Le problème sous-jacent, c’est l’hérésie de la concentration de la population en zone urbaine qui ne provoque que des problèmes à répétitions:
- Pollution de l’air pour le transport des personnes (et non, comme le dit @juju251, il n’est pas possible de fournir des transports en commun pour tout le monde)
- Coût du logement (la place étant limitée, les transports difficiles, résultat concentration des capitaux dans de gros immeubles immondes)
- Difficultés d’approvisionnement (chaque personne consomme grosso modo la même quantité de ressources, mais il faut amener ces ressources de l’extérieur: plus il y a de monde, plus l’extérieur s’étend, moins il y a d’extérieur), donc augmentation des prix des ressources.
- Pauvreté induite, pire en zone urbaine qu’ailleurs (dû au point 2 et 3), ce qui crée de l’insécurité/délinquance
- Pas de capacité de gestion des déchets adaptée (la nature dans une ville est trop restreinte et ne sait pas digérer les déchets organiques (merdes de chien, restes de nourriture), donc il faut des ressources supplémentaires qui sont, en général concentrée sur les « beau quartiers ». Les pauvres, qui sont plus concentrés et plus nombreux, génèrent autant de déchets que les autres, mais la capacité d’épuration de la ville n’est jamais suffisante, ce qui donne des quartiers sales qui attirent la saleté.
- Problème sanitaire qui en résulte, la concentration amène plus de transmission de maladie, donc plus de besoin de santé
- Du coup, de grand centre hospitalier qui cannibalise l’extérieur car, le centre est construit pour la population de la ville, mais finalement, il doit accueillir le département entier, les « petits centres » extérieur disparaissent ce qui dégrade la qualité de vie des non urbains, et des urbains qui n’arrivent plus à avoir de soin médicaux, faute du nombre de médecins non adapté à la taille de la population.
- Concentration des taxes collectées sur l’extérieur au profit de la zone urbaine (via l’idée des maîtres aux pôles) et au déficit de la maintenance des extérieurs dont les infrastructures sont en état déplorables.
- Abstraction grandissante des populations des 2 milieux, avec une ostracisation et une discrimination croissante.
Il ne faut pas oublier que pour qu’une ville comme Paris puisse vivre, il faut 80 fois sa surface, volée à l’extérieur. Les parisiens semblent oublier que lorsque les 20’000 agriculteurs devront choisir, pour leur survie, entre nourrir leur famille ou nourrir le parigot, le choix sera vite fait. Et ils découvriront que le béton et le panneau publicitaire d’un burger gras n’est pas si digeste que ça.
Qu’est-ce que qui pourrait mal se passer dans le futur?