SpaceX prévoit de remplacer ses satellites de calcul tous les trois à cinq ans. Des milliers d’entre eux se consumeraient chaque année dans l’atmosphère ou rejoindraient une orbite solaire, une nouvelle forme de déchets électroniques.
Quid du coté légal. Une fois dans l’espace, quel pays est responsable ou du moins quelle loi s’applique. (Rappel de l’histoire du Canada et ovh)
Je pense que la différence, c’est que l’espace n’appartient à aucun état, un peu comme il y a des eaux internationales. À partir de là, un état me semble simplement responsable de ses satellites. Je ne pense pas que le problème soit nouveau et en cherchant rapidement, on trouve pas mal de trucs sur le sujet.
J’ai peut-être mal interprété ta remarque.
Oui, c’est ça, un état est responsable de ses engins spatiaux, et c’est la règlementation de cet état qui s’y applique. C’est déjà prévu dans les traités internationaux : tout satellite doit être immatriculé dans l’État qui l’a lancé et reste ensuite soumis à la législation de ce pays.
À noter aussi que certaines réglementation extra-territoriales s’appliquent potentiellement aussi aux satellites. Par exemple, le RGPD s’applique pour toutes les données concernant des européens, quelle que soient leur localisation physique, donc y compris dans un datacenter spatial.
Tu avais bien compris ![]()
Après recherche, effectivement le pays à qui appartient le DC est responsable légal. Donc sa loi. Mais j’ai cherché un peu plus parce que j’étais persuadé que ça serait pas aussi simple et voila ce que j’ai trouvé (désolé, en anglais):
Multinational Data Centers: What happens when multiple countries jointly build and operate a facility? Whose laws apply? There’s no clear answer—it requires treaties or contracts that don’t yet exist. Will we see data centers flying flags of convenience like ships do, registered in nations with minimal regulation?
Non-State Actors Launching From International Waters: Legally, facilities must be registered to some nation, but when private platforms launch from international waters, the loopholes widen. Which nation has jurisdiction over a data center launched by a company incorporated in the Cayman Islands, using a platform in international waters, owned by investors from six countries?
Autonomous AI-Operated Facilities: Space law assumes human control. When data centers operate autonomously with AI management and no human presence, who’s responsible for decisions those systems make? The registering nation? The company that programmed the AI? The AI itself?
Data Sovereignty Conflicts: When China demands access to data stored on U.S.-flagged hardware in orbit, or the EU demands deletion of information housed on a Luxembourg-registered facility, who prevails? Current law provides no clear mechanism for resolving these conflicts when the physical infrastructure is literally beyond any nation’s enforcement reach.
Son projet à long terme est peut-être de rendre la Terre moins habitable pour rendre Mars plus attractif. Un papier est aussi sorti récemment sur le risque de destruction de la couche d’Ozone par le lithium émis par SpaceX dans la haute atmosphère.