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Commentaires : Uber Eats va devoir faire face à une action collective en France

Plusieurs centaines de livreurs souhaitent obtenir la requalification de leur relation avec Uber Eats en contrat de travail.

Calculons rapidement, ils veulent 500 clients, et si ils gagnent ils auront 1800€ par client en honoraires, soit… 900000€ juste pour le cabinet d’avocat.

Il y a pas à dire, ça peut leur rapporter gros !

Ah, et si ils arrivent à convaincre les 20000 livreurs, la c’est le jackpot, ils peuvent partir en retraite directement !! (360 millions d’euros !!)

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la misère 200€
combien rapporte une livraison pour le livreur ?

Je pense entre 4 et 5 € brut, mais vu qu’il est indépendant, l’état doit prendre environ 50% d’impôts/charges/retraite etc.

Un peu moins tout de même…

Un coursier Uber Eats est auto-entrepreneur, donc il donne entre 24,2 et 24,4% de ce qu’il touche à l’État.

En même temps moins de Uber heat c’est plus de tranquillité en bas des immeubles ou ils se regroupent à faire du bruit et des rodéos de scooter.

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200 Euros pour combien de km parcourus à vélo ? Franchement ça relève de l esclavage moderne ce genre de pratique, mieux qu’il trouve un autre job étudiant bien mieux rémunéré et moins physique.

Et la cotisation retraite est incluse dans vos 24% ?

Yes.

Et tu ne cotises qu’au-delà d’un certain revenu mensuel avec ce statut.

Pour le livreur qui touche 200 euros, c’est râpé par exemple. Mieux vaut qu’il exerce une autre activité à côté.

les livreurs font ce qu’ils veulent, ils se connecten,t quand ils veulent, ils acceptent les courses qu’ils veulent c’est totalement débile de faire un proces à uber ! La france devient comme les USA… L’attrait du fric par la facilitée grace aux tribunaux…
Allez vous pendrent. Les livreurs à qui ca ne plait pas car pas assez payer vous avez juste a arreter et trouver autre chose.

Non mais il ne fait pas ça par empathie ni philanthropie ?

Marde on m’aurait menti ?

Cette argumentation se défend et je suis d’accord avec toi.

Je ne compte plus les fois où les coursiers changent X fois (jusqu’à 10 constaté une fois) sur l’application. J’habite sur la Croix Rousse de Lyon, et je me doute bien que les coursiers, quand ils voient le trajet n’acceptent pas. C’est parfaitement normal, mais ça montre bien qu’ils acceptent ce qu’ils veulent.

Après, je ne suis pas au courant de ce qu’il y a en background. Mais à première vue avec les éléments que j’ai, je vois pas pourquoi on parlerai de contrat de travail et encore moins d’esclavage comme le fait @playAnth95

Les coursiers, parcequ’ils se lancent la dedans et passent leur temps, veulent un contrat de travail pour avoir les mêmes avantages alors que ça n’en ai pas un. C’est logique et humain, mais c’est l’attrait de l’argent/avantages qui parle plus que la logique, ils peuvent tout simplement s’orienter sur autre chose pour avoir un contrat de travail.

lol j’ai eu le même réflexe =D

je vais me taire pour la suite des commentaires…

Personnellement je suis en CDI. Chez moi il n y a pas de Uber Eats. J’hésitai à me lancer mais le sport c’est pas pour moi :rofl:
Si je le faisait sa serai uniquement pour arrondir les fin de mois, pas pour en faire un job à plein temps, car c’est ce que c’est… un Job pour arrondir les fins de mois, sans contrats de travail, juste à être microentrepreneur. C’est toi le patron, pas Uber Eats…

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En même temps la législation ne suit pas assez vite la mondialisation de ces sociétés sans réelles frontières, qui viennent avec des applications et services en tout genre…

Je pense que pour dynamiser le marché du travail, la législation devrait évoluer aussi.

Je sais que c’est un sujet qui fâche mais bon, autant mettre les pieds dedans.

Pourquoi en France, les entreprises (et encore plus des entreprises étrangères) font tellement attention à l’embauche, spécialement les CDI?

Car une fois qu’un CDI est validé, il est difficile de faire sortir le loulou qui y est. Donc, si il y a eu une erreur de casting, c’est vraiment une bourde qui économiquement coûte cher (sur le long terme).

Du point de vu de l’employeur, c’est donc un réel risque.

Et du point de vu de l’employé (je parle de ceux qui en veulent vraiment, pas de ceux qui profitent du système parce qu’il en existe et existera toujours), c’est parfois une frustration. Oui, frustration de ne pas pouvoir faire qqch qui nous plait, car le poste précise une ancienneté avec une certaine expérience etc… (expérience qu’on aura jamais si on ne démarre pas de surcroit…)

Le système anglais (USA par exemple) est bien plus souple, j’ai un ami trader qui me sort que son correspondant, le meilleur trader des bureaux de Londres, est un ancien boucher! Cela ne se verra jamais en France ces genres de cas de figure…!!! C’est juste impensable!

Le diplôme est important mais on privilégie surtout le savoir faire et aussi le faire savoir (dans certain cas) ; en gros, si on y arrive, on reste, si on n’y arrive pas, on sort. Il existe toujours un risque, mais il est mesuré car l’employeur peut se défaire facilement de son employé.

Chez Accenture, on fonctionnait sur ce modèle, le up or out… (la seule différence est qu’on ne nous vire pas en France, on nous colle une telle pression que l’on finit par craquer)

C’est violent, cela peut engendrer beaucoup de stress mais il y a en contre partie, une souplesse pour les 2 parties.

Je ne dis pas qu’il faut qu’on aille vers ce mode de fonctionnement qui est diamétralement opposé avec notre système actuel, plus sécurisé. Mais peut-être trouver un juste milieu qui donne plus de souplesse, pour que l’employé puisse changer de métier/poste facilement, et pour que l’employeur puisse s’en défaire facilement…

Tout ne sera jamais parfait, et surtout, nous ne pourrons jamais contenter tout le monde de toutes les façons… et il n’existe pas de remèdes miracles non plus

Les sociétés “déportent” de plus en plus, en externalisant un max, via des consultants, des freelances, des sociétés sous traitants et on voit des sociétés de portage qui poussent etc…

Bonjour ,

Je suis livreur à vélo depuis bientôt 2 ans désormais, et j’ai commencé mon activité avec Uber Eats durant 6 mois, pour ensuite continuer avec Deliveroo.
Le principal souci d’Uber Eats, c’est justement la possibilité de se connecter à tout moment car cela pose un sérieux problème d’équilibre concernant l’offre et la demande. Le ratio coursier/commande nous est incroyablement défavorable, du coup on se retrouve vite à attendre parfois 30 min sans une seule commande proposée…

C’est justement le principal avantage de son concurrent Deliveroo, qui gère le nombre de coursier connecté via un système de réservation horaire à l’avance et c’est super pratique. On peut travailler de façon plus “correcte”.

Avec l’ACCRE, j’étais à 5,5% la première année et maintenant je suis à 11 % , le tout en prélèvement mensuel.
Je ne serai pas ingrat, on peut très bien gagner sa vie malgré ce statut “précaire” pour preuve, je gagne environ 3600 euros par mois en moyenne pour 180 heures de vélo soit 6h/jour, ce qui n’est pas si mal il me semble ( ça fait 18 euros net de l’heure)!

Si vous avez des questions, n’hésitez pas, j’y répondrai avec plaisir :slight_smile:

PS: j’ai corrigé mon net avec les charges

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