Dans l’économie classique, plus une entreprise est proche du client final, plus elle est rentable. Mais dans l’intelligence artificielle (IA), c’est l’inverse qui prime. Et ce déséquilibre pourrait bien fragiliser tout l’édifice.
Je trouve l’article pas mal sur l’analyse de la situation actuelle, mais un peu léger sur les solutions déjà engagées par les créateurs de modèles et d’applications.
Si les investisseurs continuent à suivre, c’est justement parce qu’ils travaillent tous à lancer leurs propres puces (Microsoft, Google, OpenAI, xAI, Anthropic l’a officialisé la semaine dernière…). C’est justement pour récupérer davantage de la marge évoquée ici.
Cet Article orienté comprend de multiples inexactitudes :
Le –59 % censé représenter les « modèles et applications » repose en réalité sur seulement OpenAI et Anthropic, avec des chiffres estimés.
Plus gênant : Oracle n’a pas un cash-flow négatif de 23,7 Md$, mais un free cash flow de –23,7 Md$ ; son cash-flow opérationnel est au contraire de +32 Md$…
Et la BIS ne dit pas que les investissements dépassent les « revenus », mais les bénéfices et le free cash flow.
Enfin, dire que « tout repose » sur OpenAI est excessif : la concentration est inquiétante, certes, mais Oracle a 638 Md$ de RPO au total.