
Je vais me répéter, mais je ne vois pas les avantages.
- Le bruit: aucune différence entre l’aile gonflable ou tout autre objet à voilure non tournante, l’énergie pour le vol est approximativement la même.
- La manœuvrabilité: la même aussi. Peut être un poil plus compliqué au décollage ou il faut étendre la voile correctement => pas de redécollage.
- Ajouter des roues: dans tous les cas, sauf avec une rampe spécififque mais c’est la même chose quelque soit le modèle.
- Mécanisme bien plus complexe qu’un simple petit moteur: non. C’est exactement le même servo-moteur avec le même contrôle dans les 2 cas.
En modélisme, on fait des paramoteurs qui ont d’excellentes performances pour un coût ridicule (environ 30€ si on fait soit même la voile et hors récepteur radio).
Premier résultat d’une recherche google, modèle prêt à voler:
https://www.flashrc.com/fr/3771-modele-paramoteur-parachutiste-parapente-rc
Edit: my bad, mauvaise recherche, le modèle n’est pas prêt à voler, il n’y a pas le moteur ni son contrôleur.
J’ai pas pu voir leur page LinkedIn, car derrière un paywall. Je pense qu’un para c’est pas facile d’utilisation (décollage, atterrissage, vol).
L’aile doit être formé pour fonctionner, par définition, c’est atmosphère qui permet sa forme.
Et pour avoir l’efficience, tu dois repérer les ascendants pour « voler » sinon tu ne fais que chuter.
Le moteur, c’est pas vraiment une solution, car si tu dois fournir ton vent apparent pour garder ta forme d’aile, tu vas consommer un max.
Il me semble que c’est plus difficile à automatiser (mais pas impossible).
Une aile delta, c’est plus simple, si tu as un moteur (ou deux, un de chaque côté). Du moment que l’aile a été pressurisée (au sol, une fois pour toute), tu peux voler pratiquement sans moteur (pour peu que tu te fasses ton vent apparent). Il n’y a pas de câble, de pli possible, de perte de portance sur un trou d’air, etc…
Il me semble que c’est plus simple à automatiser aussi.
Après, clairement, pour du vol piloté, le rapport poids/portance est largement en faveur des paras.
Pour ce que ça vaut, en modélisme, il n’y a pas vraiment de différence de comportement en vol entre un avion basique, un paramoteur ou un deltaplane. Il y a juste quelques contraintes dues aux surfaces portantes en tissus: pas de vol inversé (!!!), loopings ou tonneaux délicats à effectuer.
L’aile de kit surf ou de wingfoil peut avoir une armature gonflée, la rigidité ne provient alors pas du déplacement d’air. Mais tu as toujours besoin de se déplacement d’air pour créer une portance.
Ici, ce sont bien des appareils avec un moteur. Cela n’a absolument pas assez de finesse pour faire du vol thermique ou de pente.
C’est probablement le seul gros avantage que je vois: pas de câbles qui risquent de s’emmêler.
Là je ne suis pas d’accord. La perte de portance sera tout aussi dangereuse dans tous les cas.
Après avoir scruté quelques image, je pense que le moteur est au moins 3x moins puissant que celui d’un paramoteur vu l’hélice et le moteur, alors que le poids global est proche.
Peut être que l’avantage est là: au global le rendement est meilleur qu’avec une voile, même si la charge utile est moindre, que ça coûte un peu plus cher et que c’est plus encombrant.
Il y a peut-être aussi une scalabilité meilleure mais là, je n’ai pas les compétences pour estimer ça.