Revolut lance dès ce lundi en France son offre marchés privés, avec Apollo, Ares, Hamilton Lane et Partners Group comme partenaires. La néobanque britannique permet à ses clients d’investir dans le private equity, le crédit privé et les infrastructures.
Quand on regarde l’historique de ce type de placement, on se rend compte qu’il était réservé à une catégorie d’investisseurs dont le patrimoine permettait de boucler de belles opérations en un tour de table, tout en leur offrant un rendement de l’ordre du multiple, en 2-3 ans. Puis avec la période COVID et la fin des taux bas, une partie de ces placements se sont avérés être illiquides et ont été prolongés via des « Carried Interest » (on recapsule les investissements dans un nouveau support de private equity, pour ne pas acter une perte nette, en espérant un débouclage prochain et en rajoutant si possible des liquidités pour y arriver). Les Carried Interest sont devenus des Carried Interest 2, puis on a eu droit à « l’ouverture » du Private Equity aux « petits épargnants ». Alors je ne peux m’empêcher d’être sceptique quand je vois l’ouverture d’un accès au Private Equity annoncée comme une aubaine, comme un moyen d’accéder aux vrais placements rentables alors que si ça se trouve on a affaire à un Carried Interest version 3, 4 ou 5. Heureusement, les disclaimers sont de sortie, mais j’ai vu des concurrents de Revolut en faire la pub d’une manière moins prudente, presque dans le style des sites de paris : en gros, soyez des bonhommes et venez chercher la performance là où elle est, comme le font les riches…