Commentaires : Sauvegarde 3-2-1-1-0 : la nouvelle norme que votre PME doit connaître

Vous savez probablement combien il est important de sauvegarder les données de votre entreprise. Vos DSI vous le rappellent sans cesse et vous informent régulièrement des risques que peut entraîner la perte des données. Sans doute vous ont-ils dit qu’ils appliquaient la méthode dite 3-2-1-1-0 pour leur sauvegarde. Si ça n’est pas le cas, on vous l’explique.

https://clubic.com//actualite-594502-sauvegarde-3-2-1-1-0-la-nouvelle-norme-que-votre-pme-doit-connaitre.html

Les tests de restauration sont rarement faits en entreprise.

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Oui, à petite échelle, genre quelques fichiers, restaurer des services, des serveurs entiers demande une logistique, une infrastructure x2, du staff, du temps et de l’argent, donc pas nécessairement fait pour tout le monde. Tu bétonnes la sauvegarde de ce qui est existentiel pour ta boite. De plus, beaucoup d’entreprises utilisent aujourd’hui des outils SAAS gérés par d’autres boites avec leurs process de sauvegarde ou/et, par sécurité, font des exports réguliers ou demandent des copies supplémentaires, stockées chez eux, récurrentes.

C’est étonnant de ne pas en avoir parler en introduction : Bien que le concept original du « 3-2-1 » ait été théorisé par le photographe Peter Krogh, c’est Veeam qui a popularisé et marketé cette extension « 1-1-0 » pour répondre aux menaces modernes comme les ransomwares

Dans mon ancienne boîte, quand je demandais au prestataire de restaurer certaines sauvegardes, ils ne les avaient plus. C’est arrivé plusieurs fois. Même en tapant du poing sur la table, il y avait un vrai problème, au point où je devais vérifier par moi‑même et faire régulièrement des demandes de restauration de test.

Beaucoup de prestas font des backups, mais ne testent jamais les restaurations.

Bref, tout ça pour dire que les entreprises qui gèrent ce genre de services ne sont pas meilleures que les autres, et que l’amateurisme reste présent même dans des structures dites sérieuses. Externaliser n’a jamais remplacé la vérification.

Nous sommes en France, un pays incapable de respecter le RGPD dans ses grandes institutions comme ailleurs. Un pays où l’État se fait voler nos données toutes les deux semaines, tranquillement. Bref, il ne faut surtout pas sous‑estimer l’incompétence des “pros”.

Et pour finir, le mode de restauration avancé présenté dans l’article est totalement déconnecté de la réalité pour 90 % des PME et la quasi‑totalité des particuliers. Déjà qu’il faut supplier pour avoir une sauvegarde 3‑2‑1 correcte, alors mettre en place une copie immuable + une copie offline + des tests de restauration réguliers… c’est juste impossible sans budget, sans double infra et sans personnel dédié. L’article décrit un idéal applicable uniquement aux boîtes qui ont les moyens. Dans la vraie vie, la majorité rame déjà pour restaurer un simple fichier.

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