Commentaires : SalesForce rachète Slack pour 27,7 milliards de dollars

Slack n’est pas « rentable » ? C’est vrai. Mais 140 millions de dollars de pertes, cela n’est rien dans le rapport financier annuel de Salesforce (SFDC).

Mais elle est leader dans son secteur, très présente, surtout dans les TPE et PME. Un peu moins dans les très grandes entreprises car Microsoft offre une suite complète (intégrant Teams) avec un environnement quasiment tout-en-un (cela va de l’architecture TI jusqu’aux environnements logiciels).

Salesforce est un mastodonte aussi, extrêmement présent dans les grandes entreprises avec ces produits SaaS (orientés Sales et Marketing) mais qui est un peu dispendieux pour les TPE et PME.

Salesforce va utiliser Slack comme un « cheval de troie » pour rentrer dans ce potentiel de bassin client, et se faire une place avec les systèmes dits « DevOps » (Azure DevOps et O365, Atlassian et sa suite de produits, etc.). Salesforce veut se placer comme le SaaS incontournable intégré à ces 2 autres plateformes.

Par contre, est-ce que Slack vaut vraiment 27.7 milliards de dollars ? On va dire que c’est « noui ».

Slack n’a pas vraiment de « super brevets », son savoir-faire est reproductible (ex : Teams), ses employés ne seront pas forcément fidèles à Salesforce, son modèle économique n’est pas suffisamment rentable, et ses clients changeront de plateformes si celle-ci est moins innovante/tendance que ses concurrents.

Mais la bulle informatique ne s’est jamais vraiment arrêtée depuis le dernier crash (en 2010). Et ici, c’est bien le bassin de clients potentiels (actuels et futurs) qui a été évalué à cette somme pour leur propres outils et services. Salesforce, c’est comme Microsoft. Une fois qu’on a commencé à migrer la majorité de ses systèmes et outils, en sortir devient bien trop difficile et coûteux.

8 milliards de dollars étaient un prix honnête de rachat pour Microsoft car le but pour eux était de ne pas avoir à financer une évolution forcée et majeure de Teams (en un temps record), et parce que le pool de clients de Slack ne les intéressaient pas autant. L’idée, c’était de « tuer un concurrent » en l’absorbant.

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J’aime beaucoup ton « noui ». Cela résume bien le move.
Pour Salesforce c’est dispendieux comme achat, mais pas tant finalement… c’est un investissement.
Ils n’avaient rien à proposer en face de Microsoft, Google etc…
Maintenant ils sont positionnés.

OUi voila, c’est un rachat stratégique.

Tu es amusant…
LEs employés sont pas des esclaves, ils partent quand ils veulent. On achète pas des employés.
(et surtout pas à ce prix ;o).
Slack a des brevets ? Je serais curieux de voir lesquels…
On fait des « slacklike » en développement « pour apprendre », en quelques heures. Bien sur, pas aussi puissant, mais quand même…
La seule valeur de slack réside dans ses utilisateurs/sociétés…
En 2020, Slack a(va) généré 1 Milliard de dollars de revenu, si on regarde les publications des résultats des derniers trimestres.
Ils ont été racheté 25 milliards.
Je rappelle que c’est 1 milliard de CA (donc chiffre, pas du bénéf.)

SalesForce voit loin, très loin pour espérer le rentabiliser un jour. Slack doit faire une croissance folle pour y arriver

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Pas la peine de prendre les gens de haut, quand il s’agit seulement de parler de ce qui est écrit dans l’article !!
Mon commentaire commence par « si j’ai bien suivi » et se termine par « il doit manquer un bout d’explication » : je point que l’article, tel qu’il est là, est incomplet.

Par ailleurs, sur le point précis sur lequel tu voudrais que je fasse « une toute petite recherche », l’info est présente ici, pourquoi ferais-je une recherche ? Si la tienne est vraie, alors celle de Clubic est fausse.
Citation (as tu lu avant d’aller dans les commentaires ?) :
En octobre 2019, le magazine américain ZDnet rapportait que Slack avait franchi le cap des 12 millions d’utilisateurs actifs par jour. À ce moment, et malgré le succès de l’application, Microsoft n’avait pas souhaité aligner 8 milliards de dollars pour se positionner sur la vente…

J’ai simplement lu l’article avant d’aller dans les commentaires !!
« Ou as tu vu que ça a perdu 40% ? » : dans l’article.
« Tu parles d’un rachat en 2016 par Microsoft » : l’article dit 2019.

Si Clubic se trompe, je n’y peux rien. D’ailleurs mon commentaire laisse clairement entendre que je trouve les informations rapportées dans l’article bizarres et donc à minima incomplètes.

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J’avais lu l’article autre part avant…
My bad, je devrais relire l’article de Clubic avant de poster dans les commentaires, tu as raison :slight_smile:
Les différentes propositions de Google, Microsoft, Amazon, ont commencé en 2016, et elles étaient dans les 7/8 milliards comme tu le dis.
Les 40% ne veulent pas dire grand chose. Une compagnie peut chuter durant trois jours à cause de [mettez ce que vous voulez ici] et se vendre la semaine d’après au double de sa valeur initiale. C’est la confiance que les gens y mettent qui fait le prix final.

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ah ouais, faut les sortir ces sous du chapeau magique.

« Personnellement, tous les meetups et les communautés de dev dont je fais partie sont sur Slack. »

J’allais justement demander si qqn ici avait déjà utilisé Slack. Perso je connais personne chez nous au Lux, j’ai l’impression qu’on est tous sur Teams.

Me semble que Skype c’était Luxembourgeois avant d’être racheté par Microsoft…

bienvenue dans la bull de l’IT qui va faire très mal aux retraités américains quand elle va exploser :slight_smile:

bien dit. On ne vit pas sur la même planète. Pour ces milliards, on aurait pu aider la recherche médical, ou je ne sais pas quoi. Non, on dépense dans une connerie qui ne sera plus là dans 10 ans. Le cancer, lui, sera toujours là. Triste.

Exact, leur bureaux étaient ici, mtn c’est des bureaux Microsoft Luxembourg tout court.

J’utilisais la version gratuite au taf, avant de passer à cette m3rde de Teams.

C´est vrai mais cette version est tellement limitée que je n y pensais meme plus.

La bulle n eclatera jamais enfin si avant de regrossir… du fait que le digital est le nouveau monde qu on se le dise (a tort ou a raison).

Justement, c’est un cycle normale du capitalisme où une « correction » est nécessaire pour réaligner la réalité économique avec les projets de développement et croissance.

  • Les startups continuent d’apparaître à travers fonds privés et publics. Les investisseurs parient sur certaines d’entre elles sur deux potentiels : la valeur de revente si succès, les dividendes sur long terme. Cela est « normal » dans la logique d’investissement néolibéral.
  • dans le lot des startups, il est normal et inévitable que ceux dont le modèle économique n’est pas trouvé disparaissent, et cela même si l’idée est géniale ou pertinente.
  • mais ce qui truque le système est que de nombreuses startups ont pour stratégie non pas de croire en leur produit, mais de vouloir être racheté. Et pour cela, certains n’hésiteront pas à utiliser leurs fonds de financement pour… faire un lobbying encore plus intense afin d’obtenir davantage de financement public et privé (sur donc des promesses et projections creuses).

Et ces derniers temps, avec les mots clés comme « Big Data », « Intelligence artificielle », « Énergie renouvelable », on en finance des entreprises creuses. Le retour à la réalité aura lieu.

En général, tous les 10-15 ans pour le monde du numérique, ou de plus, tout s’accélère sans cesse (donc prise de décision rapide sans avoir connaissance de toute la situation). La correction sera plus forte si une majorité des investisseurs paniquent à leur tour.