Commentaires : Tests ADN récréatifs et enquêtes criminelles, la dérive que la France s’apprête à légaliser

Ne soit pas impatient, on y va tout droit :face_with_diagonal_mouth:
Et tu as oublié l’implant d’une puce comme pour ton chat…

Avec la montée des ed un peu partout, on peut se demander si chien51 ne restera qu’une fiction.

C’est exactement ce que je me suis dit. En fait c’est double peine, impeccable pour mettre des amendes à ceux qui ont contourné la loi…

Plus sérieusement, si on n’a pas le droit de le faire, ces plateformes n’ont donc pas d’antenne française, quelle capacité a la loi de demander ce type d’information à une plateforme ? Quand on voit en cas d’enquête sur des propos diffamatoires la difficulté avec les plateformes telles que X ou Facebook, qui sont des entités reconnues ?

Idem, comment au niveau de la loi tu peux exploiter une base de données qui a fuité et est vendue illégalement ? Comment tu prouves que ta preuve est bonne ?

Bon après j’ai une pensée pour les familles des victimes qui n’ont toujours pas de réponse à leur chagrin. Mais comme dit plus haut, ce n’est pas la bonne solution.

Par contre l’argument sur la famille qui ne donne pas son accord, je le trouve moyen. Dans les faits, à ce jeu-là on interdit toute analyse ADN. Quand on voit des enquêtes où ils font une analyse à tous les habitants d’une commune (c’est déjà arrivé), la personne testée est informée certes, mais pas sa famille. L’argument sur les liens parentaux reste le même de mon point de vue.

qui ne concerne pas seulement les personnes testées, mais aussi leur parentèle.

C’est ca qui est le plus terrible …
Franchement que des gens pas tres fut’ fut’ aient ete donner leur ADN pour savoir s’il etaient 30% Cherokee et 15% libanais et que finalement ils se fassent niqu**** par l’Etat qui prend ses aises, c’etait tellement previsible que je ne vais pas les plaindre, mais mouiller toute leur famille qui n’a rien demander au passage …

Je vois pas la solution de fichage nulle part. Le texte de loi autorise la police à utiliser des données qui sont « publiques » de fait (piratés dans la réalité) pour faire avancer les enquêtes qui n’aboutissent pas autrement. Si ça permet d’arrêter un criminel qui vivait sa vie pépère parmi nous depuis 10 ans, ça me va.

Il ne faut pas inverser ici la logique. Les informations qu’ils utilisent, ce sont des informations que les citoyens ont donnés librement, sans qu’on ne les force. S’ils ont été suffisamment stupides pour croire dans les promesses commerciales des sociétés, c’est leur problème, pas celui de l’État. Ne pas utiliser ces informations, c’est autoriser justement l’anonymat et l’impunité des criminels, c’est idiot.

Et ceux qui disent que ça met d’autres personnes à la loupe, ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. À chaque niveau de parenté, il y a un pourcentage de probabilité qui est associé. Donc ce n’est pas parce que ton oncle est fiché que l’on peut te retrouver. La police ne peut pas savoir que c’est toi, elle peut savoir que c’est quelqu’un de ta famille au mieux, avec une probabilité et il faut ensuite continuer l’enquête sur toutes les personnes possibles.

Je pense qu’il est raisonnable de faire la part des choses entre vouloir protéger ses données et sa vie privée en tant que citoyen (des absorbeurs de données personnelles que sont les GAFAM et les hackers,) et que ces données soient utilisées par des services d’ordre légaux en cas de suspicion de fraude/crime.

Mais en effet il y aurait bien d’autres priorités à régler pour que ce qui est déjà en place ai un minimum d’efficacité pour la securite des citoyens et contre les malfrats de tout bord.
La justice et la sécurité du peuple sont depuis un temps d’une inefficacité crasse.

En fait pour tous les fichés si cela confirme une preuve formelle dans le cas d’un hommicide ou plusieurs il faut appliquer ce qui s’appelle la peine capitale pour ce genre d’individus et donc à étudier ceci pour toutes les familles de victimes qui ne trouvent pas de réponses à des crimes commis il faut une réponse identique à la dureté des faits commis.

Ah les belles personnes ^^

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dans ce cas tu ne vois aucun inconvenient a ce qu’on te greffe une puce GPS dans le crane, et tu recevras automatiquement tes amendes des que tu te deplaces au dela de la vitesse autorisee par exemple.

Patiente encore un peu et il est probable que tu les recevras bientôt directement dans ton téléphone.

Et comme beaucoup de personnes l’ont quasiment greffé à l’oreille, ou à la main, cela reviendra pratiquement au même.

Commentaire approuvé par le RN et financé par sterin…

T’as vu, ça marche aussi dans ce sens !

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C’est un terrain glissant ici !

Pourquoi pas alors prendre les dossiers médicaux des personnes qui on bénéficié d’un test ADN « légal » en France et les ajouter au fichier des empreintes ADN utilisables par la justice.

Après tout, là aussi peuvent se « cacher » des coupables ou affiliés…

Pour le moment, mais lorsque la machine est lancée …

Il ne faut jamais oublier que des lois peuvent s’additionner petit à petit pour autoriser ce genre de choses …

Certes, mais encore une fois, je doute que le techno-solutionisme soit la bonne façon de faire.
Il y a bien d’autres choses qui pourraient être mise en place.

Donc seule l’utilisation de l’ADN permettrait de confondre quelqu’un ?
Ah, première nouvelle.

Je suis d’accord. Mais dans la réalité, les enquêteurs utilisaient probablement déjà ces BDD sans le déclarer officieusement. C’est comme le coup de la tasse de café en GAV. Si tu refuses un prélèvement ADN, tu risques la prison, mais c’est pénible pour l’enquêteur de justifier sa demande et si un juge estime, par la suite que la demande d’analyse n’était pas justifié en proportion des faits reprochés, il s’en prend plein la gueule. Par contre, s’il t’offre un café et qu’il récupère ta tasse pour analyse après l’échange, il a le droit car c’est un objet abandonné.

Lors des arrestations des megabassines et des GJ, l’analyse (et le fichage ADN) a été utilisé comme moyen de pression pour faire taire la dissidence, mais a ensuite été jugé comme disproportionnée par la CJUE via son Arrêt C-205-21 du 26 janvier 2023 de la Cour de Justice de l’Union Européenne.

Donc dans les faits, le fichage ADN est déjà de mise, mais il est coercitif (on ne peut pas t’obliger à donner ton ADN, mais si tu ne le donnes pas, tu risques 15000€ d’amende et un an de prison, ce qui, par définition est une obligation).

Ici, on parle d’utiliser les BDD que les citoyens ont eux même constitués, dont ils ont eux-même approuvé la collecte (et pas juste en cliquant une case sur une CGV de 25 pages en 8pt).

Ce n’est pas la même chose, et je me battrai plus pour limiter ou abolir la loi actuelle d’obligation « déguisée » que celle où t’as joué, t’as perdu.

Non heureusement que non d’ailleurs (l’ADN n’est pas une condition nécessaire et suffisante, vu qu’il existe des individus chimère avec 2 ADN différents, des jumeaux qui partagent le même ADN, la possibilité d’une contamination). Mais ça permet de restreindre le champ des suspects, les preuves sont à confirmer avec d’autres éléments.

Honnêtement, c’est grâce à des prélèvements ADN que l’affaire Pélicot/Estella B. a pu être résolue. Ce sont ses aveux qui l’ont enfin confondu, pas son ADN. Mais difficile de nier lorsque l’on trouve ton ADN à un endroit où il n’aurait jamais dû être.

Ce serait juste un scandal. Le « probablement » vient du fameux IDDM ? Ou du IDGB ?

Oui effectivement et cela ouvre même à amendes pour ceux ayant fait ces tests depuis la France, illégaux en France, ce qui n’est évidemment pas dit dans l’article mais qui indéniablement rapportera de l’argent à l’état, car ce qui est fait depuis la France tombe sous le coup de la loi française !

Pourquoi?

D’une, un inspecteur n’a pas à fournir ni décrire comment il obtient ses informations (et ses sources * ). Le résultat par contre est soumis à une validation de la justice (via le juge d’instruction). Donc si il trouve un suspect, quelque soit la méthode, pour qu’il y ait une enquête, il va devoir justifier ses doutes à un JI, qui sera le seul autorisé à (faire) continuer l’investigation. Donc un « match » ADN seul n’est pas, actuellement, suffisant pour justifier une investigation mais cette loi changerait cela.

*La base de donnée 23andMe a été piratée en 2023, et les données sont en ventes sur le dark web et même achetées par des sociétés pharmaceutiques. Aux US, les flics se font passer pour des clients d’Ancestry pour retrouver des liens de parenté sur les échantillons qu’ils ont collectés.

De deux, ça fait bien longtemps que les polices de différentes nations travaillent entre elles, donc un inspecteur peut très bien solliciter un confrère américain ou espagnol ou italien qui va vérifier sa BDD (légalement) pour lui donner une liste de suspects. C’est juste que lui, il ne peut pas soumettre sa requête directement officiellement.

Mais il doit les obtenir légalement…

j’allais faire un truc sur les erreurs de langage et les confusions ainsi que la loyauté de la preuve mais … trop long et sur l’essentiel il a « a peu près » raison le copain xryl alors bon :person_shrugging: c’est juste que c’est limite par moment et contradictoire.

Je résume et dites-moi si j’ai bien compris :

L’enquêteur ne doit pas justifier spontanément comment il a obtenu
ses preuves, mais doit le faire légalement…

SAUF QUE :

  1. Seuls le juge d’instruction (pendant l’enquête) ou le juge du siège
    (au procès) peuvent exiger des explications
  2. Le juge d’instruction a intérêt à clôturer l’enquête rapidement
    (pression des délais, charge de travail)
  3. Le juge du procès attend généralement que la défense conteste
    (principe du contradictoire)
  4. MÊME si la méthode est douteuse/irrégulière, les juges peuvent accepter la preuve (jurisprudence tolérante ? )

En résumé : le système pénal a des incitations structurelles à
« fermer les yeux » pour gérer :

  • Les longueurs de procédure
  • Les listes d’attente
  • La pression du taux d’élucidation
  • L’efficacité répressive

→ Légaliser l’accès aux bases ADN privées, c’est transformer une pratique contestable en pratique incontestable, en supprimant le dernier garde-fou.

Je pense que c’est une bonne réponse digne d’un LLM. :sweat_smile: (c’est presque un compliment hein en tout cas pas une attaque)