Après la publication des conclusions préliminaires de la Commission européenne pointant son design addictif, TikTok monte au créneau avec une réponse très ferme. La plateforme dégaine ses arguments scientifiques et techniques pour démonter les accusations de violation du Digital Services Act.
Même se relire pour le titre.
ok pour l’argument sur le temps d’expo aux écran. Quant est il de l’aspect addictif des contenus proposés, par le biais notamment des fils continus, du lancement automatique des vidéos et de tous les autres aspects qui rendent les gens (pas seulement les jeunes) accros?
Leur défense n’est que sur une partie du problème. C’est comme dire « les drogues, c’est pas dangereux, les seringues sont utilisées dans le monde médical ».
une meta-analyse récente ne laisse aucun doute sur la nuisance pour le cerveau des applis à base de swipe tel Tik-Tok, donc leur « défense » ne pèse pas lourd
Ces salopards de chez TikTok argumentent de manière spécieuse en faisant comme si tout ce qu’on leur reproche, c’est le temps passé sur leur application. Ça leur permet en effet de se retrancher derrière des études ou des avis d’institutions qui ne concernent que le temps d’écran, et de décréter qu’il n’y a aucun problème avéré avec TikTok.
Évidemment que le temps d’écran n’est pas nuisible en soi, c’est le contenu dispensé pendant ce temps qui fait la différence : si les gosses passaient 8h par jour devant des documentaires ou des émissions didactiques, on ne se prendrait pas autant la tête. Seulement voilà, TikTok – en occident du moins, je me suis laissé dire qu’en Chine c’est un tout autre son de cloche – ne diffuse que de la m*rde : au mieux des contenus ultra-superficiels, au pire des fake news de la pire espèce présentées avec assurance par des individus qui s’affirment experts dans des domaines qu’ils ne maîtrisent pas.
Il est là le problème, dans le contenu offert par TikTok. La durée d’exposition n’est qu’un critère aggravant, pas le fond du problème.