Deux mois après le vol précédent, les équipes de SpaceX sur la Starbase, au Texas, sont sur la dernière ligne droite pour le quatrième décollage de Starship. Cette fois non plus, elles ne viseront pas l’orbite, mais tenteront de progresser sur les points majeurs qui permettront de rendre rapidement le véhicule réutilisable.
J’espère qu’ils vont réussir en 4 essais ils ont hyper bien avancé …
Au 3ème vol, un des buts étaient de simuler un atterrissage de S28 après un passage dans l’espace.
Au 4ème vol, le but est de réussir la rentrée atmosphérique après un passage dans l’espace.
C’est pas le bon ordre pour tester les choses.
Ou alors il va falloir m’expliquer comment simuler un atterrissage sans rentrer dans l’atmosphère.
Au 4è vol, le but est d’aller plus loin qu’au vol précédent en corrigeant les erreurs. C’était déjà le but du 3è vol également. Les erreurs du 2è étaient principalement au niveau du 1er réallumage des moteurs du booster principal, et ça a été corrigé. Egalement, Starship n’avait pas pu arriver en quasi-orbite à cause d’un incendie menant à son autodestruction → ça avait été corrigé.
Après évidemment si le véhicule arrive plus loin, le test va plus loin. Pour ce 4è vol, SpaceX (et notamment son fondateur) a clairement exprimé son objectif de corriger les points principaux pour récupérer booster et véhicule : le freinage dans la dernière phase pour le booster, et la rentrée atmosphérique pour Starship.
Soit les deux points qui avaient raté au 3è vol.
C’est plus clair ?
C’est pas ma question.
Ma question est : pourquoi SpaceX n’a pas eu l’air de se préoccuper de la rentrée atmosphérique lors du vol 3 alors que ça a eu l’air de complètement foirer, surtout si le plan impliquait une manœuvre qui nécessitait que cette rentrée se passe sans problème ?
C’est bien beau de procéder par itérations, mais il faudrait penser à tester les choses dans l’ordre.
C’est comme si je cherchais à atteindre la vitesse maximum avec une voiture dont les roues ne sont pas encore fixées.
Je vous ai déjà donné la réponse : SpaceX s’est déjà préoccupé de la rentrée atmosphérique lors du vol 3, car Starship a pu dépasser les étapes du vol 2 (la mise en quasi-orbite).
Je ne sais pas où vous avez lu que SpaceX ne s’en était pas préoccupé…
Schématiquement, on peut dire que le plan de vol est le même depuis le vol n°1 en avril 2023. Il y a 5 étapes (décollage, mise en quasi-orbite, atterrissage booster, rentrée atmosphérique, atterrissage Starship).
Lors du 1er vol, ils ont réussi l’étape 1, c’était l’objectif principal, même si ça a été chaotique.
Lors du 2è vol, étape 1 et pas tout à fait étape 2.
Lors du 3è vol étape 1 et 2 validées, ça bloque aux étapes 3 et 4.
Lors du 4è vol, l’objectif principal est donc de s’attaquer aux 3 et 4.
Si les 3 et 4 réussissent, le starship est équipé pour la 5.
Un feu d’artifice polluant et cher.
Remarque très intéressante.
Pas très original. Tous les lancements sont ainsi et je ne parle même pas de ceux qui mettent en jeux des boosters solides de grande puissance. Et entre nous, crois-tu que tous les missiles lancés dans les conflits en cours - ainsi que tous les essais à longueur d’année partout dans le Monde - soient pavés de roses ?
Faut-il cesser toute recherche spatiale ?
Tiens, en parlant d’objectifs, qu’en est-il du transfert d’ergols ? Je n’ai pas vu d’article qui explique si ça a marché.
Ca a fonctionné, ils en parlent un peu dans l’article qui est en source du mien. La NASA l’avait confirmé dans une slide sur Artemis, mais ils n’en ont jamais fait des caisses non plus.
mais ils n’en ont jamais fait des caisses non plus.
Sachant que Artemis lll dépend fondamentalement de ce transfert, je trouve assez cavalier de la part de la NASA de mentionner ça en passant. Le reste des étapes des missions Artemis ont déjà été faites lors des missions Apollo et Gemini, le transfert d’ergols est au contraire entièrement nouveau.
Juste avoir un ”Si, si, c’est bon” me semble un peu léger.
Bonsoir
En quoi ce développement par « Itérations » est différent d’un développement normal ? J’avoue ne pas trop comprendre. Si Ariane 6 défaillait pour son 1er lancement on parlerait aussi de développement « itératif » ?
Dans le cadre du développement d’Ariane ou SLS, le but est tout faire pour que tout marche du’premier coup. Bon, des fois ça foire, mais ça ne fait pas partie du développement en soi.
Chez Tesla, il est dans la philosophie même de l’entreprise de considérer les échecs comme un moyen de s’améliorer.
Tu vas régulièrement trouver des commentaires pour dire que les 3 vols de Starship ont été des succès parce que les paramètres de réussite étaient peu ambitieux. Comparé à Ariane par exemple, sur plus de 200 vols (Ariane 3, 4 et 5), il y a eu moins de 10 échecs, c’est un manière de voir très différente.
Donc, voilà, celui là s’est « bien passé » avec un « retour sur mer » du Starship dans un plouf splashdown … Sur les vidéos, il semblait arriver bien vite (encore 400km/h à 2km d’altitude) et sans l’indication de fonctionnement des raptors (comment aurait il ralenti alors??)… Probablement que les datas affichées n’étaient alors plus synchrones!
Spacex a indiqué le succès de l’amerrissage en douceur avec les raptors…
Curieux de voir l’état du « véhicule » qui a semblé bien chauffer…
Cela reste assez fou malgré tout, même si…
Le booster a été récupéré aussi.
Sauf qu’a priori, un de ses moteurs n’a pas du tout fonctionné. Tant que le StarSuppo est à vide, ça ne pose pas de problème, mais il faut espérer que les raptors soient fiabilisés avant le lancement des opérations commerciales.